Arthur HAprès L’Or Noir consacré aux poésies « de la Caraïbe francophone », Arthur H et Nicolas Repac mettent en musique la poésie érotique avec des textes de magnifiques d’Eluard, Appolinaire, Bataille, Joyce, Breton, etc. dans un nouvel album intitulé L’Or d’Eros.

C’est dans l’hotel Amour, parfait pour l’occasion que nous avons eu le privilège de lui poser quelques questions avec l’équipe BIO PRODUX pour la mise en image. Avec une première réponse sur son duo avec Lou Doillon pour le titre en deux parties L’Amour.

Après le break découvrez le morceau Lettre à Nora, 2 décembre 1909

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Roger RidleyRoger Ridley est un guitariste et chanteur américain, dont le talent s’est malheureusement éteint en 2005. Issu d’une famille de musiciens, Roger Ridley débute sa carrière avec Maley and The Isles en tant que chanteur. À 26 ans, il part pour New-York afin de continuer sa carrière, et voyage jusqu’à Las Vegas en 1977, pour participer à un show de musiciens de rue. Car en effet, Roger Ridley est un habitué de la rue. Il l’a écumée et connait son public. Il fait la route de Los Angeles à Santa Monica tous les samedis pour jouer sa musique.

Ce contact, cette chaleur et cet amour qui le rendent si attachant, semblent intrinsèques à toute son existence. Son sourire affable est incroyablement communicatif et naturellement bon. Il n’y a aucune tricherie, aucun surfait. Roger Ridley offre ce qu’il est comme on offre une poignée de main, un message, un espoir. Cette compassion et cette croyance fraternelle sont les fondations mêmes de sa musique, à la fois simple et imposante.

Il distille un mélange de soul bluesy et de folk rural, qui s’étale et voltige aux côtés dOtis Redding ou Sam Cooke. Cette voix, cette « voice of God » comme les autres musiciens de sa rue l’appellent, est une des plus belles voix jamais enregistrées. Passées quelques secondes, ses chansons apparaissent comme une vérité altruiste, sans aucune limite, sans aucune explication logique. C’est une musique métaphysique, qui dissèque et cristallise l’aventure humaine avec une humilité réconfortante.

Sans sa découverte par les producteurs du magnifique concept Playing For Change, sa voix se serait sûrement éteinte, sans aucune reconnaissance. Roger Ridley a déclenché une vague de paix musicale: Alors que Mark Johnson se ballade à Santa Monica, il entend au loin une voix exceptionnelle. Il se précipite vers celle-ci et trouve Roger Ridley, dans la rue, interprétant Stand By Me. Mark Johnson décide alors de filmer d’autres musiciens dans les quatre coins du monde afin de diffuser un message de paix, grâce au langage quasi-cosmique de la musique. Les musiciens enregistrés sont ainsi superposés, ce qui donne naissance à une musique globale et universelle. L’association Playing For Change, qui a pour objectif de développer des écoles de musique dans les pays défavorisés, s’est ainsi retrouvée sur le devant de la scène. Une vague de reconnaissance incroyable a inondé l’association grâce à cette fraternité musicale mondiale. Elle est désormais passée d’une petite équipe locale à une organisation d’envergure internationale. Voici la vidéo Stand By Me de Playing For Change, dans laquelle on peut voir Roger Ridley qui démarre la chanson:

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Jesse SykesJesse Sykes c’est une folk hyper sombre dans laquelle, d’abord, on trébuche, comme sur une de ces foutue marches mal placées qu’on n’aurait pas vu mais au lieu de s’énerver, on s’émerveille. Oui, on s’émerveille parce qu’une fois qu’on entre dans cette musique, on ne parvient plus à en sortir, on se vautre et on s’oublie. En écoutant, Dora Lee version live sur l’excellente radio de Seattle KEXP, je me suis limite arrêté de respirer tellement je n’en revenais pas de ce que j’écoutais, tellement la voix me prenait, m’emportait, me scindait en deux. Il y avait moi qui me demandait comment j’avais pu passer à côté de ce groupe et il y avait un autre moi qui ne parvenait même plus à penser. Je l’ai écouté en boucle, ce titre-là et rien au monde ne vaut ce son, cette puissance, ce contrôle permanent, cette mélancolie et cette voix qui met des frissons tant on la sent proche, tant elle rappelle les paysages désertiques de l’Amérique profonde, sa splendeur mais aussi sa solitude.

