Top 5 d’un printemps ailleurs

Mois d’avril pluvieux, Top 5 heureux ! Cette parenthèse météorologique terminée, penchons-nous sur ce nouveau classement des titres les plus consultés du mois précédent.

Que du bon, du très bon à (re)découvrir l’instant de cet éphémère trophée musical qui n’a d’autre but que le bonheur du partage.

  1. Dobber Woman – Son Of
  2. Delicate Cycle – The Uncluded
  3. By The Dozen – Marie-Flore
  4. Bright Lights – Gary Clark Jr.
  5. American Dream, Pt. 2 – Julien Daïan Quintet & DJ Borz
Prochain Top 5, le mois prochain !
Tag(s):
 

Encore une fois je me suis planté !

Derrière cet accent cockney, cette pop créative, inspirée et élégante j’y percevais ce savoir-faire et ce supplément de charme si britannique. Bingo ! Photo est composé d’Antoine Bretillard (chant/claviers), son frère Augustin (guitares/claviers), Pascal Kouyoumdjian (basse) et Théo Amoureux (batterie). Ils se sont formés en 2009 à Paris !

Signés dans le très bon label Sober & Gentle, leur premier EP Tied & Bound est une vraie réussite dans lequel Anticlockwise par sa complexité, son ouverture et sa parfaite appropriation des différents courants nous a totalement convaincu.

Un titre ambitieux mais pas prétentieux, développant en trois parties une palette de trouvailles impressionnantes. La construction est géniale, la mise en scène parfaite. Cette longue plage musicale en fin de morceau est d’une grâce, d’une finesse rares et totalement enivrante.

Une chanson qui doit particulièrement bien passer en concert. A vérifier très vite…

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.3/5 (3 votes)
Tag(s):
 

Benoît en avait parlé à l’époque de la sortie de leur premier album Des Espoirs de Singes, sorti en mars 2012. Depuis, ils ont fait du chemin : une apparition remarquée au Pont des Artistes sur France Inter et l’obtention méritée du prix Georges Moustaki 2013 (prix récompensant les artistes autoproduits et/ou indépendants). Un joli parcours donc pour 3 Minutes sur Mer.

3 Minutes sur Mer c’est un joli duo, une musique parfaitement maîtrisée qui tangue entre pop et électro. Le point fort du groupe, outre un talent incontestable pour la musique, semble bien être le texte, les paroles françaises si bien placées, si bien recherchées et si bien orchestrées. Il y a dans cette musique, une ambiance particulière, intimiste qui sent bon la mélancolie, la délicatesse, la déchirure et l’espoir qui renaît. Un poète moderne qui déclamerait sa verve sur une guitare électrique, voilà ce que j’ai en tête en écoutant 3 Minutes sur Mer. Oui, une belle poésie posée avec soin sur une belle mélodie. Que demander de plus à un groupe, sinon de nous bouleverser ?

Enfin, info pour les amateurs : Leur premier album écoulé, 3 Minutes sur Mer espère rééditer l’album en y ajoutant quelques subtilités afin de faire une sortie, cette fois-ci, officielle et nationale. 3 Minutes sur Mer s’est donc tourné vers le site octoo.com pour demander de l’aide à son public. ( le site permet de soutenir financièrement un artiste pour ses divers projets en échange de cd, affiche dédicacée ou autres.) Le lien pour les intéressé(e)s : https://www.oocto.com/3-minutes-sur-mer

Je mets en avant l’excellent titre Nous n’avions pas encore le temps pour cette magnifique intro, cette voix chaude qui raconte, ce rythme qui se construit petit à petit et cette plongée intérieure qui semble si bien orchestrée.

Le titre en live est donc à l’écoute, juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.5/5 (4 votes)

J’ai choisi cette semaine un titre de David Newman, Shiloh, sorti en 1968 sur l’album The Many Facets of David Newman.

