Benjamin Biolay

Benjamin Biolay – Palermo Hollywood

Il faut toujours mettre les artistes dans des cases, c’est regrettable. 

Nous pourrions épiloguer longuement sur le problème, en chercher les causes, discuter les conséquences mais ce n’est pas le propos.

Le problème est que Benjamin Biolay est tombé beaucoup trop vite dans la grande caisse « foutoir » des chanteurs Bobos, « foutoir » parce qu’on ne sais pas ou les mettre surement… 

Et pour en sortir, il faudrait peut être qu’il commence à sortir de mauvais disques, écrire de mauvaises chansons ou encore qu’il arrête d’avoir bon goût dans ses choix musicaux, afin qu’on cesse de les lui reprocher.

Ce n’est pas avec Palermo Hollywood que cela vas changer…

Ce nouvel album est un disque voyageur, nomade et mondiale à l’image de la ville de Buenos Aires dont Palermo Hollywood est l’un des quartiers.

Entre les dissonances somptueuses du titre éponyme, la sublimissime surprise lyrique qu’est C 628 ou encore Horse Song, chanson aux paroles et aux expérimentations musicales désarmantes, Palermo Hollywood est profondément riche, riche comme le monde. 

Ce monde que Benjamin Biolay retranscrit si bien en musique. Qu’il se concentre sur l’Amérique du sud ou sur les problèmes sociaux plus Français dans Ressources Humaines » il est toujours profondément juste. 

Il a même l’audacieuse brillance d’intégrer a son concept des titres instrumentaux bienvenus, agrémentés de samples de commentaire de match de foot argentins ou de poème de Jorge Luis Borges (lu par l’auteur en personne), serait-il un bobo lui aussi ?

En fait, il s’en fout Biolay d’être taxé de bourgeois bohème. Il continue à donner du grain moudre à ses détracteurs en sortant des disques sincères, franchement réussis et surtout qui lui ressemblent. Des disques qui nous rappellent comme la chanson française peut être belle et intéressante, courageuse et touchante.

Un très beau documentaire sur la conception et le concept du disque

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ines-kokou

Notre entretien avec Rocky

« Tu ne sais pas si tu vas arriver à faire danser, c’est un pari que tu prends »

Après un premier EP en 2014, salué par la critique et le public, Rocky sort un premier album intitulé Soft Machines, dans lequel leur pop-électro « positive » et dansante s’enrichit magnifiquement de leurs influences.

Groupe partagé entre Lille et Paris, c’est avec la très accueillante et chaleureuse Inès Kokou, la chanteuse du groupe, que nous avons discuté du travail de Rocky sur scène, dans la création des morceaux et de leur forte identité visuelle.

Ines Kokou de Rocky
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Nous allons commencer avec une question à laquelle vous avez déjà répondu 1000 fois, mais en limitant les choix. Pourquoi Rocky ?

Choix 1 : Parce que vous êtes un groupe combatif
Choix 2 : Parce que vous voulez atteindre des sommets
Choix 3 : Parce que vous (et vous faites) transpirez beaucoup

Inès Kokou : Ca pourrait être un petit peu des trois. En réalité c’est Rocky, mais cela aurait pu être Madonna, Michael Jackson ou Prince. L’idée c’était de détourner un nom, une icône de la pop culture. On voulait un nom court qui soit compréhensible dans toutes les langues. Si c’était à refaire, aujourd’hui, peut-être qu’on ne se serait pas appelé Rocky, parce qu’en terme de référencement (ndlr sur internet) ce n’était peut-être pas la chose la plus maline à faire. C’était un peu une « private joke » entre nous et une réappropriation.

Mais oui, on est combatif, oui on sue sur scène et on aime voir les gens danser et suer avec nous, et oui, soyons ambitieux, soyons fous !

Comment s’est fait la genèse de votre univers sonore ? Au départ, il y avait Olivier, Laurent et Tom qui se connaissaient, qui avaient déjà monté des projets, tu es arrivée avec tes influences. Comment tout cela s’est mélangé pour arriver à Rocky ?

A la genèse, c’est vrai que les garçons sortaient d’un projet plus pop-rock, et qu’ils commençaient à s’acheter beaucoup de machines et à se diriger vers un son beaucoup plus électronique. Je suis arrivée avec ma voix de noire, mes influences qui sont noires aussi, et ça s’est fait très naturellement, sans qu’on ait de plan d’attaque. Tout est parti d’un premier morceau qui s’appelait Just Away qui était super house. On s’est tout de suite dit qu’on voulait faire des chansons, les structures sont donc relativement classiques et pop. On ne s’est pas mis de barrière, ce son qui est très mélangé, il va piocher un peu partout, en tout cas dans tout ce qu’on aime. On ne s’est pas dit « il faut qu’on fasse un truc ultra identifiable, qu’on applique une recette ». Parfois tu écoutes un disque, et tout se ressemble un peu. On n’a pas voulu tomber dans ce travers là, et, en même temps il fallait trouver de l’unité. On s’est dit que l’unité allait venir de la voix, et grâce à des gens comme Guillaume Brière (ndlr, co-producteur de Soft Machines, et l’un des deux membres de The Shoes) à la production, du mixeur Eric Broucek. La crainte qu’on avait un peu, c’était que les gens se disent « oh la la, il y a à boire et à manger, un morceau un peu rnb, un morceau un peu house, un morceau club… » mais les retours qu’on a en ce moment, on nous dit que les gens trouvent ça assez cohérent. Ca veut dire qu’on a réussi, je ne saurais pas te dire exactement comment. Parce que ça s’est fait un peu naturellement, un peu spontanément.

Vous avez sorti un EP – Rocky en 2014 qui a eu un beau succès, ça vous a ouvert des scènes ?

Il y avait quatre morceaux sur cet EP, qui pour moi, préfigurait déjà l’album parce que les quatre morceaux c’était déjà « quatre salles, quatre ambiances ». On a réussi à tourner deux ans sur cet EP. Ca nous a donné le goût de la scène, le goût aussi de revisiter son propre morceau pour la scène. Tu dois étendre des parties, faire monter un peu la sauce, plus bosser ta fin, ton break, etc.

La scène nous a permis aussi de faire quelques tests non pas pour le disque, mais pour le live tel qu’il est aujourd’hui. On a eu la chance de refaire une petite tournée d’une dizaine de dates en avril dernier avec Ricard Music Live. L’album n’était pas sorti, donc les morceaux qu’on faisait, il n’y avait que nous qui les connaissions, on a pu voir les différentes réactions des gens. On a pu se dire « on va intensifier ça, ou pas… ».

Les deux ans de tournée sur l’EP nous ont aussi permis de garder en tête, même dans l’écriture, la dimension live. Ce n’est pas de la véritable ré-adaptation, on ne casse pas tout pour remonter, mais on s’est dit « il faudra les jouer sur scène, on aime ça, il faudra le faire bien ».

Comment se travaille la préparation d’un live ?

Ca se travaille sur un temps long. Tu fais une résidence, il y a une première version qui te satisfait, tu la testes devant le public, tu remarques sur certaines parties que ça ne se passe pas comme tu l’avais imaginé, tu repères des manques, donc tu re-fais une nouvelle version, que tu re-bosses en résidence… C’est un boulot qu’on adore faire. J’aime bien me dire qu’on remet tout à plat, qu’on va plus loin à chaque fois.

