Notre entretien avec CocoRosie

C’est lors de l’un de leur passage à Paris que les deux soeurs de CocoRosie ont gentiment répondu à quelques questions.

Dans le processus de création y a t-il des rôles bien définis entre vous et votre sœur?

Bianca Casady : Je suis plus dans l’écriture, les mots. J’écris de la poésie depuis longtemps. Quant à Sierra elle joue de la harpe, du piano, construit les choses à partir de la mélodie.

Mais ils n’y a pas vraiment de définition dans de nos rôles, nous faisons toutes les deux un petit peu de tout.

Vous avez sorti cet été un single We Are On Fire, comment ont été conçues les deux chansons de ce single?

Nous étions chez notre ami David Sitek, le producteur, qui habite à Los Angeles. Nous avons commencé à écrire quelques chansons, de manière tout à fait spontanée. Il n’y avait aucun but dans l’écrire de ces chansons. Mais l’une avec l’autre, nous nous sommes senties obligées de les sortir, même si nous n’étions pas prêtes à faire tout un album.

[nggallery id=53]Portrait par Delphine Ghosarossian

Le nouvel album est déjà planifié ?

Non, rien n’est planifié. Nous travaillons actuellement dessus, sur de nombreuses chansons. Mais ces deux chansons étaient bien ensembles, elles étaient terminées et prêtes à sortir.

Est-ce que vous pourriez avoir quelques mots sur votre collaboration avec Antony (du groupe Antony & The Jonhsons)?

Antony a créé un groupe féministe qui s’appelle The Futur Feminisim auquel nous appartenons. Nous nous rencontrons régulièrement. Ce qui nous a inspiré la problématique de la chanson Tearz For Animals. Cette chanson parle du déséquilibrage démographique engendré par les infanticides de filles en Chine ou en Inde, des problèmes que cela engendre lorsque vous interférez avec l’équilibre naturel.

Nous avons demandé à Antony de chanter sur cette chanson. Pour moi, la voix d’Antony représente ici celle de mère Nature.

Pourriez-vous nous commenter la pochette de ce single ?

La pochette avant est une collaboration avec un ami. Une nouvelle collaboration que l’on a nommée Twin Rivers. Nous faisons tous les deux beaucoup de graphismes autour du sujet de la prison. C’est comme ça qu’on a commencé à faire des choses ensemble.

Il y a ici une référence à une cage d’oiseau, thème visuel que l’on retrouve beaucoup dans nos travaux, et au voile. Quand je voix une femme entièrement voilée, cela a un gros impact sur moi. Nous avons voulu ici renverser ce sentiment, en procurant à cette image une sensation de puissance.

De l’autre coté du disque le dessin a été réalisé par une personne en prison. Nous avons été très émues lorsque nous l’avons vue. Il y a eu des échanges par courrier avec la prison pour finaliser cette image.

Merci

Laisser un commentaire