Né en 1933, il garde du lycée un surnom (« Fathead ») attribué par l’un de ses profs de musique, il étudie la théologie et la musique à l’université, puis décide de voyager avec le saxophoniste Buster Smith, le mentor de Charlie Parker, joue beaucoup avec la scène noire américaine, puis rencontre Ray Charles en 1954, qui l’embarque avec lui pour une dizaine d’année, et le soutiendra dans sa carrière solo. Flûtiste et saxophoniste, il sort ses premiers disques au tout début des sixties, et, en solo ou accompagné (Clifford Jordan, Herbie Mann, B.B. King, Aretha Franklin, Eddie Harris, etc.), il alimentera les bacs jazz jusqu’en 2009, année durant laquelle il décède d’un cancer à New York.

Je ne connaissais pas David Newman avant 2009, année où j’ai fait l’acquisition d’une compil de 8 CDs intitulée B-Movie Archives, avec en couverture un hélico, des dollars, du kung-fu, une afro, une Pontiac, le tout recouvert d’une belle blonde en maillot de bain sexy avec gun et talons, compil qui surfait allègrement sur la mode de la bande originale extraite des séries B : le 1er titre du 1er CD était Last Race de Nitzsche, titre d’ouverture du dernier Tarantino d’alors. Si ça, ce n’était pas un produit d’appel !

Je tombe sur ce titre de Newman, qu’on jurerait avoir été composé pour une série Z mêlant blaxploitation et kung-fu, justement ! La flute et le rythme ressemble beaucoup à ce qu’on pouvait écouter à l’époque dans la corne de l’Afrique. Avec ce genre de musique, place à l’imagination, la création, la folie douce. Je vois bien Tarantino vampiriser ce titre du « Fathead » dans son prochain film – remarque, il aurait très bien pu l’utiliser pour Django Unchained. De ce que je connais de Newman, ce titre est assez atypique ; toutefois, j’en sais trop peu sur sa carrière et sa musique pour avancer la moindre hypothèse… Avait-il trop fumé ? En avait-il marre du jazz gentillet à la Ray Charles ? Souhaitait-il inconsciemment se lancer dans une carrière à la Isaac Hayes dans le cinéma d’exploitation ? Et puis, que signifie ce titre énigmatique ?

Anecdote : Newman fait une apparition dans le film de Robert Altman Kansas City, sorti en 1996. Je ne suis certainement pas loin de la vérité…

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (1 vote)

« Explorer de nouveaux territoires était l’une des grandes leçons de Bashung »

Avant de se produire ce soir à La Maroquinerie, Arman Méliès revient avec nous sur sa collaboration avec Bashung, son très bel album IV (déjà disponible) et ses disquaires parisiens.

Vous êtes auteur, compositeur, multi-instrumentaliste, vous écrivez aussi pour d’autres artistes, notamment Bashung, on vous en parle toujours ?

Arman Méliès : On m’en parle sans abuser. Quelque part c’est légitime. C’est quand même un honneur pour moi d’avoir travaillé avec cette personne. Ce n’est vraiment pas un sujet qui me dérange. Loin de là.

Vous avez écrit Venus, chanson qui me donne des frissons juste à son évocation, comment est née cette chanson ?

Comment est née cette chanson ?… Sincèrement je ne me rappelle pas trop… On s’était rencontré (ndlr avec Alain Bashung) pas mal de temps auparavant, il m’avait invité à un concert, je savais qu’il aimait bien ce que je faisais, qu’il aimait bien mon disque. Je savais qu’il y avait un terrain favorable pour une collaboration.

Il m’a recontacté à l’époque où il avait enregistré une partie de ce qui devait être Bleu Pétrole mais finalement il avait tout jeté. Il se retrouvait sans aucune matière pour son prochain disque. On s’est rencontré, il m’a dit ce qu’il voulait. Sa volonté première sur ce disque c’était de chanter à nouveau. Il m’a dit que L’Imprudence (qui est pour moi un chef d’œuvre absolu) était quelque part un peu trop abstrait. Cela a été ressenti comme une œuvre un peu hermétique par le public. Il voulait revenir vers quelque chose de plus immédiat, de plus sensuel. Sa volonté était de chanter à nouveau vraiment.

