Currently viewing the category: "Pop / Folk"

Phosphorescent c’est une voix aux accents folks, une voix délicate et fragile qui viendrait nous susurrer des mots à l’oreille. Une voix qui résonnerait dans notre casque audio et avec laquelle, il nous semblerait impensable d’être trop longtemps séparée. C’est aussi, une musique… une musique incroyable. On s’éloigne des sons superflus, on vient dégrafer la musique, on lui ôte ses insatiables paillettes colorées qui ne sont là que pour les yeux et on la raconte, pour de vrai ; on la dénude pour mieux la recouvrir. Tout, absolument tout n’est ici que pour sublimer ce qui se raconte, sublimer cette voix, cet univers. Phosphorescent c’est une jolie façon de faire de la musique. Une vraie et véritable jolie façon de faire de la musique.

Phosphorescent est le pseudonyme du chanteur américain Matthew Houck qui sort son premier album A Hundred Times or More en 2003. Son 6ème album Muchacho, sorti en mars 2013 ne fait que confirmer son talent. Une folk qui coule, qui se mélange. On y découvre des synthés, des chœurs, des percussions, des sons plus country, plus électro, plus rock et des cuivres qui tous, ajoutés et multipliés semblent se frayer un chemin commun pour déployer une mélodie incroyablement réussi. Un joli mélange, donc, que cette musique-là. Muchacho, peut-on lire, a été écrit sur les routes pour se sortir d’une dépression… Je veux bien le croire tant cette musique-là semble provenir de l’intérieur et semble avec un raffinement, presque troublant, nous toucher, pour de vrai. Aucune autre musique, à ma connaissance, n’a cette élégance-là. Aucune autre n’a su avec tant de délicatesse me frôler d’aussi près, me traverser, m’apaiser et me faire oublier, pour quelques instants, les factures à payer, les interminables heures de bureau, les files de voitures, les klaxons, la foule qui s’agglutine aux caisses des supermarchés, les cernes et la fatigue accumulée sur les visages… Phosphorescent c’est la cravate qu’on desserre en rentrant du boulot. Phosphorescent c’est l’instant où on se sent véritablement libre.

Je mets en avant l’excellent titre qu’est Song for Zula pour cette ballade folk, ce synthé qui donne le ton, ces percussions qui s’ajoutent, ces cuivres oubliés qui résonnent et cette voix qui harmonise l’ensemble avec une telle grâce qu’on refuserait presque que la chanson prenne fin…

Song for Zula est donc à l’écoute, juste après le break…

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
3.7/5 (3 votes)
Tag(s):
 

Encore une fois je me suis planté !

Derrière cet accent cockney, cette pop créative, inspirée et élégante j’y percevais ce savoir-faire et ce supplément de charme si britannique. Bingo ! Photo est composé d’Antoine Bretillard (chant/claviers), son frère Augustin (guitares/claviers), Pascal Kouyoumdjian (basse) et Théo Amoureux (batterie). Ils se sont formés en 2009 à Paris !

Signés dans le très bon label Sober & Gentle, leur premier EP Tied & Bound est une vraie réussite dans lequel Anticlockwise par sa complexité, son ouverture et sa parfaite appropriation des différents courants nous a totalement convaincu.

Un titre ambitieux mais pas prétentieux, développant en trois parties une palette de trouvailles impressionnantes. La construction est géniale, la mise en scène parfaite. Cette longue plage musicale en fin de morceau est d’une grâce, d’une finesse rares et totalement enivrante.

Une chanson qui doit particulièrement bien passer en concert. A vérifier très vite…

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.5/5 (4 votes)
Tag(s):
 

Découverte

Photographe, graphiste et musicienne, Amber Edgar prend aujourd’hui son courage à deux mains pour enregistrer et faire découvrir sa musique à un cercle plus élargi que ses amis, au public.

« I’ve spent many years writing for myself, playing for my pets and friends, and occasionally opening for local bands. I never released my songs to the public. Somehow they stayed trapped in my little world. Until I burst. I NEEDED to have my music heard. A dialogue had to be formed. I felt an urgency to become committed to my creative endeavors, whatever the cost. I didn’t give a fuck. I use to, but that was before. »

Bien lui en a pris, car son tout premier morceau Honey & Sorrow est une très belle réussite. Ce titre particulièrement bien construit, équilibré et fignolé possède en plus d’une excellente boucle mélodique, d’une montée en nervosité finement amenée, il dégage une sincérité, un son, une energie libératrice tout à fait intéressante et communicative.

