3 questions à The Rebels Of Tijuana

The Rebels Of Tijuana

1- Sous vos airs de « dandys nonchalants », vos chansons (et vos clips) ne sont-elles pas terriblement « politiques »?

Politiques ? non je ne crois pas, du moins ce n’est pas intentionnel. Nous avons fait deux clips. Le premier « J’adore ce flic » est un peu en hommage à un batteur avec qui je jouais dans le groupe A*Song (http://www.myspace.com/asongmusic). Il était flic dans la vie de tous les jours et batteur le soir. Il jouait dans le style ringo star/ charlie watts, était super créatif et avait une culture pop d’enfer. Du coup il y avait souvent pleins de flics au concert. Les concerts les plus sécurisés de France !! Sans la musique on ne se serait peut être pas rencontré. Jouer en groupe demande beaucoup de souplesse et d’ouverture. Aimer la même musique ne veut pas dire qu’on a les même idées politiques et les mêmes envies dans la vie de tous les jours. Et dans The Rebels of Tijuana on s’est d’abord formé pour le côté sexy du rock n’roll et pour jouer au gammins irrésponsables avec des guitares comme nos héros et non pour des raisons politiques c’est évident.

Pour le clip de « Fire till the break of dawn« , c’est un peu différent. Ce texte remonte à plusieurs années même avant la création du groupe tout comme le morceau War sur notre album. J’avais besoin de textes pour faire des chansons et c’était l’époque ou il y avait toutes ces images de la guerre en Irak à la télé. J’ai demandé à une copine de me faire des textes. Je lui ai indiqué ces thèmes sans trop me creuser la tête. Aujourd’hui on s’est retrouvé avec ce morceau qu’on a voulu mettre en avant surtout à cause de la musique qu’on aime bien (c’est d’ailleurs un des seuls morceau du disque que nous jouons en live). Le texte est secondaire et on a laissé les mains un peu libre à notre vidéaste qui c’est vrai en a fait quelque chose d’un peu violent mais on l’assume complètement.
Et le fait de prendre des images seventies (au delà du grain dont on est fan absolu), nous fait parlé d’un sujet un peu grave comme si c’était un dessin animé. Et puis les fringues des gi’s aujourd’hui ne sont pas aussi belles que celles de 72, non ?..hé hé

2- Vous faites beaucoup référence aux US qu’est-ce qui vous fascine tant dans les Etats-Unis?

C’est le fantasme ultime qui s’atténue avec le temps mais qui nous reviens en pleine gueule par moment, on projete de temps en temps pendant nos concerts le film Vanishing point, sorte de road movie à la easy rider mais avec des bagnoles seventies.

Donc oui, sur un point de vue purement musicale. il y a ce fantasme de la scène californienne sitxies, les garage band, le psychedelisme, les compiles nuggets qui paraissent tellement loin maintenant,ce sont tous des papys ou ils sont morts. Mais j’aurai toujours cette image hédoniste de cette période qui restera comme une illusion paradisiaque ou tout semblait pure et ensoleillé….et fumant.
Et puis la soul, stax surtout, ce son, ce groove, ces gueules. Booker T and The Mg’s en tête de liste. Enfin plein de trucs qui paraissent énorme commes les autoroutes, les magasin de grattes. La seule fois ou j’ai été aux Etats Unis, je suis resté une semaine à New York et tous les jours je retournais dans le même magasin de disques m’acheté des trucs ricains qui me faisaient rêver, j’étais comme un gosse en manque qui court partout dans un magasin de jouets. Le magasin était du style à avoir un rayon entier sur The Band, Canned Heat ou The Grateful Dead. Un truc de fou furieux.

Pour The Rebels of Tijuana, l’idée de base étais ça et puis la première version du groupe (présente sur le disque) était composé d’un guitariste plus anglais que les anglais. C’est vrai que l’Angleterre a été une grosse influence, beatles stones bien entendu mais la brit pop 90’s énormément. Avant d’être fasciné par les states, j’ai découvert la musique étant ado avec la brit pop, oasis, blur supergrass, ride… et je suis toujours très grand fan de Paul Weller qui a une carrière splendide à la Neil Young. J’aime beaucoup The Coral ou Ocean Colour Scene. Donc c’est vrai que la première version du groupe était très anglaise même si je poussais beaucoup vers des sonorités ricianes, chose que l’ancien guitariste Sébastien n’aimait pas du tout. Aujourd’hui on évolue à deux guitares, il y a beaucoup de banjo et de country, des morceaux plus stones et byrds avec de la guitare rickenbacker douze cordes. On est, à vrai dire, très loin du disque qu’on vient de sortir et le nom du groupe n’a jamais eu autant de sens qu’avec cette nouvelle formation.

3- Comment présenteriez-vous en quelques phrases votre album Where did this trip go wrong ?

Ce disque est le résultat de deux ans passé ensemble ou la bonne ambiance n’a pas toujours été au rendez vous. Certains ont voulu arrêter et puis c’est finalement un autre qui s’est fait virer. On a fait près de 80 concerts en deux ans on a donc passé beaucoup de temps sur la route à se supporter, rigoler ou des fois se détester. Bref, ces deux ans étaient cools et en même temps compliqués, nos rapports ont fini par se dégrader d’ou le titre de l’album et la cadillac à l’arrêt dans la pompe à essence. La couleure du disque est d’ailleurs assez noire . Je tenais vraiment à enregistrer tous ces morceaux peut être plus que les autres. On voulait toujours un son bien vintage mais sur des morceaux à l’écriture plus moderne, du moins certains. Et on ne se sentait pas de mélanger ces morceaux avec des morceaux en français. On a fait le truc très naturellement. L’enregistrement était pénible, j’étais à moitié malade, crevé. Chris Hierro l’ingé son nous a bien aidé au final.

Aujourdui l’ambiance dans le groupe est fantastique, deux nouvelles personnes sont arrivées, on enregistre très prochaienement un ep en français qui sortira en férvrier si tout va bien et nous nous lancerons dans l’enregistrement d’un nouvel album courant 2011 entremelés de nombreux concerts on l’espère.

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