Arman Méliès Portrait par Delphine Ghosarossian

Suite à cette conversation, je suis retourné dans mon petit studio. J’ai pris ma guitare, mon sampler, mon ordinateur et j’ai commencé à travailler sur plein d’idées. Ce titre là était dans les premiers. J’ai écrit pas mal d’ébauches, même si après, tous les titres n’ont pas aboutis. Il y avait, la seconde fois que je suis allé voir Alain, six ou sept titres en chantier. Il y avait ce titre là. Pour celui-ci par rapport aux autres qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’en ai aucune idée, si ce n’est que je savais que ce titre là me plaisait beaucoup. Je savais que s’il ne le prenait pas, ce titre là se retrouverait sur mon disque. Car c’était l’époque où je travaillais aussi sur l’écriture du mien, sur Casino. Je m’étais dis : « ce titre là, soit il le prend, soit c’est pour mon disque. » Il y avait Diva aussi, qui pour le coup s’est retrouvé sur mon disque. C’était les deux titres des premières sessions pour lesquels je me suis dit : « il se passe vraiment quelque chose. »

[...]

Tag(s):
 

Pour leur 30ème anniversaire de carrière les américains de The Flaming Lips nous offre : The Terror. Un nouvel album dans lequel on aime plonger / replonger à la découverte / redécouverte de l’excellent, totalement fou et psyché Be Free, A Way.

Un morceau énigmatique prenant avec brio le contre-pied de là où on l’attend. Une chanson entre deux eaux, où la tension enfouie mais particulièrement perceptible de la musique contraste avec le chant et les coeurs planant dans une mystique bien au delà du réel, procurant cette dynamique unique et cette sensation d’inconfort bancal tout à fait géniale.

La conclusion (la dernière minute) tout aussi particulière s’explique probablement comme une descente / re-descente en douceur vers le prochain titre.

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
3.3/5 (3 votes)

Découverte

Photographe, graphiste et musicienne, Amber Edgar prend aujourd’hui son courage à deux mains pour enregistrer et faire découvrir sa musique à un cercle plus élargi que ses amis, au public.

« I’ve spent many years writing for myself, playing for my pets and friends, and occasionally opening for local bands. I never released my songs to the public. Somehow they stayed trapped in my little world. Until I burst. I NEEDED to have my music heard. A dialogue had to be formed. I felt an urgency to become committed to my creative endeavors, whatever the cost. I didn’t give a fuck. I use to, but that was before. »

Bien lui en a pris, car son tout premier morceau Honey & Sorrow est une très belle réussite. Ce titre particulièrement bien construit, équilibré et fignolé possède en plus d’une excellente boucle mélodique, d’une montée en nervosité finement amenée, il dégage une sincérité, un son, une energie libératrice tout à fait intéressante et communicative.

Hymne à se bouger, où tout devient possible, surtout devenir soi.

Bravo à elle ! En attendant ses prochains morceaux on se l’écoute juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (1 vote)
Tag(s):
 

Quelques jours après la présentation de leur nouvel et très bel album acoustique Violence With Benefits dans l’église St Eustache (Paris), les frères Antoine et Nicolas Puaux ont très gentiment répondu à nos questions.

On va débuter par votre précédent album Narco Corridos, qui semble t-il ne vous a pas laissé indemne ?

Antoine Puaux : C’était un album dur à faire, dur à finir comme une grossesse compliquée. C’est un disque qui a été pensé très très longtemps avant de l’avoir fait.

Nicolas Puaux : Il y avait d’énormes ambitions dessus, avec un coté « on lache rien » sur l’album. On voulait aller au bout, tout dire musicalement. Antoine disait souvent qu’on voulait faire notre White Album, avoir un truc assez complet. Sauf qu’ils (ndlr Les Beatles) avaient dix disques derrières, pas nous.

AP : On voulait même faire un double album directement. C’était quand même un peu prématuré. C’était compliqué d’être un groupe en devenir et de sortir un deuxième album double.

NP : Cette ambition là était difficile à gérer.