Vous avez un metteur en scène qui vous aide ?

Non, pour le moment on se débrouille. On est en train de réfléchir pour 2017 à une créa vidéo, pas sur tous les morceaux. On se dit que comme il y a une image très forte et un véritable univers visuel, on pourrait capitaliser là dessus et l’étendre aussi à la scène, pas se limiter à l’artwork de la pochette, pour avoir une expérience plus globale. Pour le moment on fait tout à l’énergie, à la sueur. C’est très difficile car quand tu es sur scène, tu es sur scène, tu n’as pas le temps de sortir de toi et de te regarder. Je pense que c’est un travail qu’il faudra faire très bientôt. Pour le moment, la mise en scène on la fait.

Vous avez intégré dans votre live des chœurs gospels, qu’on a pu voir lors de votre live dans l’émission Quotidien

On avait écrit Big South il y a un petit moment, et j’avais bidouillé un chœur gospel. Pour le coup, je ne viens pas du gospel et j’étais incapable de faire ces arrangements là, je le savais, car je suis autodidacte, quand je fais des harmonies c’est un petit peu au doigt mouillé. On a contacté Rouge Mary, qui est chanteur dans Hercules And Love Affair, et vient du gospel et du théâtre aussi je crois. Il a écouté ma conduite, il l’a enrichie avec des supers gimmicks, il a appelé tous ces copains du gospel, il nous a monté une équipe pour la session studio. On essaie de les rappeler le plus souvent possible. Ce n’est pas toujours évident en fonction de la taille des plateaux, pour l’émission Quotidien c’était évident qu’il fallait qu’ils soient là. C’est un plaisir de chanter avec des gens… Parce que j’aime bien chanter, mais avec des gens c’est mieux. En plus, ils sont toujours hyper cools, hyper doués, ça va vite, et pour moi ça apporte un petit frisson en plus. Ca s’est fait comme ça, grâce à Rouge Mary.

Sur la composition de l’album, comment vous vous répartissez le travail ?

On a une division très claire du travail. Les garçons composent et moi je m’occupe de la partie chant. Parfois c’est l’un ou l’autre qui va commencer un petit truc, soit dans notre studio, soit dans son lit, soit dans son canapé… qu’il partage avec les deux autres. Ensuite ils le font évoluer à six mains, quand ils arrivent à quelque chose qu’ils aiment bien ils me l’envoient. Je suis à Paris et eux sont à Lille, on est obligé de travailler à distance. Finalement on travaille un peu comme en hip-hop, où tu t’envoies des prods. Donc, j’écoute, quand je suis inspirée, que j’entends un petit truc dans ma tête, j’enregistre très rapidement une première démo avec mon ordi. Je leur renvoie, ils me disent ce qu’ils en pensent. Ensuite je me débrouille pour monter à Lille et enregistrer au propre ensemble. Là, commence toute une série d’allers – retours avec de nouvelles idées. On fait une espèce de ping-pong jusqu’à ce qu’on soit tous contents.

Dans l’album vous avez ré-intégrer Band Against The Wall du premier EP, que vous avez ré-enregistré ?

On l’aime beaucoup… On n’a refait que les voix et on l’a remixée. La première version qui est sur l’EP avait été mixée par Alf Briat. Comme j’avais pas mal bossé le chant entre temps, on s’était dit que ça pouvait être intéressant de la rechanter et de la faire mixer par Eric Broucek pour qu’elle s’intègre bien dans l’album. C’est l’un de nos tout premiers morceaux qui parle de musique, qui parle d’un jeune homme qui a des rêves de devenir une star. C’est aussi un petit clin d’œil sur la crainte que peuvent avoir les parents « oh là là, tu vas faire de la musique, mais ce n’est pas un métier… » C’est un petit clin d’œil qu’on était contents de remettre sur le disque.

Il y a un autre petit clin d’œil sur le morceau Edzinefa Nawo ?

Oui, un autre petit clin d’œil, cette fois-ci à mes origines. On écoute pas mal de musique africaine et j’avais dit aux garçons « ça pourrait être cool qu’on fasse un morceau en mina ». Un jour ils m’envoient l’instru d’Edzinefa Nawo et naturellement je me suis dit que ça allait être sur celle là. Elle s’y prête, et j’ai entendu le refrain en mina. Ca sort comme ça sort… On est très fiers aussi de celle-ci, et ma maman, elle est très très fière (rires)… C’est directement ma seconde culture qui rentre dans notre univers pop.

Ines Kokou de Rocky
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Il y a sur l’album deux chansons qui font plus de 6 minutes Big South et celle-là. Elles avaient besoin de plus de temps ?

Oui, pour Big South, c’était important pour nous que toute cette fin gospel se déploie vraiment. On a fait un édit plus court pour le clip, mais on ne voulait pas la tronquer. Edzinefa Nawo, c’est plus le coté transe, la montée. Pour nous c’était aussi évident que ce n’était pas un format 3min30. On se fait plaisir, c’est notre disque ! On fait des versions longues, des belles montées, des belles fins, on ne se refuse rien. Ce sont des petits voyages.

En live aussi, elles sont très longues. La fin de Edzinefa Nawo qu’on fait en dernier c’est vraiment le voyage un peu transe… et après bisous ! (rires)

Vous avez des liens particuliers avec Guillaume Brière qui vous suit depuis le début, peut-on dire que c’est le 5ème ou 6ème Rocky ?

Oui, c’est un sixième Rocky ! Parce qu’on a un cinquième Rocky qui est DDDXIE, Oliver Durteste, qui est avec nous en live à la batterie et avant aux percus électroniques. Guillaume a un petit coté grand frère, il nous a tout de suite soutenu, dès notre premier concert où on faisait sa première partie. Quand on a fait le remixe de Cover Your Eyes il a adoré. Il avait produit le premier EP, il a co-produit cet album là. C’est quelqu’un avec qui il est facile pour nous de bosser parce qu’on a les mêmes référents, et on est potes aussi. Bon parfois ce n’est pas toujours pratique de bosser avec des potes, mais pour le coup, ça se passe plutôt bien. Il est hyper fort, quand il commence à travailler il va très vite (rires), c’est le temps avant qui est parfois un peu long, parce qu’en plus il est très sollicité. On est hyper contents d’avoir pu faire cet album avec lui parce qu’il a tout de suite compris où est-ce qu’on voulait aller. Avec le temps, les garçons, en termes de production, je parle vraiment technique, on prit un cran, un gros cran. Il y a des trucs, quand il écoutait, il disait « non, mais là, c’est très bien comme ça, je n’ai rien à faire dessus ». Il y en a d’autres qu’il a un petit peu plus éclaté, disséqué, où on sent plus sa patte. GUM c’est un petit label finalement qui fonctionne un peu comme une petite famille, du coup quand on a discuté avec Pierre Le Ny sur qui allait produire l’album, ça n’a pas fait un pli, c’était Guigui…

Vous avez fait le choix sur cet album d’une batterie acoustique, pourquoi ?

