Bon Iver – 22, A Million

Une oeuvre d’art totale !

Le nouveau Bon Iver n’est rien de moins qu’une oeuvre d’art totale au sens le plus noble et le plus luxueux du terme avec son propre univers infini, intense et unique.

A titre personnel, je pense qu’il fait parti de ces disques rarissime qui peuvent changer une vie ou du moins la façon d’écouter de la musique, rien de moins.

Les éléments chers à Bon Iver sont toujours présents, on retrouve avec bonheur les guitares sèches, les cuivres…mais ces éléments sont maintenant en roue libre, en complète mutation permanente pour prendre encore plus d’ampleur, se réinventé et redéfinir entièrement leur place.

22, A Million est un miracle, un disque malade, comme pourrait l’être un cerveau ou plus généralement un corps. Comme si Bon Iver y avait injecté un virus pour rendre son oeuvre fiévreuse et magistrale.

Tout est là, c’est en cela que je me permets de parler d’oeuvre d’art totale, tout y est, toutes les émotions du monde sont dans ces 10 titres. Produire une « Oeuvre d’art totale » ne consiste pas seulement a associer plusieurs techniques, plusieurs disciplines ou plusieurs médias. Il s’agit aussi d’englober le spectateur ou l’auditeur, d’investir tous ses sens, de conduire la vie et l’art à fusionner et il est question de cela dans 22, A Million.

Comme un don précieux, il faudra beaucoup de temps pour saisir la force et l’ampleur de ce disque infiniment riche qui en 34 minutes à peine a réussi avec brio à révolutionner la musique de son auteur ainsi que son univers, rien de moins.

Brian S. Cassidy – Alpine Seas

Alpine Seas est le premier album de Brian S. Cassidy, un Texan qui à fait ses classes avec Okkervil River (d’autres Texans) et qui a donné quelques coups de pattes aux merveilleux Shearwater.

Capable du tube le plus entêtant Arcadia ou de la mélancolie la plus somptueuse A cruise, Brian nous emmène en balade avec ses chansons qui nous replongent dans le Folk des grande heures d’Iron & Wine.

Une promenade agréable en voiture ou encore un dimanche matin pluvieux sous la couette et cette galette et votre plus tendre amie.

Des mandolines qui vous chuchotent que tout vas pour le mieux Rich Man, une voix profonde qui vous consolent dans vos états de solitudes les plus profonds..Se sentir bien est si simple à l’écoute de ce disque.

Ajoutons à cela un Song-Writing parfait, pas étonnant, notre Brian,enseigne la musique à de nombreux élèves quand il ne compose pas ses pépites tendres/amères.

Cela parait si facile vu d’ici, c’est pourtant tellement juste.

Tom Chaplin – The Wave

Depuis petit j’ai toujours symbolisé mes soucis d’enfant, puis de jeune adulte, en une vague qui naît, prend de l’ampleur, n’en finit plus d’impressionner et s’échoue sur le rivage.

A chaque problèmes sa vague, à chaque vague son échouement et à chaque échouement son ressac perpétuel dans le grand océan bouillonnant.

The Wave (La Vague pour les moins Anglais d’entre nous..) c’est l’histoire d’une rédemption, celle d’un homme, celle de son auteur : Tom Chaplin, chanteur des fameux Keane qui à bien du mal a assumer son statut de star et qui souffre de gros problèmes de drogues et d’alcool.

Rongé par un manque de confiance en lui, devenant accro et détestant ce qu’il est devenu, il décide qu’il est temps d’amorcer un changement, d’écrire ses propres chansons sous son propre nom et de sortir un disque dont il est profondément fier.

Tom Chaplin a toujours le don d’emporter même les plus réfractaires d’entre nous dans ses chansons.

Même les plus sceptiques succombent a ses mélodies accrocheuses et à sa voix plus profonde qu’auparavant.« Il y’a certains moments ou je détestais ma voix; je la haïssais vraiment. Elle donnais l’impression que j’étais un enfant de chœur pur et angélique. La vérité était bien plus sombre et plus complexe » avoue-t’il.

Avec des tubes puissants et ravageurs Hardened Heart; une production et des arrangements audacieux The River; des petites merveilles pop poignantes et très inspirées See It So clear, Tom Chaplin sort un album puissant qui image la force d’une renaissance, le souffle d’une nouvelle vie, l’ardeur d’une réhabilitation flamboyante d’un artiste sincère et talentueux.

Savages – Adore Life

Vous souvenez-vous de cette petite bande d’animaux qui nous chantait Love Is All avec Roger Glover en 1974 ?

Bien que tout droit sortis de leurs dessins animés, ils avaient grandement raison et trente deux ans plus tard, Savages nous le confirme et nous apporte avec ce Adore Life la preuve que l’amour est partout.

Dans ces 10 titres ravageurs comme des coups de poings en pleine face, l’amour se cultive au détour d’un riff de guitare bien sale dans The Answer, d’une ligne de basse bien méchante ou encore d’un bombardement de notes lancées comme des missiles tirés en plein cœur T.I.W.Y.G

Ce qui nous frappe aussi dans ce second opus des Londoniennes, c’est cette classe certaine, cette attitude caractérielle des plus grand(es) icônes du Rock.

