Love Who You Are – Moonengineer

Moonengineer, le nom est apparu il y a cinq mois dans ma boîte mail. Benoit avait lancé une annonce, à qui voudrait griffonner quelques mots sur ce musicien sorti comme d’une boîte à pantin. Intrigué, j’ai répondu que je m’occuperai de cette chronique.

Quelques semaines passent, sans réponses. Et puis un jour, un mail de Cali. Il est le Moonengineer et se dit intéressé par ma proposition de chronique. Rapidement, j’ai en ma possession le premier album de l’artiste : Lite Comas. Je cale mon casque sur les oreilles, lance la liste de mp3 et attends.

La première piste s’appelle It’s coming my way. Assurément, une bonne introduction pour une musique hybride. Beat électronique, voix claire, guitare acoustique, guitare électrique, synthétiseur ; dès la première composition on sent qu’il va être difficile d’étiqueter l’ingénieur. Je me laisse aller à l’association des sonorités et doucement, d’autres noms me viennent en tête : le Glorybox de Portishead, le Teardrop de Massive Attack, Emotion et Make Love des Daft Punk.

Seulement, ce serait trop facile de s’arrêter là. De coller deux ou trois sons voisins sur la musique de Moonengineer et d’affirmer : « c’est bouclé, on a fait le tour ». Moonengineer ; ça ressemble à un poème de Jacques Prévert. Au clair de la lune, Pierrot a été touché par la crise et doit mettre les mains dans la glaise. Moonengineer c’est presque l’histoire de ce personnage de comptine, qui soudainement devient garagiste et prend de plein fouet les préoccupations et états d’âme humains. C’est l’histoire d’un personnage poétique qui apprend à faire partie du quotidien.

C’est bien d’histoires et de comptines qu’il s’agit quand on écoute Moonengineer. Cali, l’artiste sous le personnage, a été chercher son patronyme dans ses cahiers d’écriture. Secouez son amour pour les mots, ajoutez des cerises et un goût prononcé pour la folk de Neil Young, un fort désir de développer son univers personnel et des machines, pour assister l’alchimiste, et vous y êtes.

Musicalement, cela se traduit par un décor planté au synthétiseur, de longues plages de sons voluptueuses. Le piano et la guitare, très présents, donnent le change à la voix de Cali, suave, fraiche et apaisante. Ca donne envie de s’aimer et d’aimer les autres (clin d’œil à l’excellent Love who you are), de poser les yeux sur les petites vérités secrètes, cachées au fond des textes de l’album. C’est intime mais pas intrusif. C’est refaire le monde à la chandelle.

Moonengineer est en concert le 25 octobre au Gibus, à Paris.

A l’écoute après le break

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Informations complémentaires

  • Titre: Love Who You Are
  • Durée: 5min 44s
  • Artiste(s): Moonengineer feat. Angèle Sassy
  • Album: Lite Comas
  • Label: Mescalito Sassy
  • Date de sortie: Septembre 2010

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