Le premier EP est complètement électronique. Là, il y a des instruments en plus de l’ordinateur… On avait une envie d’analogique, de rajouter des choses qui bougent et la batterie c’était très important. Je pense que l’unité elle vient aussi de ça, de toutes ces batteries faites par Olivier Durteste, DDDXIE. On ne voulait pas faire un album de producteur, qui aurait pu être très bien, mais on voulait du vivant, tout simplement. Ca passe certes par la voix, mais ça passe aussi par la batterie. On voulait qu’on ressente que cet album était joué, parce qu’en live on joue aussi. Aujourd’hui, on a encore un peu de bandes, mais très peu, on essaie de jouer un maximum de choses. C’est de l’humain, donc certaines choses pourraient être plus au cordeau si tout était sur bandes, mais ça ne nous intéresse pas, on aime et on chérie cette sensibilité que tu as en analogique. On voulait qu’on la ressente aussi dans le disque.

Ines Kokou de Rocky
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Vous faites de la musique pour faire danser, comment savez-vous qu’une chanson atteint son but ?

Ca tu ne le sais jamais vraiment. On aime aussi la musique triste, la musique de rupture, mais c’est vrai que nous, on est toujours les premiers sur le dancefloor, chacun avec ces pas, on se débrouille comme on peut (rires), en tout cas, on essaie de faire de la musique positive. Tu ne sais pas si tu vas arriver à faire danser, c’est un pari que tu prends. Quand tu es face au public, que tu vois les gens se dandiner, passer un bon moment, tu te dis « ça y est, c’est gagné ! »

Vous parliez de votre identité visuelle, comment s’est-elle construite, et comment vous représente t-elle ?

Elle s’est construite avec René Abermarcher et Antoine Asseraf qui forment un duo de créatifs qui s’appelle The Stimuleye qui travaille énormément dans la mode. C’est Pierre Le Ny, le DA du label, qui les avait contactés. Le courant est tout de suite passé, sans pour autant qu’il y ait de brief ultra défini. Tout ça s’est un petit peu fait à l’instinct, comme tout dans Rocky finalement. Ils ont des idées à la pelle. Pour le premier EP, c’est tout simplement qu’ils revenaient de Thaïlande, ils étaient sur une plage, à un moment ils voient débarquer des touristes chinois avec des facekinis, en combi intégrale. Ils avaient trouvé ça hyper fort, et ont eu l’idée de reprendre ça, de détourner ça pour notre premier clip pour Chase The Cool.

Ca matchait hyper bien, parce que c’est une chanson qui parle de conformisme, de faux cool, donc cette espèce d’uniforme marchait bien. On s’est dit quand on a fait le shoot de la pochette qu’on allait le refaire. On avait plein de photos, ensemble, pas ensemble, à la fin on se retrouve devant ce truc hyper bizarre mais tellement fort que tu ne sais pas par quel bout le prendre, il y a un coté très acid, un coté un peu hors du temps, un coté très sophistiqué et très retouché aussi, un peu fashion. On s’est dit « ça c’est parfait », parce que c’est un objet qui est suffisamment déstabilisant pour que chacun puisse y projeter ce qu’il a envie et qui en même temps dénote, à l’époque je trouve, par rapport aux autres artworks, ou identités de groupes sur le créneau pop-électro.

Rocky

Donc, quand on a fini Soft Machines, on avait encore envie de bosser avec eux et ils avaient encore des supers idées. Ils arrivent bien à saisir la richesse, la diversité de nos influences et à trouver un langage iconique pour les retranscrire. Quand ils ont écouté le disque, ils se sont dits « c’est un peu un ovni votre truc, il y a beaucoup d’influences, beaucoup d’informations, c’est presque insaisissable… » Ils ont donc eu cette idée de cette créature un peu chimérique. On a réfléchi ensemble, et ça a donné cette pochette où je suis mi-femme, mi-animal, on y trouve un petit coté glam, un petit peu mode aussi. Je trouve qu’elle ne ressemble à aucune autre en ce moment. C’est important pour nous d’avoir une image identifiable, forte et originale. On a de la chance d’être bien entourés pour faire ça.

Rocky

 

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Kid Parade

Kid Parade – The Turtle Waltz

Si selon l’expression populaire, un alcoolique notoire boit pour deux, autant qu’un bon mangeur mange pour trois alors les Kid Parade sont nostalgiques pour quatre, frais pour huit et cool pour seize !

The Turtle Waltz est leur premier album et il à déjà cette couleur sépia joliment rétro et singulièrement moderne.

Comme s’il y avait un filtre vintage sur la bande, il se dégage de ce disque une lenteur agréable, un peu en retrait comme on imagine de jeunes adultes rouler en vielles voitures sur les falaises douces et sauvages de la côte ouest.

Il y a dans leur musique tant de contrastes rassemblés qu’il en ressort un maelström d’émotions sincères et juvéniles magnifiées par un jeu et une production infiniment cool.

Le Canada à Mac Demarco, les Etats-Unis ont Kurt Vile, la Suède à Simian Ghost, nous avons maintenant nos rois de la coolitude avec Kid Parade, à nous de leur réserver l’accueil qu’ils méritent, c’est à dire le plus cool et royalement bienveillant du monde !

 

 

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Kate Tempest

Kate Tempest – Europe Is Lost

Poète, romancière, musicienne, à 30 ans à peine, Kate Tempest s’est déjà fait un joli nom outre Manche. C’est tout à fait mérité tant son talent est grand. Il suffit d’écouter quelques titres de son deuxième album Let Them Eat Chaos, dont le magnifique Europe Is Lost pour comprendre que c’est une fabuleuse conteuse d’histoires. Son spoken-word à fleur de peau, comme poussé par l’urgence, vous jette à la figure une réalité crue qui touche juste. Il n’est pas nécessaire d’être bilingue, de comprendre chaque mot pour apprécier, car ce sont ici les émotions, les tripes ouvertes qui parlent !

Extrait de Europe Is Lost

« Massacres massacres massacres/new shoes
Ghettoised children murdered in broad daylight by those employed to protect them.
Live porn streamed to your pre-teens bedrooms.
Glass ceiling, no headroom. Half a generation live beneath the breadline. »

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Tove Lo

Tove Lo – Lady Wood

Tove Lo c’est cette fille qui s’échappe en pleine nuit d’une boite de nuit, comme on s’échapperait d’un asile de fou, dans les rues froides et désertes en chantant ses chansons à qui veux bien les entendre.

Comme une elfe qui égraine sa folie douce dans la ville endormie, notre suédoise pioche avec son nouvel album Lady Wood le meilleur et le plus intéressant des milieux dancefloor pour en faire sa potion miracle, son remède magique et unique.

Oubliez le coté tapageur, inutile et profondément creux de la soupe pour piste de dance car notre Rickie Lee Jones des temps modernes vient terrasser le vide sidéral qui régnait ici bas à grand coups de bon gout et d’originalité avec ses patterns électro frappés au plus haut point du bon sens. Et si le prochain tube de l’été pouvais être de Tove Lo, ça serait une belle avancée… Je dis ça, je dis rien mais Magic System et les Frero Delavega ont rendus leur tabliers, alors après tout qu’attend Mr Guetta ?

Avec ce nouveau disque, Tove Lo trouve l’équilibre intelligent entre une Lykke Li peu avare en expérimentations et une Madonna provocatrice mais riche de sens !