AP : C’est un disque où il y a trois batteurs différents, il y a beaucoup d’instruments, beaucoup d’arrangements assez compliqués. C’est un disque qui a pris du temps où il a fallu donner à chacun son poste. C’était une super bonne expérience mais c’était un disque plus dur que celui d’avant et celui d’après.

NP : Avant ça, on fonctionnait comme un gros collectif avec tous les partenaires qui travaillaient avec nous, ingénieurs du son, etc. On s’est retrouvé là, à l’évidence qui fallait définir des postes et qu’on ne pouvait plus tout décider, tous ensemble, et qu’il y allait avoir des choix à faire. Notamment il y a eu un moment assez douloureux dans la cellule de ce collectif qui a été créé, où il a fallu dire « non ce n’est pas ça qu’on veut » quitte à créer des scission en interne. Je pense que ça, ça a été dur et humainement compliqué à gérer. Il y a eu une sorte de crise interne liée à ça.

AP : Rien de très original. Je pense que c’est quelque chose qui arrive à de nombreux groupes.

[...]

Odezenne (baptisé à leur début O2zen) sont deux rappeurs français qui sortent en 2008 leur premier album sans. chantilly. Un album qui fleure bon le rap français mais le rap français quand il a le talent d’utiliser les mots pour faire défiler les images, quand il a le talent, au fond, d’être ce pourquoi il a été créé. Il faudra attendre trois ans pour découvrir leur deuxième album O.V.N.I (Orchestre Virtuose National Incompétent). S’en suivra en 2012, un troisième album Edition Louis XIV (Universeul).

Odezenne c’est du rap français, du bon rap français quand les paroles ne sont pas crachées sur un micro et qu’elles sont compréhensibles. On s’éloigne donc des clichés du rap français, des victimisations à outrance, des égos surdimensionnés criant combien l’individualité a du bon, combien la vie est merdique à souhait et combien le mâle en puissance est un Dieu vivant. Odezenne c’est des textes travaillés, recherchés qui se rapprocheraient volontiers du talentueux Gaël Faye dont nous avait déjà parlé Benoit. J’ose même la comparaison avec le grand Oxmo Puccino pour cet amour des mots et pour cette poésie urbaine.

Odezenne, c’est mon dernier coup de cœur musical. Un son entraînant, un flow qui coule, se déverse avec une facilité déconcertante et dans lequel on découvre des paroles incroyables. Un truc qui nous ferait dire que dans le rap français, il y a des pépites à découvrir, des talents qu’on écoute en boucle, en mode replay tant cette musique-là a quelque chose, tant cette musique-là nous rappelle que la langue française est riche en image et qu’il est bon de savoir l’écouter, quand elle nous parle vraiment.

Je mets en avant l’excellent titre qu’est Souvenir de leur premier album pour ces voix, ces mots qui racontent, ce son agréable qui résonne au loin et pour ces intros si magnifiquement bien choisis. Je propose en bonus, l’excellent titre Tu pu du cu pour son ironie, ses incroyables rimes et ce débit épatant.

Les titres Souvenir et Tu pu du cu sont donc à découvrir juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
5.0/5 (4 votes)
Tag(s):
 

J’ai choisi cette semaine un titre de Dominic Chianese, Core’ NGrato, sorti sur l’album Ungrateful Heart en 2003.

