Sage – Sage

Neuf ans et deux disques d’or après la création de Revolver où il rendait hommage à son amour pour les Beatles, Sage s’éloigne à peine d’un quart d’heure de Liverpool, pour rencontrer la poisseur industrielle de Manchester et ses briques rouges maculées de pluie.

Produit à quatre mains avec Benjamin Lebeau (l’autre moitié du duo rémois The Shoes), cet album dépoussière, remet au goût du jour, détruit les codes de la scène Manchester dont on peut retrouver les ambiances par bribes tout au long de l’album.

Les mélodies liverpuldiennes ne sont jamais très loin. Elles nous réchauffent toujours sur « Time Never Lies », une grande échappée magnifiée par ses tristes guitares cristallines et ses violons venus d’un autre temps.

Car il est bien question de temps, de failles dans ce nouveau projet d’Ambroise Willaume. Il est question de grand écart entre cette voix chaude, jazzy, faussement lyrique et ces productions futuristes comme en témoigne le très Wild Beasts « August in Paris » avec son clip très inspiré par l’univers du surréaliste Magritte et ses paroles révélatrices « I’m looking for a secret alley, no one has ever seen» qu’il confirmera en interview « J’aime aller vers ce que je ne maîtrise pas », et c’est bien là la parole d’un sage.

Laisser un commentaire