Libérez et faites danser l’elfe qui est en vous !

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Minou

Notre entretien avec Minou

« Je crois qu’on fait la musique qu’on a envie d’entendre »

Elle, Sabine Stenkors, lui, Pierre Simon, se sont rencontrés au lycée, et, après de nombreuses expériences musicales, décident de faire un projet bien à eux, un projet qui leur ressemble. Minou est né il y a trois ans, leur musique à base d’electro-pop et de textes en français, met en avant des mélodies imparables où leurs mots délicieux plongent dans ce bain de rythmes et nous emmènent dans leur univers pop-poétique.

C’est dans un petit bar de Ménilmontant (The Hood) que nous les avons recontrés et avons évoqué leur début, comment leur « son », leur « plume » se sont affinés et le coup de projecteur que leur a donné la victoire en 2015 du radio-crochet La Relève de France Inter.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Pourriez-vous nous présenter votre parcours musical ?

Pierre Simon (Pierre): En fait ça fait douze ans qu’on fait de la musique ensemble. Mais Minou ça a trois ans aujourd’hui. On a fait pas mal de choses, on a joué ensemble dans des petits groupes, on a accompagné des artistes. Et un jour on a eu envie de faire notre truc à nous. Minou, c’est notre première initiative vraiment à nous. C’est presque un disque solo, même si on est deux.

Sabine Stenkors (Sabine): Il y avait une salle de musique dans notre lycée, c’est là qu’on s’est rencontrés. On s’échangeait des CDs. Ca a tout de suite collé. J’ai pris une basse, il y a pris sa guitare et on a commencé à faire deux trois accords.

Votre précédent groupe était plus rock, vous chantiez en anglais…

Pierre : Et c’était un groupe à quatre. Donc c’était des compos à quatre, on se retrouvait dans une salle de répet, chacun amenait ses idées. C’était une autre manière de fonctionner. C’était notre première expérience de musique, de concert, de tournée. C’était extrêmement formateur. Mais oui, c’était plus énervé, ça correspondait plus à notre état d’esprit quand on avait 19 piges.

Et pourquoi le passage des textes en français, alors que vous chantiez en anglais ?

Pierre : C’était du yaourt anglais. (rires)

Sabine : A la fin du groupe ça s’est un peu essoufflé. On a eu l’envie de continuer quelque chose à deux et de faire un truc différent. Nos influences ont changé au fur et à mesure. On avait envie de trouver notre propre pop à nous, en faisant sonner les mots français comme un nouvel instrument. C’était une prise de risque pour nous qui était intéressante.

Vous évoquez votre changement d’influences, avec surtout de la pop française des années 80 ?

Sabine : Plus l’électro, je dirais.

Pierre : La pop française des années 80 ce n’est pas quelque chose qu’on avait en ligne de mire, c’est quelque chose qui a été digéré de manière assez naturelle. On s’est rendu compte en commençant Minou que c’était quelque chose qui ressortait dans nos compos, dans nos manières de faire. Ca faisait parti de notre inconscient culturel mais ça n’a pas été un objectif. On ne sait pas dit « On va faire de la pop française, avec des synthés… » Ca a été très naturel.

Sabine : C’était un mélange d’influences de rock et d’électro, avec de la langue française, mais sans être influencé par la pop française.

Pierre : On est nés en 88, donc tout ce qui s’est passé dans les années 80s on l’a pris en pleine face quand on a grandi dans les années 90s. On a grandi avec ces chansons, avec ce format très court, pop, avec des mélodies, des refrains. Ca fait parti des choses qu’on écoute et qu’on aime faire. C’est quelque chose qu’on a retranscrit, forcément.

Vous dites que vous n’êtes pas allés consciemment vers ce type de musique, mais que c’était assez naturel. Comment finalement vous avez trouvé votre « son » ?

Pierre : On a mis du temps à trouver notre « son ». Je crois qu’on l’a trouvé avec cet album. On l’a aussi trouvé en travaillant avec Julien Delfaud, le réalisateur de ce disque. Jusque là on avait essayé plein de trucs, ça partait un peu dans tous les sens. Ca allait d’une simple guitare voix à des chansons qui étaient complètement disco-funk. Et au milieu de tout ça on essayait de naviguer. Notre son il s’est aussi façonné avec la scène. Avec Minou on a eu la chance de faire beaucoup de concerts dès le début. Ca nous a vraiment aidé à digérer nos compos et à construire quelque chose. Il y a eu un EP de trois titres, ensuite il y a eu un EP de 6 titres, après il y a eu un premier EP d’album, et là il y a l’album. Il a fallu ces trois années pour qu’on puisse proposer le son qu’on avait envie au départ. Ca s’est sûr.

Et puis tu sais, tu as ce truc où techniquement tu t’équipes avec des synthés, tu apprends à bosser à la maison avec du home-studio, avec des boites à rythmes. C’est aussi une nouvelle manière de travailler que beaucoup de gens utilisent aujourd’hui. Ce sont des supers outils qu’on a. Et tout ça, ça façonne aussi la manière de travailler. Nous, on est complètement là dedans. On est une génération qui travaille à l’ordinateur, qui travaille avec des samples, qui travaille avec des synthés. Ca, plus la formation guitare, basse, batterie, notre fibre rock de départ, tout ça se mélange et façonne un son.

Au delà du son, il y a aussi les paroles. Là aussi, vous avez trouver votre voix, votre manière d’écrire ?

Pierre : Pareil, on ne savait pas si on savait le faire (rires), mais il a fallu le faire pour le savoir. Le premier titre qu’on a écrit pour Minou, c’est Montréal, titre qui se trouve sur l’album. C’est la plus vieille chanson. Au départ elle était en anglais, on ne savait pas si Minou ça allait être en français ou en anglais, on faisait juste de la musique. Et lors du premier essai de Montréal en français, c’était comme une révélation. On a réussi à faire ce qu’on voulait faire en français, on a réussi à chanter tous les deux, c’est un truc qui nous plaisait beaucoup, et on a pris beaucoup de plaisir à écrire et chanter ces paroles là. Du coup on s’est dit « On travaille dans ce sens, ça nous fait kiffer ! »

C’était un nouvel exercice pour nous, on ne savait pas si on savait le faire, et puis au final si, ça le fait.

C’est assez facile d’écrire en français ?

Pierre : Tu sais, on écrit rarement le texte avant. Comme le dit Sabine, on essaie de faire un texte qui va rebondir sur de la rythmique, sur des sonorités. Il y a déjà presque une trame avec des mots, au moment où on va écrire. Il y a la musique qui est là, qui va porter le texte. C’est quand même un exercice compliqué, d’écrire une fois que la musique est finie. On a mis un paquet de textes à la poubelle. C’est quelque chose qu’on a appris à faire.

Vous sentez que vous avez une singularité avec des textes plutôt abstraits ?

Pierre : Exactement. On nous dit souvent qu’il y a un coté dadaïste dans le texte. Je crois que c’est vrai, parce que c’est notre manière de voir la pop. La pop doit sonner comme ça pour nous. En tout cas, la musique qu’on fait doit sonner comme ça. Je pense qu’on ne pourrait pas écrire des choses plus réalistes. Ca ne marcherait pas, ce serait différent. Et puis pareil, on ne va pas être engagés concrètement et explicitement dans un texte. On préfère un peu détourner le truc, un peu noyer le poisson et que chacun trouve son chemin au milieu du texte, que chacun se fasse sa propre idée.

