3 questions à Thos Henley

A l’occasion d’un show case au 104 nous avons pu poser nos questions à Thos Henley et faire quelques photos (par Delphine Ghosarossian). Soit peu de temps avant son départ pour la Grèce.

Juste pour faire les présentations, d’où venez-vous ?

Je viens d’un petit village du sud de l’Angleterre.

Vous vivez maintenant à Paris ?

Je vis à Paris, mais je pars fin juillet pour la Grèce.
Cela peut paraître bizarre avec tout ce qui se passe là-bas, mais nous partons dans un petit village de pécheurs sur la côte.

Quel est votre parcours musical ?

A 14 ans, un ami m’a proposé de rejoindre son groupe. Un groupe rock, on écoutait Kyuss, les Queens of The Stone Ages. J’ai fait ça pendant 3 à 4 ans. Quand vous avez 14 ans c’est super, mais je me suis rendu compte que je voulais jouer de la musique plus sérieusement. J’ai arrêté de chanter avec un accent américain, j’ai pris ma voix réelle, j’ai appris à jouer de la guitare et suis venu à Paris. C’est très simple en fait.

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On vous présente comme un voyageur romantique, qu’en pensez-vous ?

J’aurais aimé l’être. Je ne sais pas si je suis un voyageur romantique, je voyage et je suis amoureux, alors peut-être.
Aussi je suis pauvre, ça c’est romantique! Je n’ai pas assez d’argent pour aller à l’hôtel, je dors sur la route… non, je plaisante. Désolé (sourires)

D’où viennent les chansons de votre premier album ?

L’album s’appelle A Collection Of Early Recordings, c’est donc un mix des chansons que j’ai écrites à Londres et à Paris. On peut y voir comment j’étais avant, comment je suis maintenant, enfin l’an dernier en fait. Cela m’a permis de me délester de mon stock de chansons, de pouvoir repartir vers l’écriture d’un nouvel album.

Pour le lancement de l’album, vous avez fait 20 mini-concerts dans les 20 arrondissements de Paris, c’était comment ?

C’était dur… Certains concerts étaient géniaux, d’autres horribles.

Je n’ai pas une énorme fans base, mais j’en ai quand même une. Donc les personnes qui voulaient venir ont choisi le concert près de chez eux. Parfois il y a avait 2 personnes, d’autres fois il y avait 20 à 50 personnes. C’était charmant.

Maintenant que je vais quitter Paris, je pense que c’est la meilleure ville au monde. C’est donc formidable de pouvoir dire que j’ai joué dans tous les arrondissements, qu’en quelque sorte je fais parti de cette ville, de son histoire.

Qui a eu cette idée ?

C’est moi. Car j’avais l’habitude de jouer dans la rue, de faire la manche. En venant à Paris, je n’avais pas assez d’argent, j’ai donc joué dans la rue avant de trouver un job. C’est pour cela que j’ai voulu le refaire pour le fun.

Il reste des traces de ces concerts ?

Cela a été filmé par Le Cargo. L’idée serait d’en faire un dvd.

Un dernier mot en français avant de partir ?

Merci beaucoup Paris ! (rires)

Ce fut les deux plus belles années de ma vie. Je suis triste de partir mais je reviendrai probablement l’an prochain. J’ai besoin d’un break, j’ai envie de pécher, de nager, d’écrire.
Mais je sais que je mourrai à Paris, c’est la meilleure ville.

C’était un bon dernier mot ?

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