Notre entretien avec Mein Sohn William

On va commencer par les présentations. Tu t’appelles ?

Mein Sohn William : Je m’appelle Dorian et mon nom d’artiste c’est Mein Sohn William tout simplement, et je viens de Rennes.

Pourquoi « tout simplement » ?

Parce que des présentations ça peut être simple.

Pourquoi Mein Sohn William comme nom d’artiste ?

Je ne réponds pas pleinement à cette question parce que je tiens à laisser un peu de mystère et laisser les gens imaginer eux même. Il y a une consonance germanique c’est sûr, parce que je voulais éviter une consonance anglaise trop évidente pour ce genre de musique.

Comment es-tu venu à faire de la musique ?

Ca fait longtemps que j’en fais, mais tout seul c’était en dépit de ne pas avoir quelqu’un à ce moment là. Le projet a commencé tout simplement avec une guitare et une voix. Au fil du temps j’ai vraiment complexifié la chose avec du matériel, que cela soit des pédales de sample, des instruments supplémentaires. Tout ça pour me permettre d’avoir une liberté de création et de pouvoir enrichir les morceaux par des arrangements qui seraient impossibles avec juste une guitare et une voix.

Mein Sohn William est ton deuxième album…

C’est le premier en fait pour moi. Il y a eu une première démo que j’ai éditée moi-même, sérigraphiée. Pour moi c’est vraiment celui qui est sorti le 23 janvier qui est le premier.

Mein Sohn William – Until The End

Il sort chez Ici d’Ailleurs, comment s’est faite la rencontre avec ce label ?

La rencontre s’est faite assez simplement, c’est Ivan Chiossone de Bästard que j’avais contacté pour faire le mastering qui m’a mis en relation avec eux. Je ne suis allé voir personne d’autre, ce fut très rapide, comme un rêve de musicien qui arrive encore. J’ai signé en janvier 2011. Ca fait à peu près un an et demi que j’avais commencé à faire ce disque.

Que t’apporte le label ?

Enormément de choses. Déjà c’est une exposition, il y a une vraie visibilité qu’il n’y avait pas avant, c’est certain. Ce que je faisais en « Do It Yourself » avant, j’ai plus à le faire. Qui plus est sur un label qui reste très indépendant qui ne donne pas de direction aux artistes, qui nous laisse une vraie liberté. Ce ne sont que des points positifs.

Vous vous rencontrez entre artistes du label ?

Oui, j’en ai rencontré quelques uns. Après je n’ai pas pu rencontrer toute la famille parce qu’il y en a beaucoup. Ca va se faire au fil du temps, au fil des concerts. Par exemple, je vais jouer avec Winter Family très bientôt, je ne les ai pas encore rencontrés …

Comment s’est faite la genèse de ton album ?

Il y a eu cette première démo et après ça j’ai continué à faire pas mal de concerts. A un moment il a été épuisé, je me suis donc dit que j’aimerais bien accomplir plus qu’une démo, avoir un travail d’album qui soit réfléchi, qui ne soit pas enregistré en une semaine, mais sur une période longue. Je n’avais aucune contrainte, l’idée était vraiment de prendre le temps pour avoir un maximum de moments de réflexion autour des morceaux.
C’est un album qui est assez court finalement mais qui est pour moi l’objet que je voulais avoir. Je n’ai pas de regret sur aucun morceau.

Pour écrire les chansons tu t’es nourri de quoi ?

De plein de choses. Je raconte beaucoup d’histoires sur scène. J’aime bien le récit dans les chansons. Il y a aussi beaucoup d’influences musicales, c’est certain qui vont puiser dans beaucoup de genres. Je ne me cantonne pas à rester dans un genre particulier. J’aime beaucoup de choses.

Comme ?

Comme de l’afro-beat, du hip-hop, du rock, de la noise. J’espère avoir suffisamment de largeur d’esprit pour ne pas me dire « de n’écouter que ce genre là et rien d’autre n’est bon. »

Et ta musique tu la qualifierais comment ?

Pour rester simple c’est une sorte de rock-dadaïste-lowfi (rires). Pour rester simple, après on pourrait complexifier …
A la base c’est du rock, après j’apporte des éléments qui ne sont pas du registre rock.

Sur scène tu es seul ?

Oui, je suis tout seul. J’ai un sonorisateur, mais il n’est pas sur scène avec moi. Ca reste une performance, un one man show avec toutes ces pédales que je gère aux pieds, ces déclencheurs aux mains, ces instruments, une guitare, une batterie, un clavier, des capteurs, du chant.
J’aime bien aussi montrer la démarche sur scène de comment j’ai construit ces morceaux, montrer que cela ne vient pas d’un seul coup, que ça ne me tombe pas dessus.

Et ce n’est pas trop frustrant d’être tout seul sur scène ?

Si, si. Je n’exclue pas d’amener des personnes en plus, c’est en cours de réflexion. Déjà sur le disque il y a des personnes en plus. Maintenant je suis tout seul et je me pose surtout la question de comment faire seul. Mais je ne m’enferme pas là dedans à me dire « il faut que je reste tout seul »

Il y a un clip en préparation ?

Un clip qui devrait venir assez vite, sur la chanson Until The End. On avait un peu tous réfléchi là dessus, c’est vrai que c’est le morceau qui sort plus comme single de l’album. Je n’aime pas trop ce terme là, mais dans le sens où c’est le morceau qui accroche le mieux.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2012 ?

Des concerts ! Il y en a déjà, mais d’autres concerts !

Merci

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