Sabine : C’est la musicalité des mots qui compte. On est plus des compositeurs que des auteurs. On aime bien faire rythmer les mots et que ce soit très imagé, faire aussi en sorte que les gens s’imaginent leur propre histoire.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Vous aimez aussi les mots ? Rien que le titre de l’album Vespéral, n’est pas un mot qu’on emploie au quotidien…

Pierre : A la maison on a des outils pour s’aider à écrire, un dictionnaire des rimes, des choses comme ça. Quand parfois on cherche des mots pour finir une phrase, c’est le même bidouillage technique qu’on prend à chercher des sons de synthé ou des sons de boite à rythmes. On cherche nos textes de la même manière qu’on cherche notre musique.

Sabine : Et dans la vie de tous les jours, si on entend un mot qui nous plait, ou quand je lis un livre, même le fait de voir le mot, si je le trouve beau, s’il a un rythme, je vais le noter dans un coin. Il va peut-être servir à un futur texte.

Vous avez évoqué Julien Delfaud, comment vous l’avez rencontré ? Et que vous a t-il apporté pour la création de cet album ?

Sabine : On l’a rencontré via notre label qui nous l’a présenté.

Pierre : C’était une idée de notre directeur artistique de travailler avec lui. Et c’était une fabuleuse idée puisque ça a matché tout de suite.

Sabine : Ce qu’il a apporté, c’est un résultat homogène au niveau de tous nos titres. Il a réussi à apporter une cohérence entre tous nos titres.

Pierre : On est arrivé avec des démos en studio qui étaient plus ou moins abouties. Il y en a où il manquait quelques éléments, et d’autres qui avaient déjà une forme qui ressemble à ce qu’il y a sur l’album. Mais quoi qu’il arrive, il a pris toutes les chansons et les a fait grimper d’une étape. Il les a fait grimper dans le sens où nous on voulait les faire grimper. C’est une espèce d’alchimie qui s’est passée tout de suite. Il a compris là où on voulait aller. C’était presque magique. A chaque fois on le voyait travailler, on était là « ouahh » En un quart d’heure de temps il avait transformé une batterie, il avait transformé un truc. On était là « c’est super ! »

Donc il a vraiment fait gagner une étape supplémentaire aux chansons. C’était quelque chose qu’on voulait faire, mais qu’à nous deux, on ne pouvait pas faire. Il nous fallait un réalisateur comme Julien pour emmener les chansons jusqu’ici. On a bossé près de trois mois avec lui sur ce disque, c’était une super expérience. C’était vraiment top. Et puis c’est un grand monsieur.

Sabine : En plus il est super sympa. On serait bien resté encore plus longtemps en studio.

Vous avez gagné le premier prix du radio-crochet La Relève de France Inter. Ca a été un coup de booster pour vous ?

Sabine : Ca a été une chance énorme pour nous. Ca a été une reconnaissance de gagner ce radio-crochet. On ne s’y attendait pas.

Pierre : C’était notre première exposition médiatique nationale. Avant ça on faisait notre truc dans notre coin, et tout d’un coup on s’est retrouvé à venir jouer une fois par semaine nos chansons à une heure de grande écoute sur France Inter. Sans penser à la victoire, on prenait un plaisir énorme à revenir chaque semaine, à se faire solliciter que ce soit par le public ou par le jury. Et puis tu vois, au final, un mois et demi après notre inscription on se retrouve à gagner ce concours, à signer dans un label, à parler d’un projet d’album. C’était des choses dont on avait envie mais qu’on n’avait jamais évoquées concrètement. Ca a été un vrai coup de boost. J’ai en plus un très bon souvenir de ce concours. C’était super.

Sabine : On avait un petit peu peur quand même…

Pierre : Oui, bien sûr, parce qu’à un moment tu te prends au jeu. C’est ingrat comme exercice.

Il y a des commentaires du jury que vous avez retenus ?

Pierre : Il y a parfois des phrases qui nous reviennent. Il y a toujours eu ce coté bienveillant, de manière générale. Pas seulement envers nous, mais envers tous les groupes. On était là pour faire de la musique. Le concours, tout le monde l’avait en tête, mais au final c’était plus le plaisir de réussir sa prestation et d’être avec d’autres groupes qui était intéressant.

On a eu des critiques très positives, notamment sur la manière dont on faisait nos chansons, dont on arrivait à créer nos mélodies. Tout ça, ça nous a conforté et ça nous a vraiment rassuré, en se disant « c’est chouette, il y a de l’écho à ce qu’on fait ». Après il y a eu des remarques sur les textes, parfois on nous titillait un peu du genre « c’est trop abstrait, on ne comprend pas… » Le jury entre eux n’était pas d’accord.

Tout ça c’était très constructif, parce que toutes les critiques, quelles soient positives ou négatives, il faut les prendre, il faut faire avec. C’est ça qui te fait grandir.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Vous avez gardé des liens avec France Inter ?

Sabine : Oui, nos titres son playlistés

Pierre : Ils nous soutiennent sur la sortie de l’album, ils sont partenaires de la sortie du disque.

Sabine : On fait régulièrement des émissions.

Pierre : C’est un vrai partenaire. Didier Varrod a été un vrai parrain dans notre développement. C’est très très cool.

Vous avez évoqué que les concerts vous ont aidé dans la construction de votre musique ?

Pierre : Bien sûr. Parce qu’en plus la formule du live a vachement évolué à travers le temps. On est passé par plusieurs choses. On a commencé à trois avec juste un batteur, ensuite on a fait à trois, avec ce même batteur mais qui était sur des batteries électroniques, ensuite on est passé à deux pour pouvoir être plus léger et faire des premières parties, puis là on revient à trois, mais ce n’est pas un batteur c’est un guitariste clavier qui est avec nous… C’est le bordel ! (rires) C’est ça qui est intéressant aussi, parce qu’il y a toujours ce truc excitant de remonter un nouveau concert et de pouvoir proposer, quasiment tous les six mois, un nouveau truc. Là, je trouve qu’on a trouvé un bon équilibre, on est assez fier de ce qu’on va présenter au Point Ephémère à la fin du mois (ndlr, le 22 novembre 2016). Les concerts c’est super important, bien sûr.

On a fait pas mal de premières parties. Ce sont des exercices difficiles. Ca peut-être ingrat, puis au final, c’est toujours formateur.

Sabine : Le public est toujours bienveillant. On a souvent peur que ça ne passe pas, mais au final ils sont toujours super gentils…

Vous avez pu tester vos chansons sur scène ?

Sabine : Exactement, en première partie on peut jouer 20 minutes. On mettait alors les titres les plus forts, les plus dynamiques, et parfois ça nous permettait de voir qu’un titre ne passait pas alors qu’on pensait vraiment qu’il allait être plus vivant en live. Du coup on se disait « tient celui là n’a pas marché, on peut revoir telle rythmique, telle façon de chanter… »

Quand on est sur scène, on peut lire la réaction du public ?