Du coup, comme à mon habitude, quand le coup de cœur atteint son stade ultime, je cherche des infos. J’apprend donc que Jesse Sykes nous vient de Seattle et qu’elle fait partie d’un groupe nommé Jesse Sykes and the Sweet Hereafter, que ce groupe s’est formé en 1999 et qu’il a sorti un premier album en 2002 titré Reckless Burning. Je découvre donc que le milieu country les connaît depuis un sacré bout de temps tandis que moi, je les découvre à peine. Jesse Sykes, c’est une voix ; Un mélange de Dylan et de Baez, à elle toute seule, elle fait les deux sauf qu’en plus, il y a du Neil Young, entre les lignes ! Le son est résolument psychédélique, les paroles, aussi. Le son est folk, rock, quelque chose entre les deux. Il est sombre. Oui, ça il l’est mais ça le rend encore plus beau, encore plus empreint de vie, étrangement. C’est tout doux, aussi. Il est particulier ce son, j’essaye de le décrire et n’y parviens pas. J’écoute plusieurs titres, casque vissée sur les oreilles et rien ne semble vouloir venir. J’ai envie pourtant de le décrire pour mieux le ressentir, mieux l’expliquer… J’ai envie de parler de sensations ; de solitude, de grands espaces, d’obscurité, de la nuit qui tombe sur la ville, des lumières qui petit à petit s’allument aux fenêtres. J’ai envie de parler de la route, d’un départ, d’une délivrance, de quelque chose qui s’apparenterait à un road movie à la Thelma et Louise mais avant le drame, quand la fin ne semble pas tragique, quand la voiture roule et que rien ne semble compter sinon cette impression de liberté et d’évasion. J’ai envie de parler d’amitié vraie, de soutien fraternelle, de bière partagées dans la fraîcheur des nuits estivales, de rires, de sourires et de ces moments particulier où la lumière du jour éclaire différemment le monde et qu’on se sent bien, juste ça, pas plus, pas moins. Tout pareil. J’ai envie de vous dire combien cette musique est belle, combien cette voix raconte, combien elle semble murmurer, voir susurrer sur le ton de la confidence et combien elle semble imprégnée de sérénité malgré sa tristesse. J’ai envie de vous dire plein de chose mais surtout, et je crois que c’est là l’essentiel ; j’ai envie de vous dire de simplement cliquer sur le lien, et de vous laisser transporter par la voix de Jesse Sykes parce qu’il est beau, ce son-là. Il est même terriblement beau.

Les titres Dora Lee (en version live KEXP) tiré du premier album Reckless Burning, sorti en 2002 et Troubled soul, tiré de l’album Oh my girl, sorti en 2004 sont à l’écoute, juste après le break

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RhyeLorsque le Canadien Mike Milosh et le Danois Robin Hannibal se rencontre, le coup de foudre artistique est instantané. De cette union musicale naît Rhye et l’album hommage à l’amour, Woman.

