Benjamin Biolay – Palermo Hollywood

Il faut toujours mettre les artistes dans des cases, c’est regrettable. 

Nous pourrions épiloguer longuement sur le problème, en chercher les causes, discuter les conséquences mais ce n’est pas le propos.

Le problème est que Benjamin Biolay est tombé beaucoup trop vite dans la grande caisse « foutoir » des chanteurs Bobos, « foutoir » parce qu’on ne sais pas ou les mettre surement… 

Et pour en sortir, il faudrait peut être qu’il commence à sortir de mauvais disques, écrire de mauvaises chansons ou encore qu’il arrête d’avoir bon goût dans ses choix musicaux, afin qu’on cesse de les lui reprocher.

Ce n’est pas avec Palermo Hollywood que cela vas changer…

Ce nouvel album est un disque voyageur, nomade et mondiale à l’image de la ville de Buenos Aires dont Palermo Hollywood est l’un des quartiers.

Entre les dissonances somptueuses du titre éponyme, la sublimissime surprise lyrique qu’est C 628 ou encore Horse Song, chanson aux paroles et aux expérimentations musicales désarmantes, Palermo Hollywood est profondément riche, riche comme le monde. 

Ce monde que Benjamin Biolay retranscrit si bien en musique. Qu’il se concentre sur l’Amérique du sud ou sur les problèmes sociaux plus Français dans Ressources Humaines » il est toujours profondément juste. 

Il a même l’audacieuse brillance d’intégrer a son concept des titres instrumentaux bienvenus, agrémentés de samples de commentaire de match de foot argentins ou de poème de Jorge Luis Borges (lu par l’auteur en personne), serait-il un bobo lui aussi ?

En fait, il s’en fout Biolay d’être taxé de bourgeois bohème. Il continue à donner du grain moudre à ses détracteurs en sortant des disques sincères, franchement réussis et surtout qui lui ressemblent. Des disques qui nous rappellent comme la chanson française peut être belle et intéressante, courageuse et touchante.

Un très beau documentaire sur la conception et le concept du disque

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