Pierre : Bien sûr, surtout quand tu es en première partie, où les gens n’ont pas acheté leur place vous venir te voir. Tu es vraiment en découverte. Si petit à petit, les épaules commencent à bouger, que les gens commencent à danser, c’est gagné. Là où tu as raison, c’est qu’on essayait, on avait le temps de faire six ou sept titres, des titres très dansants, très immédiats. Au final, il s’avère que les coups de cœur des gens ne sont pas forcément les trucs les plus dynamiques, mais ce sont ceux qui font un peu respirer au milieu. On a aussi appris à construire un set avec cet exercice de set très court. C’est très formateur.

Vous avez dans vos chansons, des mélodies très accrocheuses, comment vous les construisez ?

Sabine : Je crois que ça vient du fait qu’on a écouté beaucoup de groupes, qu’on adore la mélodie. On aime autant des groupes très mainstream que des groupes indés donc, il y a ce mélange qui se retrouve.

Pierre : Je crois qu’on fait la musique qu’on a envie d’entendre. C’était ça le défi de départ de Minou. Ce dire qu’en France, aujourd’hui, qu’est-ce qu’on aime écouter. Soit on regarde dans le retro et on s’écoute des vieux trucs, soit on écoute des trucs d’aujourd’hui, mais on se dit « ça c’est sympa pas, mais… ». On s’est dit « on va essayer, nous, de faire un truc qui nous satisfait, la musique qu’on aimerait entendre ». On s’est dit qu’on allait faire des pop songs avec des refrains parce qu’on adore ça, et on va l’orchestrer de manière un peu plus indé parce qu’on aime aussi l’orchestration et le travail qu’il y a sur des arrangements indés, et on va chanter en français.

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Dernière question sur votre label Cinq7. C’est un beau label ?

Sabine : Carrément. Dans ce label, on a la liberté de faire plein de choses. On est vachement soutenu. On a eu le choix de faire la pochette de notre album, de a à z. On a eu le droit de mettre les titres qu’on voulait sur l’album. On était souvent d’accord sur la façon dont on orchestrait les chansons. On a eu une grande liberté.

Vous avez croisé d’autres artistes du label ?

Sabine : Oui, des beaux artistes en plus… Lilly Wood & the Prick, Dominque A

Pierre : Petit à petit on devient copain avec les artistes du label. Ca se passe de manière très naturelle. C’est une grande famille. Avant tout ça on a fait pas mal de rendez-vous en maison de disque, quand on avait sorti nos EP en autoprod, et on n’a jamais été satisfaits, on n’est jamais sortis contents de tous ces rendez-vous. Et dans nos têtes on se disait qu’il nous fallait un label comme ça. On est très contents.

merci

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Run The Jewels

2100 – Run The Jewels feat. Boots

En réaction à la récente élection de Donald Trump, le duo rap Run The Jewels poste un nouveau titre 2100, écrit il y a quelques mois et publié un peu précipitamment à la vue des évènements. On y retrouve tout ce qu’on aime, leur style « old school » qui cogne dur et n’hésite pas à mélanger les influences.

Leur nouvel album RTJ3 est annoncé dans les « mois à venir », sans plus de précision.

Ci-dessous le message qui accompagne la publication de ce morceau.

« For our friends. for our family. for everyone who is hurting or scared right now. here is a song we wrote months ago. we weren’t planning on releasing it yet but… well it feels right, now. its about fear and its about love and its about wanting more for all of us. its called 2100. we hope it finds you well.

Love,
Jaime and Mike »

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Last Train – Fragile

Beaucoup ont vendu la peau du Rock Français, beaucoup l’ont cru mort et enterré avec la vague B.B Brunes, La Femme et compagnie… Beaucoup se sont trompés, il était juste bien fatigué mais il revient et il est furieux !

Des le premier titre c’est immédiat, Last Train nous en met plein la vue Way Out et ses riffs de guitares fous balayent la sinistrose ambiante pour notre plus grand bien.

Fragile c’est quatre titres très ambitieux, composés de mains de maîtres par une bande de potes de Mulhouse (Rock’n’Roll n’est-ce pas ?) et magistralement exécuté.

C’est ce que le Rock à de direct, de franc, c’est tout ce que l’on demande et c’est plus encore. La magie est là, cette symbiose unique qui fait d’une chanson une grande chanson, un hymne et d’un EP un Grand EP.

Vous l’aurez compris, nos jeunes Hauts-Rhinois sauvages mettent le cœur à l’ouvrage et ont la recette sacrée, le flux cosmique (House On The Moon et son alunissage foudroyant). Ils ont cette sensibilité primaire et cette rage de composer des chansons parfaites. Last Train est un groupe de rock qui ne fait pas semblant, et si c’était ça le Rock Français ?

Et si, comme le veux le célèbre adage, « Le roi est mort, vive le roi », et bien le Rock est mort, vive Last Train !

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Murcof et Vanessa Wagner

Murcof & Vanessa Wagner – Avril 14th

Né de la rencontre improbable, mais rendue possible lors d’un workshop du label InFiné à la carrière du Normandoux, entre une pianiste classique française, Vanessa Wagner, « révélation soliste instrumental” des Victoires de la musique classique, et un musicien électronique mexicain, Murcof, Statea est un objet étrange, un album surprenant qui revisite des morceaux venus d’horizons divers (de John Cage à Erik Satie) à l’ambiance assez lynchéenne, où le fantastique, le mystérieux, le beau s’entrecroisent hors des sentiers battus.

On s’écoute Avril 14th, magnifique ré-interprétation du standard d’Aphex Twin.

A noter que l’ensemble de l’album est disponible en streaming sur la chaine Youtube d’InFiné Music.

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Bon Iver

Bon Iver – 22, A Million

Une oeuvre d’art totale !

Le nouveau Bon Iver n’est rien de moins qu’une oeuvre d’art totale au sens le plus noble et le plus luxueux du terme avec son propre univers infini, intense et unique.

A titre personnel, je pense qu’il fait parti de ces disques rarissime qui peuvent changer une vie ou du moins la façon d’écouter de la musique, rien de moins.

Les éléments chers à Bon Iver sont toujours présents, on retrouve avec bonheur les guitares sèches, les cuivres…mais ces éléments sont maintenant en roue libre, en complète mutation permanente pour prendre encore plus d’ampleur, se réinventé et redéfinir entièrement leur place.

22, A Million est un miracle, un disque malade, comme pourrait l’être un cerveau ou plus généralement un corps. Comme si Bon Iver y avait injecté un virus pour rendre son oeuvre fiévreuse et magistrale.

Tout est là, c’est en cela que je me permets de parler d’oeuvre d’art totale, tout y est, toutes les émotions du monde sont dans ces 10 titres. Produire une « Oeuvre d’art totale » ne consiste pas seulement a associer plusieurs techniques, plusieurs disciplines ou plusieurs médias. Il s’agit aussi d’englober le spectateur ou l’auditeur, d’investir tous ses sens, de conduire la vie et l’art à fusionner et il est question de cela dans 22, A Million.

Comme un don précieux, il faudra beaucoup de temps pour saisir la force et l’ampleur de ce disque infiniment riche qui en 34 minutes à peine a réussi avec brio à révolutionner la musique de son auteur ainsi que son univers, rien de moins.