Durant tout l’album, le leitmotiv est l’amour, ses joies et ses déceptions. Le duo chante et compose dans cette logique mais sans tomber dans la parodie ou la caricature. Les titres dégagent un sentiment majestueux de nostalgie et de classe. Open symbolise la composition de l’album : une voix douce et langoureuse, des choeurs soulignant et appuyant celle-ci, une basse exclusivement rythmique, des percussions dépouillées, une guitare aimante, des cuivres et des cordes pour napper le tout d’une certaine classe. The Fall n’est pas sans rappelé la Ritournelle de Sébastien Tellier mais avec une sensualité supplémentaire encadrée par l’alliance parfaite entre cuivres et cordes. Le groove dégagé par Last Dance est saisissant, les paroles touchantes « Just Last Dance, Don’t Walk Away ». De telles paroles ne pourraient toucher ou ne pas tomber dans la parodie de chansons sentimentales sans une base musicale aussi bien conçues. La basse joue pour deux : la batterie et elle-même. L’envie de danser émerge mais d’une danse presque triste, nostalgique et à la fois langoureuse. Shed Some Blood et Major Minor Love laissent imaginer une rencontre improbable entre Sade et The XX, une folie inimaginable. Autre bijou, 3 Days continue dans une douce et prenante mélancolie. Le chant déverse la nostalgie amoureuse « It’s my nature to ruin love, i’m killing you ». Clairement, le duo possède une vie amoureuse tumultueuse. Hunger est le seul titre presque joyeux avec une batterie plus présente, quelques synthés dansant et des effets électros aériens. L’album se clôt sur la longue complainte de Woman, une ode à la femme.

Rhye livre un album témoignant d’un amour incommensurable pour la Femme mais également pour la musique. Les arrangements sont parfaits, délicats et imaginés pour ces paroles. L’usage systématique des cordes et des cuivres n’est pas redondant, la basse supplée à merveille la batterie, le piano et les synthés sont dans le ton, la guitare effacée ne nous manque pas plus que ça et la voix, quelle voix.

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SussedUne découverte parfois ne tient pas à grand chose, souvent je farfouille longtemps pour trouver des groupes pas connus, mésestimés, qui pourtant composent perles sur perles…

Mais là cette fois, je traînais dans un de ces fameux magasins de déstockage (j’suis sûr que vous voyez de quoi je parle, ces endroits sont toujours blindés de monde !) et en parcourant les allées, une petite rangée de disques m’attire l’œil au milieu de caleçons et chaussettes…

- M’ouais, des trucs qui ont pas l’air terribles… (le jugement est souvent hâtif…) ;
- Ah tiens, elle est sympa cette pochette… Sussed… ça me dit rien… 90 centimes… Bon, pourquoi pas !

Une fois sorti, j’essaye la galette et je crois qu’il n’y a pas beaucoup de situations qui me réjouissent autant que celle de faire une bien jolie trouvaille sur le compte de la curiosité et du hasard.

Autant vous dire que j’ai essayé de chopper des infos du groupe sur la toile, pas grand chose… Alors, dans le devoir de mémoire qui m’anime, je voulais ainsi leur rendre hommage dans ces quelques lignes.

Donc, c’est sorti en 97′, âge d’or de l’alternative rock, et c’est une pépite, c’est inventif, c’est inspiré, on est vraiment dans de l’indie rock de qualité, c’est même incompréhensible qu’ils n’aient jamais rencontré le succès espéré !

Car ça vaudrait bien un Oasis ou un Stereophonics (la voix de Kelly Jones en moins…). Et je pèse mes mots, il n’y a qu’à écouter ce disque pour se rendre compte que les frères Gallagher n’ont jamais été les uniques tenanciers du  »Manoir de la Brit-Pop » et que Sussed rivalise tout aussi bien !

Un production parfaite, un son très « nineties » qui donnerait des frissons aux plus nostalgiques d’entre nous… Décrire les morceaux serait au final dommage, car ce groupe a un côté « Madeleine de Proust », un son où on peut se retrouver personnellement, revivre des instants…

Voilà, j’espère à ma façon avoir rendu justice à ce groupe méconnu et par la même occasion, vous avoir fait connaître ma découverte qui, je l’espère, est maintenant la vôtre

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Disquaire DayComme chaque année le Disquaire Day vient célébrer les disquaires indépendants de France. C’est plus de 230 boutiques qui seront, durant une journée, à l’honneur. Dans le but de découvrir de plus en plus de talents, le Disquaire Day mettra une fois encore à l’honneur de jeunes artistes issus toutes les scènes musicales actuelles et les artistes incontournables du moment, à retrouver dans les bacs mais aussi en live. Plus d’une cinquantaine de concerts auront lieu dans toute la France !