Né en 1931 dans le Bronx, d’une famille originaire de la région de Naples, Dominic est diplômé de l’école d’art dramatique de Brooklyn et entame une carrière au théâtre et au cinéma au début des années 1970. Mes premières rencontres avec le bonhomme, c’est dans Le Parrain 2e partie (dans le rôle de Johnny Ola) et dans Un Après-midi de chien (dans le rôle du père de Sonny – Al Pacino), mais je ne le sais pas encore. En 1978, il joue dans Fingers, avec Harvey Keitel et Tony Sirico, film que j’ai découvert au cinéma l’an dernier seulement. Il enchaîne les rôles de mafieux, comme ce rôle dans le téléfilm Gotti produit par HBO. J’ai commencé à m’intéresser à lui à la vue d’une série TV qui m’a littéralement scotchée, que je considère aujourd’hui comme le plus grand show TV de tous les temps : Les Soprano. Il y joue Corrado ‘Junior’ Soprano, l’oncle de Tony. Dans la 3e saison, le fils de l’ancien boss meurt assassiné, l’enterrement est tendu. Corrado ne se fait pas prier longtemps pour entonner les vielles chansons napolitaines, sorte de folklore familial. Il interprète Core ‘NGrato, et… c’est un moment de grâce. Touchés, mon cœur tremble, mes yeux s’humidifient. Cette voix chaude, qui chante en napolitain ; ce vieil oncle, qu’on ne respecte plus vraiment, râleur, soudain prend une épaisseur surprenante.

Le titre, qui signifie « Cœur Ingrat », est une célèbre chanson populaire napolitaine écrite par Riccardo Cordiferro et mise en musique par Salvatore Cardillo en 1911. Beaucoup l’interpréteront (Enrico Caruso, Tino Rossi, Mario Lanza, Luciano Pavarotti, Placido Domingo, Andrea Bocelli, etc.), mais jamais avec ce timbre et cette sensibilité particuliers. Les paroles sont beaucoup plus cruelles que la musique ou l’interprétation ne laissent entendre : « Catari, pourquoi me dis-tu des mots amers ? Pourquoi me parles-tu et me tortures-tu ? N’oublie pas qu’un jour je t’ai donné mon cœur. […] Tu ne penses jamais à mon chagrin […]. Cœur, cœur ingrat. Tu m’as volé la vie, tout est fini, et tu n’y penses plus. »

Dominic Chianese chante depuis un bail, mais ne se produit que depuis une dizaine d’année, notamment chez Sofia’s à NYC. A 82 ans, il est encore fringuant ; il joue dans le show Boardwalk Empire, l’un des plus sérieux successeurs des Soprano. Respect, Man !

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (1 vote)

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
0.0/5 (0 votes)
Tag(s):
 

Coup de Coeur

Après s’être arrimé aux abords de la soul avec notamment son intemporel Green Light, Jamie Lidell poursuit son chemin dans l’électro-dansant marqué par un fort accent funk voire jazz dans la bombe why_ya_why.

Ce morceau est un bijou d’extravagance à la croisée de tellement d’influences, de tellement d’époques, et de cultures qu’on a du mal à comprendre comment tout cela se marie si bien,  comment ce vieux piano détraqué côtoie ce beat électro du 21ème siècle, comment ces cuivres grinçants discutent avec ses sonorités techno. Véritable carnaval sonore, c’est comme si Louis Amstrong défilait aux cotés des Daft Punk.

Il s’y dégage un souffle, une force, une générosité totalement fous et génials.

« why_ya_why is all about the new year bounce. It’s all about the lights  in your eyes and the wiggle in those thighs. Tubaloo jumbalee boogy business ! » Jamie Lidell

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.8/5 (4 votes)
Tag(s):
 

Petite séance de rattrapage pour les retardataires de la Saint Valentin, grâce à Gaël Faye et son morceau Ma Femme.

Abordant un thème hautement incorrect dans le rap actuel (une ode à une seule femme – qui n’est pas sa mère, ni une grosse voiture) et si périlleux  tellement de grands noms (qu’on ne citera pas ici, ils se reconnaitront) s’y sont casser les dents, il relève le défi avec mention, prenant le total le contre-pied du morceau sucré.

L’orchestration est incroyable, bondissante, avec une section cuivres aussi exubérante qu’une parade de carnaval à la Nouvelle Orléans. Arrivent ensuite, comme le second effet KissCool, la seconde lame des rasoirs Gilette (fin de la section placement de produits), des textes percutants, son interprétation puissante qui te donnent une nouvelle gifle vivifiante. C’est frais, intelligent, généreux !

Alors on dit quoi ? Merci Gaël !

Ce morceau est à l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.4/5 (7 votes)