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Brian S. Cassidy

Brian S. Cassidy – Alpine Seas

Alpine Seas est le premier album de Brian S. Cassidy, un Texan qui à fait ses classes avec Okkervil River (d’autres Texans) et qui a donné quelques coups de pattes aux merveilleux Shearwater.

Capable du tube le plus entêtant Arcadia ou de la mélancolie la plus somptueuse A cruise, Brian nous emmène en balade avec ses chansons qui nous replongent dans le Folk des grande heures d’Iron & Wine.

Une promenade agréable en voiture ou encore un dimanche matin pluvieux sous la couette et cette galette et votre plus tendre amie.

Des mandolines qui vous chuchotent que tout vas pour le mieux Rich Man, une voix profonde qui vous consolent dans vos états de solitudes les plus profonds..Se sentir bien est si simple à l’écoute de ce disque.

Ajoutons à cela un Song-Writing parfait, pas étonnant, notre Brian,enseigne la musique à de nombreux élèves quand il ne compose pas ses pépites tendres/amères.

Cela parait si facile vu d’ici, c’est pourtant tellement juste.

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Aliocha

Notre entretien avec Aliocha

« Une chanson c’est tellement fragile, il y a une essence à ne pas perdre »

C’est la veille de son concert au MaMA festival de Paris, que nous avons rencontré Aliocha. Né à Paris, grandi au Québec, Aliocha a sorti son premier EP Sorry Eyes qui pose en 5 chansons son univers folk bercé aux références américaines et sa voix si intense.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Vous avez démarré sur les planches de théâtre dès 14 ans ?

Aliocha : 12 ans, même !

Comment on fait du théâtre si jeune ?

Mon père me donnait des cours de théâtre quand j’étais petit. A travers des amis, de la famille, j’ai commencé à faire du doublage puis j’ai rencontré un agent. Mon premier casting a été au théâtre pour une adaptation de la Promesse de l’Aube de Romain Gary et puis cela a continué comme ça.

Vous avez depuis enchainé les films, les séries TV…

Exactement

Vous êtes dans une famille d’acteurs ?

Oui, l’ainé Vadim était comédien, il chantait aussi. Il m’a donné envie de faire comme lui au départ. C’est pour ça que j’ai commencé le théâtre et la musique en même temps. Mon premier rêve c’était de chanter. Vers 10 ans j’ai commencé les cours de chant, et parallèlement je jouais aussi.

Qu’est-ce qui vous a donné le déclic à 10 ans de vouloir devenir chanteur?

Ce qui est assez drôle c’est que j’étais fan de Robbie Williams. Quand j’avais 10 ans, je regardais ses concerts. C’est vraiment ça qui m’a donné envie de chanter. C’est drôle, parce qu’aujourd’hui ma musique ne ressemble pas du tout à ça.

Ca et faire comme mon grand frère qui chantait extrêmement bien, c’est ça qui m’a donné envie.

Plus tard, quand j’ai découvert Dylan j’ai commencé à jouer de la guitare et à composer un peu plus tard, vers 16 ans.

Que représente la musique pour vous ?

J’ai vécu dans une famille où dès l’enfance on écoutait de la musique, Cat Stevens par exemple c’est mes 5 ans, ou les Beatles. Ca fait parti de ce que je suis parce que je les connais, parce que je les entends depuis que je suis tout petit.

Après d’en faire, c’est difficile de dire ce que ça représente parce que ça évolue, ça prend de l’importance au fil du temps. Quand j’avais 10 ans je rêvais d’être chanteur, mais c’est vraiment en écrivant des chansons que ça a pris plus d’importance, et que ça a un sens plus profond pour moi.

Les thématiques abordées dans l’EP sont autour des relations qui ne se passent pas toujours très bien…

Ce sont des relations, mais pas forcément des relations amoureuses.

Il y a des chansons très orchestrées comme Sorry Eyes et d’autres beaucoup plus dépouillées, comment se sont faits ces choix ?

Je pense que sur certaines chansons on sentait qu’elles n’avaient besoin de rien. Et c’était important de tout façon que même sur celles qui sont orchestrées de garder une simplicité, de garder quelque chose d’épuré, parce que j’ai joué tellement longtemps seul. Comme je disais tout à l’heure, quand j’écris des chansons, il faut que ça se tienne avec simplement guitare / voix. Mais en même temps je voulais donner une couleur à l’album, je voulais m’amuser avec les arrangements mais même quand c’est arrangé, cela doit garder une simplicité.

Est-ce que le fait d’être français vivant au Canada, vous avez puisé dans les deux cultures ?

Peut-être inconsciemment. Ce sera difficile pour moi d’en parler, par ce que toutes mes influences, je ne les mets pas consciemment dans ce que je fais. Jamais je ne me dis « tiens je vais composer une chanson plus british… » C’est plus par rapport à ce que j’écoute. C’est que je me tiens au courant de ce qui se passe en France. Comme j’écoute ça et de la musique américaine, probablement que ça se traduit dans ce que je fais, mais inconsciemment.

Comment vous écrivez vos chansons ?

Comment j’écris… Je ne serais pas capable de dire par exemple « allez, pendant un mois j’écris des chansons ». C’est quelque chose que je fais tout le temps. Je joue de la guitare et parfois il y a quelque chose qui sort. Je ne me dis pas « tiens je compose un album, j’écris des chansons comme ça ». Parfois pendant 3 mois il n’y a rien qui sort ou pendant une semaine il y a deux chansons qui sortent. Selon ce que je vis il se trouve que je n’ai rien à dire et il n’y a rien qui sort, et parfois, tout d’un coup je déballe quelque chose.

A partir d’un moment j’avais vraiment beaucoup de chansons, je me suis dit « tiens, je crois qu’il y a un album là dedans ».

(c) portrait par Delphine Ghosarossian
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Quels sont les ingrédients d’une bonne chanson ?

J’ai l’impression que c’est par erreur que je trouve une bonne chanson. Il y a un mot en anglais « serendipity » qui représente bien ça. C’est quelque chose qui est arrivé par erreur mais qui crée quelque chose de beau au final. J’ai l’impression qu’il faut ça pour chaque chanson. Je ne serais pas capable de me dire « là en 10 minutes, tu fais ça plus ça plus ça et ça fait une chanson ».

Il faut aussi que la chanson existe en guitare-voix ou piano-voix. Il faut que complètement dénudée elle ait un intérêt. Après, on peut mettre des arrangements, améliorer la chanson, mais il faut qu’elle ait une base solide.

Au niveau du texte, ce n’est pas forcément sur papier. Pour moi, ce n’est pas forcément de la poésie, mais il ne faut qu’il y ait un mot qui soit laissé au hasard. Il faut que tout ait un sens. Même si ça ne change pas les esprits, peu importe, je pense qu’il faut qu’il y ait une intention derrière tout ce qu’on dit.

C’était plus naturel d’écrire en anglais ?

Oui, parce que toutes mes influences sont anglophones. Quand j’ai commencé à chanter, j’ai commencé à apprendre des chansons en anglais, c’était Dylan, Cat Stevens, Simon & Garfunkel… Alors quand j’ai commencé à écrire mes propres chansons c’est forcément comme ça que c’est sorti. Et on ne chante pas de la même façon en français et en anglais. Il aurait presque fallu que je réapprenne à chanter en français.