David Bowie, Asgeir, The Doors, Fauve ≠, Metronomy, LCD Soundsystem, Natas Loves You, Sex Pistols, Ed Bangers, R.E.M., Deep Purple … Le Disquaire Day gagne en ampleur puisqu’il y aura cette année 296 disques vinyles ! Vous pouvez dès maintenant les retrouver sur le site du Disquaire Day

(Source DisquaireDay.fr)

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Rosemary Standley, Dom La NenaCoup de Coeur

C’était il y a un an, on vous proposait de gagner des places pour leur spectacle Birds On a Wire (pour l’occation Rosemary Standley répondait à nos questions), après des dates dans toutes la France, voici enfin l’album, disponible depuis fin mars 2014, qui grave ces magnifiques chansons reprises par Rosemary Standley (au chant) et Dom La Nena (au violoncelle).

Avec des morceaux allant de la folk au baroque, c’est All the World Is Green titre de Tom Waits (sur l’album Blood Money – 2002) majestueusement réinterprété avec une sophistication et une solennité touchées par la grâce qu’il vous est particulièrement indispensable de découvrir. Le minimalisme de l’orchestration n’a d’égal que le taux d’émotion que procure cette chanson. Tout y est raconté, tout y est ressenti, il suffit de plonger dans cette voix exceptionnelle et ce violoncelle bouleversant.

Parce qu’on ne pouvait se limiter à un seul titre, vous trouverez également après le break, le très frais et ensoleillé Sega Jacquot écrite par le réunionnais Luc Donat.

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Boyd RiversBoyd Rivers est un guitariste et chanteur américain né en 1934 et mort en 1993. Il excelle dans un blues-gospel, dont le style est inimitable. Après avoir joué d’une corde tendue entre deux clous sur un mur à l’âge de 13 ans, il se tournera vers le gospel, et ne le quittera jamais plus.

Sa voix hante, tremble et plane majestueusement au-dessus d’un jeu de guitare métallique et clinquant. Son timbre vocal n’est pas pour autant dénué de sensibilité; la subtilité de sa voix enrobe tous ses mots qui martèlent toujours et encore sa foi, son amour et ses craintes, dans un délicieux exutoire musical.

Sur une guitare il ne ment jamais: il joue avec son cœur et son âme. Il est convaincant sans le vouloir. En jouant ce qu’il est, ce qu’il vit, ce qu’il sait, il jette ses sentiments à terre, les ramasse et les offre. A l’écoute, la musique n’est plus une création mais une évidence, un souffle d’amour chaud court sur la vie glacée.

Son oncle, le célèbre Révérend Cleophus Robinson, n’a pas été sans influence sur Boyd Rivers: le gospel, le God Spell originel, l’aura transcendé lui aussi, tout comme sa femme Ruth May Rivers.

Malgré ce talent inouï, sa célébrité ne résonnera pas à travers les disques, et son nom restera sans écho. L’artiste est mort et l’artisan oublié.

Le grand Alan Lomax voyagera dans le Mississippi, jusqu’au domicile de Boyd Rivers, pour le filmer. Nous sommes en 1978, et Boyd Rivers nous met en garde: You Gotta Take Sick And Die

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TOP 5 Chronique MusicaleTop 5 du printemps retrouvé

Alors que l’air parisien se charge doucement de particules polluantes, signe d’un temps beau, sec et chaud, signe d’un printemps qui prend ses aises, il est temps de s’installer à une terrasse ensoleillée, de chausser son casque audio pour mieux découvrir le nouveau classement du Top 5.

