Le TOP 2012 d’Adélaïde (Chroniqueuse)

Cette année encore, nous avons découvert des morceaux FOUS à travers les médias. Nous les avons adorés, écoutés en boucle, ils nous ont fait danser, hurler, nous ont ému, nous ont rappelé d’extraordinaires souvenirs, bref, ont rythmé les moments clés de nos vies, vacances au soleil, moments doux en compagnie de notre moitié, soirées endiablées. Oui, cette année musicale a été riche en émotion.

Seulement en dehors du Top 50, des artistes un peu moins connus méritent qu’on parle d’eux et qu’on leur consacre quelques derniers sourires, soupirs, larmes et pas de danse avant les ultimes 12 coups de minuit de l’année. Voici mon petit Top 4 des morceaux qui ont joué avec mon âme.

  1. Dark Dark Dark – Who Needs Who, aérien, puissant nous transporte au bord d’une falaise sur la côte sauvage irlandaise où le vent glacé et iodé nous gifle, puis dans la chaleur d’un pub aux lumières tamisées, aux parfums d’encens et de Guinness.
  2. Tiny RuinsOld as the Hills éveille beaucoup de choses, la conscience d’instants uniques vécus, le bonheur de se souvenir, la nostalgie du temps qui passe, le désir de présence de l’être aimé, à travers une voix tellement, tellement belle. Un court voyage intérieur, un fragment de plénitude.
  3. Owlle – Ticki Ticki, délicatement décalé et intrigant, nous séduit par le contraste entre ses vibes électro et la fraîcheur de sa mélodie.
  4. Enfin, Izzy Lindqwister – 30 days semble tout droit sorti d’un autre temps, d’une petite boîte de jazz parisienne en vogue dans les années 50. La voix voilée et terriblement sexy d’Izzy donne envie de se déhancher!

Notre Rencontre avec Way of Life

Confessions d’une bande de rennais au talent indéniable.

Maëva et Simon : chanteurs
Guillaume et Marine : guitaristes
Sam : trompettiste
Lucas : saxophoniste
Thibaud : batteur
Jérémie : bassiste
Erwan : claviériste

Pouvez-vous me parler de votre rencontre? Comment s’est formé le groupe? Qui a lancé l’idée?

Marine : C’est un projet de Jérémie, le bassiste, et de Guillaume, quand ils étaient au lycée. À la base, c’était pour faire de la musique pour se marrer, faire de la musique pour film porno.

Guillaume : Un genre d’illustration de film érotique. C’est parti d’un délire. Au fur et à mesure des arrivées dans le groupe, c’est devenu un projet sérieux. On parle réellement de groupe depuis 2 ans.

En écoutant Superficial, on ne peut que penser au thème du film Shaft, d’Isaac Hayes. Quelles sont vos inspirations, vos influences?

Marine : On a plein d’influences et plein d’inspirations. On a chacun des influences assez différentes, on n’écoute pas forcément du funk. Ça se ressent dans notre musique.

Guillaume : On aime tous plus ou moins la même chose quand même, on adore tous les Bar-kays par exemple. On essaie d’être dans une démarche globale mais en gardant nos individualités.

Sam : Le délire c’est de faire une musique commune à tout le monde, il n’y a pas de style ou d’artiste précis à suivre. Si on devait donner un intitulé à notre musique, on pourrait dire que c’est du funk, mais en réalité ça n’en est pas vraiment. On n’est pas puristes. C’est un mélange de plein de choses, de funk et de groove.

Comment définiriez-vous votre musique?

Thibaud : C’est une boule d’énergie sur base de funk et de sourire. Lire la suite

Pavane Opus 50 – Gabriel Fauré

Je mets en lumière aujourd’hui une merveille de la musique, une œuvre bouleversante, d’une beauté extraordinaire: la Pavane Op.50 de Gabriel Fauré, le maître de la mélodie française. Comment ne pas être ému par la finesse de la mélodie, comment ne pas être admiratif devant l’équilibre de la composition? Flûtes traversières, clarinettes, hautbois, bassons, cors et cordes semblent se faire la cour, dans une parade d’une sensualité folle, se tournant autour, cherchant à conquérir l’autre, tantôt aguicheurs et provocants, tantôt farouches et fiers. Ils s’adorent, puis se haïssent. Et entrent en scène les chœurs, comme témoins de ce jeu amoureux hasardeux. Tout le génie de Fauré s’y exprime, on s’enivre de sa poésie et de la puissance de son travail. Fermez les yeux, quittez le XXIème siècle. On quitte un monde, on renaît dans un autre.

Cette œuvre aspire à la rêverie, à la contemplation de grands espaces. Pour ma part, je m’imagine au sommet du Mont Blanc, au dessus des nuages, face à l’infini.

Un bijou intemporel.

L’interprétation de ce morceau par l’Orquesta Filarmonica Requena, c’est juste après le break

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Caught a Long Wind – Feist

La jolie Canadienne nous fait tout bonnement chavirer à travers ce titre extrait de son 4ème album, Metals, sorti en 2011.

L’univers atypique la chanteuse, teinté de nuances indie-folk, underground et ethniques y est dépeint avec puissance. Sa voix, lisse et absolue, résonne dans l’air et crée autour de nous une bulle d’énergie mystique.

Fascinant, volatil, le piano se mêle avec volupté aux murmures du métalo, aux caresses de la guitare, aux envolées des violons, aux tremblements du violoncelle, aux accents des peaux frappées et aux rugissements de la crash. On sent le vent de sa folk tourmentée nous fouetter le visage, nous transporter dans son monde parallèle. Ça ne ressemble à rien d’autre.

Ce titre, sensuel et épuré : une délectation.

A l’écoute après le break

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