Hymne à se bouger, où tout devient possible, surtout devenir soi.

Bravo à elle ! En attendant ses prochains morceaux on se l’écoute juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (1 vote)
Tag(s):
 

J’ai choisi cette semaine une chanson du groupe Allah-Las qui s’appelle Sandy, sortie sur leur 1er album Allah Las en 2012 sur le petit label Innovative Leisure.

Los Angeles, 2008 : trois disquaires de la boutique Amoeba décident de former un groupe et agrippent un 4e membre. Biberonnés à la pop type The Byrds, leur son passe par le garage surf et le psyché-rock première moitié des sixties, mais aussi par les apports de la déferlante pop anglaise de la même décennie. Produits par Nick Waterhouse, ils délivrent une pop mélodieuse et joliment vintage ; l’imagerie est très Instagram, avec des photos surdéterminées par la coolitude supposée d’une décennie qu’ils n’ont jamais connues, aux couleurs un peu jaunies, avec tous les accessoires (planche de surf, moto originale, sombrero mexicain, plage, barbe à la Robert Wyatt ou Brian Wilson, pop art, vinyles, guitare classique transpirante en concert, soucoupe volante sixties, hommage poli aux Stones, etc.). « Les couleurs continuaient de transparaître, mais l’âme n’y était plus. » Alors, toc, nos Californiens ? Ce serait sans compter sur leur sincérité, et sur l’intelligence de l’auditeur. Car derrière ce curriculum impeccable, sans tâche, se cache une réelle écriture, un sens aristocrate de manier les instruments, une vraie vision du monde, désabusée, noire, mélancolique, comme le titre à l’écoute : Sandy est une jeune fille frivole et insouciante, qui s’est perdue, a perdu son temps, ce temps qui file vite, si vite. La morale puritaine est implacable : « Don’t think ‘bout what you’ve done / But what you can do / Time flies when you’re having fun / But where does it go ? / You flew too close to the sun / Now you just don’t know. » C’est ce qu’on dit aux élèves ou aux enfants qui ne comprennent pas pourquoi on les contraint à tel acte ou à telle attitude : tu comprendras plus tard. Et tu me remercieras. Presque une histoire de rédemption austère ? En tout cas, on est sûr d’une chose : ces petits gars de la côte n’ont pas affûté leurs armes uniquement sous le soleil californien, mais surtout dans des garages cradingues !

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.5/5 (2 votes)

Parce que son EP vient tout juste de sortir et qu’on nous en a gentiment fait écouter les titres en avant-première. Sauf que, je suis de celles qui sont en retard, tout le temps et que je prends le temps de les écouter que maintenant…

Marie-Flore c’est une voix qui vient vous susurrer des mots à l’oreille, accompagnée d’une douce mélodie. Il y a ici, un son connu, une pop presque folk, presque rock mais avec quelque chose en plus ; une voix qui semble se développer avec une douceur infinie tout au long de ces cinq titres. Ecouter cet EP, c’est se plonger dans les belles soirées printanières, savourer l’odeur de l’herbe, regarder le ciel s’assombrir et se dire combien la vie peut être douce. Marie-Flore c’est ça ; oublier le temps qui passe, se laisser bercer par cette voix, ces accents rock et savourer, avec un plaisir à peine dissimulé, cet univers aménagé avec soin et si agréable.

Marie-Flore semble avoir dessiné parfaitement son EP, cette ambiance particulière créée par un premier titre magnifique se construit petit à petit, se solidifie au fil de la lecture par les autres titres, tout aussi, agréables. Je dois dire que rares sont les artistes à parvenir à me captiver si longtemps.

Je mets en avant l’excellent titre qu’est By The Dozen, deuxième titre de son nouvel EP Feathered With Dagger pour ce son délicat, cette douceur incroyable et cette voix bouleversante.

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
2.7/5 (3 votes)
Tag(s):
 

Venant de Suède, formé en 1998, un premier EP en 2005, un premier album Fields en 2010, Junip composé de Elias Araya (batterie), Tobias Winterkorn (clavier) et José González (guitare, chant) nous offre (enfin!) un second. Sept titres rares, précieux s’ouvrant par le magnifique Line Of Fire.