Les titres qui ont ou vont marqué, les titres les plus consultés du mois de mars, du voyage, de l’électro, des nouveautés, du hip-hop, il ne faut pas se priver, tout est à (ré)écouter !

  1. A Giant Swing – Orouni
  2. Romance – Darius
  3. Black Gold – Pethrol
  4. La Vérité – Frànçois & The Atlas Mountains
  5. Hearbeat – Teacup Monster

Prochain TOP5, autour du 15 du mois prochain

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Tood TerjeTodd Terje n’est pas encore connu du grand public mais possède déjà une solide réputation grâce ses remix ou ses productions étonnantes, notamment avec Robbie Williams.  Considéré comme le « King of the summer jams » par Mixmag, le Norvégien propose It’s Album Time. Ce premier album suscite une réelle excitation pour un artiste présent depuis des années dans les festivals et clubs mais n’ayant jamais fait le pas vers la réalisation d’un LP. Désormais, c’est chose faite et l’attente était un moindre mal.

L’album s’ouvre avec l’intro éponyme, It’s Album Time. Le Norvégien moustachu murmure en boucle le titre de l’album et instaure un beat presque hypnotique, le tout sur une instru digne de Giorgio Moroder. L’écoute se poursuit avec Leisure Suit Preben, ballade électronique digne des années 70/80, mêlant sonorités modernes et plus anciennes symbolisées par la présence d’un clavecin. C’est net et efficace, Todd Terje déroule sans accroche sa musique. Les sonorités anciennes demeurent sur Preben Goes To Acapulco avec des claviers et synthétiseurs vintages à souhait, les années 70 sont de retour. Svensk Sas stimule notre envie de danser avec une fusion entre électro, beat-box et sonorités brésiliennes. Le DJ norvégien réussit des combinaisons musicales surprenantes mais terriblement efficaces. Ensuite, arrive Strandbar. Impossible de ne pas danser sur ce titre composé pour faire bouger les foules avec une course-poursuite musicale entre la basse donnant le ton, les percussions sud-américaines et le piano de Todd Terje. Le mariage entre la basse et le piano est sublime avec ce riff entêtant et le soutien rythmique de la batterie. Juste le temps de reprendre notre souffle que Delorean Dynamite percute nos oreilles avec sa guitare syncopée, sa lourde basse, sa batterie électronique et ses teintes synthétisées. Le Norvégien combine différentes influences et laisse croire à un duo entre Giorgio Moroder et Kavinsky.

Le morceau suivant offre deux surprises de taille : une reprise de Johnny And Mary de Robert Palmer en compagnie de Bryan Ferry, fondateur de Roxy Music avec Brian Eno. Pour les néophytes, il s’agit d’un des derniers musiciens britanniques mythiques et peu connu par les nouvelles générations. Les ajustements de Todd Terje transforme le morceau en ballade digitale et la voix de Bryan Ferry donne de l’authenticité à l’ensemble. Après cet instant nostalgie, l’album repart sur le rythme endiablée du titre Alfonso Muskedunder dont la basse rappelle les plus grandes heures des anciens génériques télés. Swing Star, morceau divisé en deux parties, rappelle que la funk et le disco n’ont rien perdu de leur superbe. Les morceaux témoignent d’un tel travail d’arrangements qu’on en oublie la faible voire la non présence de voix sur la majorité de l’album. Les similitudes avec Giorgio Moroder sont perpétuellement alimentées avec Oh Joy, disco époque Donna Summer – I Feel Love avec une basse synthétisée et appuyée par les claviers de Todd Terje. L’album se clôt sur Inspector Norse, morceau tubesque de l’année 2012 et qui avait permis de révéler le Norvégien.