A 16, 17 ans vous rencontrer Jean Leloup (auteur compositeur interprète du notamment ultra tube 1990), que vous a t-il apporté ?

Il m’a apporté tellement de choses… Au moment où je l’ai rencontré j’avais une dizaine de chansons, avec toujours ce rêve d’être chanteur. Mais ça me paraissait loin, inaccessible. Autour de moi, ma famille, mes amis me disaient que c’était bien, mais je ne pouvais pas imaginer que Jean Leloup aimerait ma musique.

Je l’ai croisé dans un café, je suis allé le voir, j’avais surtout envie de lui parler. Ce que j’ai trouvé à lui dire c’est que j’avais des chansons et que je ne savais pas quoi en faire. Et d’une spontanéité incroyable, il m’a dit « viens au studio ce soir ». Il travaillait avec un groupe à ce moment là qui s’appelait The Last Assassins et ils étaient tout le temps en studio. J’arrive et il me fait jouer deux trois chansons. Il m’a dit « c’est top ! » Il a demandé à ses musiciens de m’accompagner et on a enregistré deux trois maquettes ce soir là. Il m’a fait revenir le lendemain. C’est lui qui m’offrait le studio, il a été d’une générosité folle. Qu’une idole comme ça me donne une légitimité, ça m’a donné confiance. Il m’a dit « il faut que tu fasses un disque ». C’est comme ça que ça a commencé…

Vous arrivez quelques années après avec un EP ?

C’est quand même 5 ans après… Car après avec ces maquettes je suis allé voir Michel Bélanger qui est le patron d’Audiogram, mon label au Québec, qui est le plus grand label indépendant au Québec. J’étais venu lui demander conseil pour le produire moi-même. Je ne pensais pas qu’une maison de disques voudrait le faire. Et lui m’a fait confiance à ce moment là alors que vraiment je n’avais pas grand chose.

Michel Bélanger m’a aidé dans mon développement, il m’a fait travailler avec plusieurs personnes, il m’a même envoyé même à Los Angeles travailler avec un arrangeur. Il se trouve que ça n’a pas fonctionné mais j’ai travaillé avec plusieurs personnes, j’ai continué à me développer, à écrire plusieurs chansons. C’est vraiment cinq ans après, avec la rencontre de Samy Osta que là je me sens prêt à sortir.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Comment s’est faite la rencontre avec Samy Osta ?

A travers un contact qui est dans le milieu de la musique, qui s’appelle Jean-Valère Albertini a qui j’ai dit « il me faut un arrangeur ». Du coup, on a fait un rendez-vous, on a écouté plusieurs disques français sans me dire qui étaient les arrangeurs. J’ai écouté les différents disques et je crois que c’est sur le premier EP de Feu! Chatterton que j’ai dit « c’est avec le mec qui a fait ça avec qui j’ai envie de travailler ». On est allé le rencontrer, et dès la première rencontre, je me suis dit « c’est avec lui que ça va marcher ».

Le travail a été tellement saint avec lui, il est vraiment dans l’écoute. Une chanson c’est tellement fragile, il y a une essence à ne pas perdre et avec lui c’était un travail de chirurgien pour ne pas perdre ça.

Et pourquoi allez en Suède pour faire l’enregistrement ?

Je ne sais pas exactement (rires). Samy venait de finir l’album de Feu! Chatterton là bas, et il m’a dit « le studio est top, on va enregistrer en Suède ». J’ai dit « Amen ! » (rires).

Au Canada, vous êtes surtout connu en tant qu’acteur, comment est-ce perçu d’être acteur-chanteur ? Car en France c’est très difficile…

Je pense que les gens sentent que ce n’est pas cette démarche qu’on pourrait imaginer de l’acteur qui profite de sa notoriété pour tout d’un coup se lancer dans la musique. Comme je vous l’ai dit, j’ai démarré les deux en même temps, et cela fait 5 ans que je travaille dessus.

Mais c’est vrai que c’était une peur, je me demandais comment les gens allaient le percevoir. Finalement les gens sentent bien que c’est honnête.

En France on vous connaît moins en tant qu’acteur, vous arrivez directement en tant que chanteur…

Absolument. Encore, au Québec on me connaît comme acteur, mais je ne suis pas une star, il y a plein de gens qui vont me découvrir à travers la musique, enfin s’il me découvre avec la musique. (rires)

Comment s’est faite la rencontre avec votre label pour l’Europe, Pias ?

En fait c’est la même personne qui m’a présenté Samy Osta, qui est allé voir le label Pias. Moi j’étais déjà chez Audiogram. J’ai senti un enthousiasme chez eux qui m’a vraiment donné envie de travailler avec eux. Et depuis que je suis là ça se passe vraiment bien. J’ai rencontré Guillaume (ndlr Depagne), le patron de Pias France à Montréal. Il a fait le voyage pour me rencontrer.

Vous êtes programmé au MaMA festival, c’est un beau festival, sous quelle formation jouerez-vous ?

Je serai avec mon frère Volodia Schneider qui est batteur. C’est vraiment cool de jouer avec lui sur scène, on partage de bons moments. J’ai un bassiste qui s’appelle Tom Tartarin, et Christian Sean qui lui fait clavier, guitare électrique et back vocals, et moi, je suis au clavier et à la guitare. Ca va être intime, et je pense que cette intimité marche avec ce que je fais.

Il y aura d’autres dates en France ?

Il y a certaines dates qui arrivent tranquillement. Mais comme ça vient de tomber, je ne sais même pas à quel point c’est annoncé. De bonnes nouvelles…

Merci

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Tom Chaplin

Tom Chaplin – The Wave

Depuis petit j’ai toujours symbolisé mes soucis d’enfant, puis de jeune adulte, en une vague qui naît, prend de l’ampleur, n’en finit plus d’impressionner et s’échoue sur le rivage.

A chaque problèmes sa vague, à chaque vague son échouement et à chaque échouement son ressac perpétuel dans le grand océan bouillonnant.

The Wave (La Vague pour les moins Anglais d’entre nous..) c’est l’histoire d’une rédemption, celle d’un homme, celle de son auteur : Tom Chaplin, chanteur des fameux Keane qui à bien du mal a assumer son statut de star et qui souffre de gros problèmes de drogues et d’alcool.

Rongé par un manque de confiance en lui, devenant accro et détestant ce qu’il est devenu, il décide qu’il est temps d’amorcer un changement, d’écrire ses propres chansons sous son propre nom et de sortir un disque dont il est profondément fier.

Tom Chaplin a toujours le don d’emporter même les plus réfractaires d’entre nous dans ses chansons.

Même les plus sceptiques succombent a ses mélodies accrocheuses et à sa voix plus profonde qu’auparavant.« Il y’a certains moments ou je détestais ma voix; je la haïssais vraiment. Elle donnais l’impression que j’étais un enfant de chœur pur et angélique. La vérité était bien plus sombre et plus complexe » avoue-t’il.

Avec des tubes puissants et ravageurs Hardened Heart; une production et des arrangements audacieux The River; des petites merveilles pop poignantes et très inspirées See It So clear, Tom Chaplin sort un album puissant qui image la force d’une renaissance, le souffle d’une nouvelle vie, l’ardeur d’une réhabilitation flamboyante d’un artiste sincère et talentueux.

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