Une folk douce, planante qui marie (oui, parlons un peu de mariage en ce mardi 23 avril 2013 !) à merveille ces nappes synthétiques avec la guitare acoustique et la voix de José González aussi veloutée et moelleuse qu’un lit de pétales de roses.

Une ascension progressive, très progressive vers un final musical majestueux, d’une grande finesse, d’une légèreté rare. Un titre en apesanteur.

Pour les parisiens, ils seront le 14 mai 2013 au Trabendo.

Le clip mis en image par Mikel Cee Karlsson est à découvrir juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (4 votes)
Tag(s):
 

Parce que je viens de les découvrir et que j’ai la furieuse envie de les faire découvrir à mon tour tant ce groupe-là vaut le détour. Maps & Atlases est un groupe de rock indépendant qui, après plusieurs sorties d’EP dès 2005, sort son premier album Perch Patchwork en 2010.

Maps & Atlases c’est du rock comme il en existe que rarement. Une sorte de musique qui s’est créée sur les ruines anciennes d’un mouvement contestataire qui prônait l’amour et le rock puissant, vibrant d’une génération survoltée. Maps & Atlases, c’est une voix pop à la Phil Collins, un son maîtrisé, arrangé avec soin et un chanteur au look hippie qui s’apparenterait presque à un Jesus des temps modernes. Ce groupe-là vaut le détour tant il a su amené quelque chose de particulier dans sa musique et j’oserais ajouter, dans la musique, tout court.

Maps & Atlases c’est un son provenant d’une époque révolue qui semble, pourtant, revivre sous de nouveaux traits tout aussi lumineux et optimistes. C’est une sorte d’hybride entre du son psychédélique et joyeux du mouvement hippie et une pop/rock d’aujourd’hui. Il y a de la fraîcheur dans cette musique-là, une bouffée d’air frais complètement maîtrisée par le quatuor américains. Une sorte de perfection musicale semble se frayer un chemin tout le long de leur parcours et on chercherait presque à trouver une faille et pourtant, plus on écoute, plus on savoure et plus on prend conscience du talent incontestable de ces musiciens qui ont su s’adapter et évoluer tout au long de leur parcours musical, quitte à perdre de vue le rock de leur début pour se diriger vers une pop, plus assumée.

Je mets en avant l’excellent titre qu’est Fever tiré de leur 2ème album Beware and Be Grateful sorti en 2012 pour cette voix incroyable, cette musique planante et ce son rock qui pourrait presque se rapprocher à de la bonne vieille pop, comme on en faisait dans le temps ; joyeuse, insouciante et tellement agréable.

Le titre Fever est donc à l’écoute juste après le break…

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.5/5 (2 votes)

Emmené par Renaud Brustlein (from la Drôme), financé par le label Vietnam monté pour l’occasion par les boss de So Foot, c’est à Chicago, sous les manettes de Steve Albini que le quatrième album Off the Map de H-burns a vu le jour.

Un bien joli album, douze morceaux, dans lequel on se fait vite accrocher par Six Years à la belle apparence pop rock. Un titre complexe et puissant, dont la voix particulièrement bouleversante (due à ce mini-vibrato?) nous ouvre une vraie profondeur des sentiments dans laquelle on se jette sans retenue.

Le clip forestier est à découvrir juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (1 vote)

The Wood Brothers, c’est un joli duo de frères Olivier et Chris Wood, l’un guitariste, l’autre bassiste et sur lequel vient se greffer un batteur assez incroyable ; Tyler Greenwell. Ce son particulier et si agréable est apparu, pour la première fois, sur l’album Ways Not to Lose sorti en 2006.

The Wood Brothers c’est du blues et de la folk qui nous provient tout droit du Colorado. C’est une guitare électrique bien dosé couplé à un rythme syncopé et une contrebasse qui adoucit l’ensemble avec une délicatesse et une qualité rare. The Wood Brothers c’est mon coup de cœur, du moment, tant cette voix-là me semble bouleversante. Il y a du blues pur souche, celui qui puise dans ses racines pour y déloger des sons oubliés, des sons mélancoliques qui nous content des histoires et qui pourraient bien le faire toute la nuit, tant on est prêt à les écouter, tant on est fasciné par cette voix. The Wood Brothers c’est aussi de la folk, une guitare sèche, grattée à la façon des anciens dans une sorte d’hommage incroyablement bien réussi. Avec The Wood Brothers, la musique reprend ses droits et elle récupère son âme. Alors, moi, je dis Merci.