It’s Album Time est un titre parfaitement choisi. On se dit qu’il était grand temps que Todd Terje livre son premier album lorsque sa délicieuse fusion entre électro, funk et disco touche nos oreilles. Après une longue hésitation, je préfère vous laisser avec Strandbar malgré tout l’amour que je porte pour la reprise de Robert Palmer. Le DJ norvégien propose une version samba de son titre, instant plaisir.

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Timber TimbreCoup de Coeur

Timber Timbre sont de retour, et ce n’est pas pour nous déplaire ! Ce groupe canadien à la folk de velour signe un nouvel album Hot Dreams, enregistré à LA, comme toujours, une réussite.

Arrivant en septième position (comme un septième ciel) This Low Commotion met en scène avec une habileté unique la voix de Taylor Kirk qui suinte si merveilleusement la solitude par tous les pores de l’émotion.

A coup de violons mélancoliques, d’un rythme lent et posé qui claque comme des gifles, on s’enfonce peu à peu avec eux dans les sables mouvant du blues (dernier cri avant le renoncement).

A l’écoute après le break avec en bonus Hot Dreams pour son ambiance moelleuse et irréelle fantastique, autre bijou de l’album

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Mr CrockOui, dans la vie on peut louper plein de choses, par exemple, quand on passe à côté d’un disquaire qui détient la perle sacrée recherchée par tous les collectionneurs, ça énerve… mais ce n’est pas si grave…

Non, quand on passe à côté de la Dacia Duster qui est « juste à 11 900 euros », c’est juste pas très grave…

Mais oui, quand on passe à côté de bons groupes, à cause de foutus préjugés, là ça devient grave !

Alors non, le succès montant de Solène Rigot (coucou les cinéphiles !) qui officie dans le groupe n’a rien apporté à ce jeune combo !

Oh que oui, on peut, en 2014, avoir la vingtaine, faire du pop-rock, utiliser des éléments électro et être grandement original.

Parce que non, un peu de réelle fraîcheur dans ce rock français ne fera pas de mal à nos tympans endormis.

Parce que oui, le groupe parisien du moment, un peu « hype » sur les bords mais franchement talentueux, a tout pour réussir et pourtant tente des expérimentations, se recherche constamment et fait même claquer l’accordéon avec brio !

Et enfin non, il ne s’agit pas de musette de bals populaires, mais bien de « la fine fleur de la scène francilienne » (dixit les Inrocks… ça en jette n’est-ce pas ?)

Alors au final, ça donne quoi ?

Des mélodies à la pelle, toutes plus imparables les unes que les autres, des refrains entêtants, une production cristalline… Mine de rien, c’est une petite usine à tubes un peu étrange qui en 4 titres nous révèle son savoir-faire.

Des petites guitares acides Contrôle, en passant par des airs un peu « surf rock » sur le monstrueux New Romance, jusqu’aux claviers électro ambiants de l’ambitieux Love Machine, le quintette se permet ce qu’il veut.

Le petit soucis c’est que le temps passe très vite à l’écoute de cet EP délicieux qui fait mine de mise en bouche. Mais c’est notamment grâce à cela que l’on ne peut que confirmer l’engouement naissant pour Mr. Crock.

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IM TAKTUne électro-pop bondissante et pleine de vitalité, qu’est-ce qu’on se régale de ce A Part of Shadow, ouvrant le court (neuf chansons seulement) premier album Another Reality de IM TAKT.

Pas de doute possible, cet accent aux attaques punchy, cette couleur, cette force groovesque qui rend le morceau extrêmement dansant, il s’agit bien de la fibre anglaise bretonne qui raisonne de tous cotés. Quelque part entre Foals et Metronomy (attention aux références qui assomment) IM TAKT déploie ses synthés et ses mélodies comme un ninja assène ses coups, avec précision, certitude de leur bien fondés et personnalité.

Un morceau garanti 100% satisfait !

Clip (élégant mais beaucoup moins groovy) est à découvrir juste après le break

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