Zaza Fournier

Zaza FournierZaza Fournier c’est un peu mon artiste fétiche, celle qui m’a accompagnée longtemps dans le casque audio et que j’aime faire découvrir. C’est donc tout naturellement que je me suis dit qu’il fallait peut-être que je me décide à faire une chronique. Toujours un peu difficile de parler de quelque chose qu’on aime profondément, quelque chose qui nous a ému parce qu’on ne sait jamais comment commencer.Alors, on fait une petite présentation, dis ? Là, voilà : Elle, elle voulait être comédienne, à la base mais les petits boulots à côté, ce n’était pas le must. Alors Zaza s’en va dans la rue, chanter avec son accordéon et son Ipod. Rapidement, on l’a repère et on lui propose des scènes. Elle fait sa maquette, l’envoie à Warner sans trop y croire et la voilà en enregistrement puis en tournée. Le résumé est sans doute, ici, plutôt facile mais peu importe, au fond, comment la demoiselle s’y est prise. Moi, j’ai envie de raconter l’autre côté, celle de la jeune fille qui découvre le son déjanté de Zaza Fournier et qui n’en revient pas.

On est en 2008, j’ai 21 ans, Zaza Fournier sort son premier album éponyme et je me prends la claque du siècle. Je découvre une jeune nana à la voix incroyable, sapées avec des couleurs flashy, un brin pin-up sixties et qui semble raconter de tristes choses mais de façon tellement belle et colorée qu’on en oublie de chialer. Je découvre, aussi, l’accordéon et je me surprends à trouver ça hyper cool quand jusqu’ici, c’était plutôt le terme ringard que j’accolais tristement à cet instrument. Et puis, il y a les paroles françaises écrites à un âge ressemblant au mien et qui ont, du coup, eût une résonnance particulière dans ma vie.

Zaza Fournier, c’est surtout un style, un genre musical jusqu’ici inconnu dans mon monde musical ; une pop colorée mariée à de la chanson française avec quelque chose de drôle, un humour façon rock’n’roll des années 50-60. Bref, je tombe amoureuse du son de Zaza Fournier, un son qui ne me quittera pas avant que, délaissée je finisse par l’abandonner à force de n’avoir rien de nouveau à me mettre dans l’casque. Et puis, voilà qu’arrive 2011 et que sort son deuxième album Regarde-moi. Je l’écoute, le découvre et retombe amoureuse. Le son est plus rock, l’accordéon se glisse dans les coulisses et laisse d’autres instruments de musique prendre le devant de la scène. L’Ipod disparaît au profit d’autres musiciens sur scène. Et comme un premier amour qu’on recroise après trois ans, je l’a trouve changée, grandie et j’aime plutôt ça. Je la sens plus mature, plus scénique, aussi, moins hésitante, plus sensuelle. Et puis, les années passent, je découvre d’autres sons, d’autres artistes, je m’y intéresse davantage, y laisse des heures au passage sans pour autant oublier Zaza Fournier. Aux heures sombres, j’y repense, comme une ex abattue se relance dans le visionnage presque douloureux d’anciennes photos ; je réécoute et je me souviens. Je me souviens du son, de cette voix et je me demande où elle est, là, en ce moment. Et puis, le hasard de la vie me fait visionner une vidéo youtube de Luciole où je revois Zaza Fournier. Alors, je cherche, je fouille, je fouine et je découvre que les deux artistes se produisent sur scène avec la toute aussi excellente Cléa Vincent dans un spectacle nommé Garçons où il est question de revisiter la chanson française des années 47 à 67. Et je suis contente, de voir qu’elle est encore là. (Là, c’est aux Trois Baudets et c’est jusqu’au 26 juillet, si jamais). L’autre nouvelle réjouissante, c’est que Zaza Fournier est en studio avec Majiker pour un troisième album et qu’il va pouvoir inonder mon casque audio de son, tout bientôt !

Je propose à l’écoute mon tout premier coup de cœur musical avec le titre les mots en tocs tiré de son premier album ainsi que le titre vodka fraise tiré de son deuxième album, pour toutes les raison qui me font aimer ce son. Et puis, quand on aime, on ne compte pas, j’opte pour un bonus avec le magnifique titre Regarde-moi tiré lui, aussi, du deuxième album

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