Je propose à l’écoute, l’excellent titre Stumbled In du tout aussi excellent album Smoke Ring Halo sorti en 2011, pour l’intro si merveilleusement bien pensée, pour cette voix fascinante, pour les accents blues et ce son incroyable qui s’en dégage.

Le titre Stumbled In est donc à l’écoute, juste après le break… avec en bonus, le magnifique live de Luckiest Man.

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
5.0/5 (1 vote)

« Believe in what you do »

Après avoir tourné avec son groupe White Velvet, An Pierlé prend son envol (au sens propre comme au figuré) en solo et nous offre Strange Days.

Titre de son album et du morceau qui nous a enchanté, Strange Days croit en toi, en moi, en nous. Cette chanson au message très positif nous encourage à ne pas se fier aux mauvaises langues, de faire confiance en ce que nous sommes, en ce que nous faisons.

En tête à tête avec son piano totalement investi, comme en dialogue avec son intériorité (sensation renforcée par ces coups de grosse caisse doublés très en rapport avec les battements de coeur), sa voix voltige de notes en notes dans de magnifiques ornements aériens et lyriques. Une jolie folk intimiste et profonde.

Elle sera ce 2 avril 2013 au Café de la Danse (Paris) avant de poursuivre sa tournée européenne.

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (1 vote)
Tag(s):
 

Jeune artiste française Swann sort son premier EP Show Me Your Love. Quatre titres qui sont déjà encensés par un hebdo musico-culturel, où l’on atteint même le Cat Power point, la comparaison ultime, indiscutable.

N’allons pas trop vite, mais il est vrai qu’on se laisse prendre (avec consentement) dans ses volutes folk doucereuses. Will I See You Again ? est un morceau planant, suave, tendrement tourmenté. On apprécie particulièrement cette jolie montée électrique dans la seconde partie complétant l’élégant tableau par une dose de force et de caractère très bien sentie.

L’impatience d’en savoir un peu plus sur la suite…

A l’écoute après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (2 votes)
Tag(s):
 

C’est par leur single For Something in Your Eyes comme un grand souffle de fraicheur en provenance d’Anger, que nous débarquent le trio The Dancers.

Après un EP fin 2011, une trentaine de dates en 2012 notamment au Printemps de Bourges et aux Francofolies, ce morceau pourrait bien être leur sésame vers le grand, le très grand (dans le sens : nombre) public.

Une électro-pop pleine de jeunesse, d’enthousiasme, d’effervescence, un titre joyeux, ensoleillé, aux sonorités de vacances entre copains qui fait mouche dès la première écoute.

Bonne nouvelle, ils sont sélectionnés en final du Glastonbury Festival Emerging Talent Competition, on croise les doigts pour eux !

Le clip est à découvrir juste après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.0/5 (4 votes)
Tag(s):
 

C’est à Manchester que nous posons aujourd’hui nos valises pour découvrir I Am Kloot, trio formé en 1999, (John Bramwell - guitare/chant, Peter Jobson - basse et Andy Hargreaves - batterie) et plus particulièrement le cinématographique Hold Back The Night.

Ce morceau est un « must » dans sa construction, dans sa dramaturgie parfaitement maitrisée, dans son orchestration et dans sa mélodie. Beaucoup de qualités qui en font un incontournable.

Il se développe en deux parties qui s’opposent et se fondent entre elles (on pourrait presque parler de yin et yang musical) à partir desquelles chacun se conte sa propre histoire. Deux faces, dont l’une est sombre, très terrienne, au chant imprégné de blues, l’autre est une magnifique et inspirée envolée folk-lyrique de violons & guitare qui nous emmène loin, très loin. Mais que c’est beau !

Hold Back The Night est issu de leur sixième album studio Let It All In, le clip nocturne du morceau (mais qui finit bien) est à découvrir après le break

[...]

VN:F [1.9.10_1130]
Notez cette chanson
4.7/5 (3 votes)
Tag(s):