Etat des lieux de l’offre de musique numérique

Etat des lieux de la musique numérique

Source IRMA

L’observatoire de la musique présente la cinquième étude sur l’offre numérique à partir d’un échantillon de 100 services. 18 boutiques généralistes, 15 boutiques spécialisées, 10 portails, 12 radios et 19 services de streaming, 10 sites communautaires, 5 sites éditoriaux, 4 sites de création/remix et 7 sites web player

Parmi les conclusions de l’étude : une offre de service qui s’appauvrit, des tarifs en hausse, une importance de plus en plus grande de l’Internet mobile.

Conclusions :

Une offre appauvrie ?
De manière globale, l’offre de services s’est appauvrie : la balance entre l’ajout et la suppression d’items est négative pour la première fois depuis la création de l’étude (-57 items) ! Cet appauvrissement est d’autant plus préoccupant pour l’offre légale qu’il intervient au moment où le bilan de l’année 2009 montre une faible croissance du marché numérique : +19,7% vs 2008.

D’ailleurs, 11 sites de l’échantillon ont fermé depuis le semestre précédant. 2009 marquerait-t-elle l’année de la fin de l’expansion du secteur de la musique en ligne dans la diversité de ses propositions ?

Politiques tarifaires en hausse
On constate une hausse générale du prix des titres en téléchargement, notamment sur le prix des packs, mais également selon la qualité du flux et selon la longueur (durée) de l’oeuvre.

Type de contenu
Le titre et l’album restent le type de contenu en croissance, notamment dans les boutiques en ligne. La vidéo marque le pas et les produits mobiles décroissent surtout sur les portails, et notamment les portails media, tels NRJ, MCM et M6music. Le recul de l’éditorial est symptomatique de l’appauvrissement de l’offre de manière générale.
À noter une légère percée de la retransmission live de concerts, bien qu’ultra-minoritaire sur le global, qui pourrait préfigurer d’une nouvelle exploitation du spectacle vivant en ligne.
Les produits d’édition (lyrics, partition) sont malheureusement toujours les grands absents de l’offre légale, en étant présent sur moins de 10% de l’échantillon.

La fin des sites web ?
La suprématie de l’interface web comme mode d’accès unique est battu en brèche. Il passe de 93 à 81% de représentativité dans l’échantillon. Tandis que les terminaux mobiles, surfant sur la vague des smartphones (iPhone, Androïd, RIM), passent de 35 à 43%, notamment grâce aux boutiques en ligne généralistes, telles Amazon MP3, Rhapsody et We7.
Ces résultats mettent en avant la forte progression de l’usage d’internet en mobilité : 47% de connexion à Internet en balade (vs. 34% en 2008), connexion due à 46% au téléphone mobile, contre 30% en 2008.

Moins de fonctionnalités
Le partage et l’hébergement s’effacent. Difficilement monétisables même indirectement, ces fonctionnalités n’offrent peut-être plus assez d’éléments de différenciation pour être attractifs. Dans un contexte de crise, ce sont les premières fonctions à être supprimées.

Le retour des catalogues
Les boutiques en ligne comme Lala, We7 ou Wolfgangsvault restent le moteur de l’amélioration de l’offre car le nombre de références continue de s’accroître. Ainsi VirginMéga annonce 6 millions de titres disponibles sur sa plateforme et MusicMe enrichit son offre, proposant 5,5 millions de titres.
S’agissant des sites de streaming, seul Deezer semble avoir enrichi son offre, Jiwa étant quant à lui contraint par la récente décision de Warner, de retirer de son offre leur catalogue.

Par type de site
Le dynamisme de l’offre se concentre sur un nombre réduits d’acteurs, plutôt de type boutique en ligne (We7, Thumbplay, Nuloop), radios en ligne (Goom radio, Hotmixradio) et streaming (Deezer, iLike).
L’appauvrissement de l’offre concerne, plus particulièrement, la catégorie Divers avec la fermeture de 3 sites MyBloop, ffwd et JustHeartIt. Les sites communautaires perdent 40 items et 2 sites, Imeem et Hitmuse, sont absorbés par MySpace.

Télécharger l’étude complète ici

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