L – L’entretien

LJ’ai cru comprendre que vous aviez choisi L parce que Raphaël(e) s’était déjà pris ?

Entre autre chose oui, c’est vrai. Effectivement il y a ce jeune homme qui a débarqué qui a vendu 1 million d’albums il fallait donc bien que je trouve autre chose que Raphaële.

En fait c’est l’initiale de mon nom de famille puisque je m’appelle Raphaële Lannadère.
Mon nom en entier je trouvais ça un peu long. Puis L c’est l’initiale de mon nom de famille et celui de tous mes grands-parents. Et, à la même époque j’ai un ami qui a écrit une chanson Lady L.

Tout c’est fait un peu en même temps et ça m’a semblé assez évident finalement.

Comment avez-vous composé votre album Initiale? Vous avez travaillé avec Babx? Vous avez mûri cet album depuis le dernier sorti en 2008?

En fait en 2008 on a sorti avec des amis sur un petit label indépendant de copains un premier 6 titres qui s’appelait Premières Lettres. Ça nous a permis de nous faire connaître, de trouver des équipes. Grâce à tout ça finalement on a sorti cet album merveilleux puisque c’est vraiment un travail d’équipe, effectivement avec Babx qui a été le chef d’orchestre pour tous les arrangements du disque et de la musique.

C’est vous qui avez écrit les textes ? composé la musique ?

Oui

Toute seule, vous vous êtes isolée ?

Non, je les ai écrites en 8 ans au total. Mes lèvres qui est la première chanson que j’ai écrite, ça fait 8 ans qu’elle existe. D’autres ça fait seulement à peine un an. C’est souvent le cas pour les premiers albums, voilà huit ans d’une vie ramassés.

Ce sont les chansons que j’ai choisies. Il y en avait d’autres qui existaient aussi, mais c’est ce qui m’a semblé faire un objet cohérent.

L – Pareil

On vous voit sur la pochette de l’album avec un fond noir, le premier titre est le Corbeau, le second Romance et Série Noire, pourquoi autant de noir?

Je ne sais pas. En plus la photo je ne la trouve pas sombre du tout.
C’est toujours chic le noir. Il y a Brigitte Fontaine dans une de ses chansons qui dit « Le noir c’est mieux choisi ». Voilà, c’est toujours un peu chic le noir.

Quand on écoute l’album, il y a des influences assez évidentes dans la tradition de la chanson française, est-ce que vous en avez d’autres?

Il y a des tas d’influences c’est sûr. Je citais Brigitte Fontaine à l’instant, Bashung, Mano Solo, et puis Gainsbourg et puis Brel, et puis Ferré. Ça c’est pour la chanson mais je n’écoute pas que de la chanson, loin de là. Et donc il y a aussi plein de rock’n roll, le Velvet, Björk, Billy Holliday dans les parages, du jazz, de la musique du monde, des tas de choses très diverses. Et du classique. Il y a une phrase de Schubert que j’ai pompée sur Mescaline.

Oui, il y a des tas d’influences.

Votre album est très très bien accueilli, comment est-ce que vous vivez ça ?

Ben, bien ! (rire)

Ca ne vous met pas une certaine pression…

En fait comme ça fait huit ans que je travaille pour tout ça, je trouve ça merveilleux et c’est assez surprenant que ça se passe aussi bien.

Finalement ce qu’on dit de moi ça ne change pas ce que je fais depuis huit ans. Il y a encore trois ans on ne disait pas la même chose c’était pas prêt de la même façon. Aujourd’hui ça a cet accueil-là. Je ne sais pas très bien pourquoi… Je ne pense pas que cela dépende de moi en fait, donc je prends ça avec le plus grand des bonheurs et puis on verra bien.

Vous avez des dates de concerts pour cet été ?

Il y a les Francofolies de La Rochelle le 16 juillet, on a un festival à Sète en Juin, Taparole à Montreuil, un autre festival à Pornic et puis surtout la vraie tournée va commencer à partir de septembre. On va vraiment partir sur les routes avec les musiciens, et j’ai hâte.

Quelle va être votre formation ?

On sera cinq sur scène.

Il y a une pianiste qui s’appelle Donia Berreri, qui fait du piano évidemment et du synthé. Il y a un bassiste, qui s’appelle Julien Perraudeau, qui fait autant de basse que de guitare que de synthé aussi. Un batteur Emiliano Turi et puis il y a Julien Lefevbre qui fait du violoncelle et de la guitare électrique.

Ce sont des gens merveilleux. On va partir en équipe, tous ensemble avec aussi notre ingé son chéri qui s’appelle Thibault Lescure.

C’est génial, on va essayer de faire un beau spectacle et puis beaucoup de musiques.

Vous allez sortir des frontières hexagonales ?

Alors je sais qu’on a quelques dates en Suisse, en Belgique, et puis peut-être plus tard ailleurs aussi. J’entends parler les bureaux exports, donc on ira peut-être se balader aussi un peu ailleurs qu’en Europe, c’est possible.

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