Ce standing qui se dégage est admirablement mis en valeur par les paroles et l’interprétation très appliquée de Jehnny Beth, qui est ici d’une sincérité rare et désarmante.

Les ambiances peuvent parfois nous faire penser aux Smiths, sur le refrain de Adore Life, tout autant qu’à Faith No More, pour ces instants d’errance chaotique, ces atmosphères tendues I Need Something New.

Le poing levé, nos 4 Athenas, tout en puissance, lourdement armées de guitares, de batterie et de micros, nous assènent en trente neuf minutes à peine une guerre sainte, une vraie celle-ci, une guerre d’amour. Love is the answer.

Refuge – Brokenbird

Brokenbird est le premier EP de Refuge, un premier essai, un premier coup de maître si j’ose dire, sombre sans être oppressant, juste triste, magnifiquement triste.

En guise de trame, cela commence par un fédérateur Nous Sommes Ensemble, et se délite lentement pour se terminer par un désespéré Where Are You Now.

Entre ces deux états, c’est un appel au spleen, à la mélancolie, à la nostalgie, à l’enfance. Comme un enfant chanterait, il invente ses mélodies vocales comme en découvrant ses capacités, jouant avec ses éclats de voix, ses notes brisées, ses sons délicieusement cassés, à l’image du titre Broken Bird qui colle très bien à l’image qu’on peut se dessiner d’un oiseau meurtri.

Sa voix habile dans les graves les plus profonds comme dans les aigus les plus clairs peut parfois nous faire penser au premier disque de Perry Blake, à tout ce que le downtempo a fait de plus sublime ou encore plus récemment à Sohn sur Winter Children.

Comme un exutoire, Refuge exorcise le chagrin dans un déluge infini de beauté, comme un introspection brumeuse mais solaire dans un classicisme idéal tout autant que dans un romantisme absolu.

Sage – Sage

Neuf ans et deux disques d’or après la création de Revolver où il rendait hommage à son amour pour les Beatles, Sage s’éloigne à peine d’un quart d’heure de Liverpool, pour rencontrer la poisseur industrielle de Manchester et ses briques rouges maculées de pluie.

Produit à quatre mains avec Benjamin Lebeau (l’autre moitié du duo rémois The Shoes), cet album dépoussière, remet au goût du jour, détruit les codes de la scène Manchester dont on peut retrouver les ambiances par bribes tout au long de l’album.

Les mélodies liverpuldiennes ne sont jamais très loin. Elles nous réchauffent toujours sur « Time Never Lies », une grande échappée magnifiée par ses tristes guitares cristallines et ses violons venus d’un autre temps.

Car il est bien question de temps, de failles dans ce nouveau projet d’Ambroise Willaume. Il est question de grand écart entre cette voix chaude, jazzy, faussement lyrique et ces productions futuristes comme en témoigne le très Wild Beasts « August in Paris » avec son clip très inspiré par l’univers du surréaliste Magritte et ses paroles révélatrices « I’m looking for a secret alley, no one has ever seen» qu’il confirmera en interview « J’aime aller vers ce que je ne maîtrise pas », et c’est bien là la parole d’un sage.

Antemasque – Antemasque

AntemasqueAntemasque, groupe au super Line Up de la mort (3 ex Mars Volta, 1 Red Hot Chilli Peppers) nous vient d’El Paso près de la frontière Mexicaine.

Pas de Jr Ewing chez nos Texans, on serait plus proche de la fiévreuse Sue Ellen et des ambiances désertiques et furieuses de Breaking Bad (le Nouveau Mexique n’est pas si loin..)

Nous progressons donc dans des plaines aux souffles chauds et aux terres ocres fissurées par la sécheresse. Là où l’urgence se fait omniprésente, émergent cette batterie qui frappe à pleine vitesse des rythmiques arides, ces guitares lancinantes et désenchantées et la voix plaintive et éraillée d’Omar Rodriguez Lopez (ex At The Drive In, ex Mars Volta). 

Ajoutez à cela la présence, à la basse, du légendaire Flea (Red Hot Chilli Peppers), assez en retrait et le voyage peut commencer. Dans cette nébuleuse sombre, poussiéreuse, lourde et implacable, Providence  côtoie la richesse éthérée nostalgique et désabusée d’un Drow All Your Witches et l’agressivité crissante d’un 4AM ou de I Got No Remorse.

Après 34 minutes seulement le paysage s’évapore comme il est arrivé,  les terres en camaïeu roux ont disparu mais la nébuleuse n’est pas loin, toujours prête à redécoller; un disque qui tournera surement en boucle lors les chaleurs estivales à venir

Label : Caroline Records / Nadie Sound

Informations complémentaires

  • Artiste(s): Antemasque
  • Album: Antemasque
  • Label: Nadie Sound
  • Date de sortie: Novembre 2014

Superhero – Faith No More

18 ans … C’est le nombre d’années qui sépare la dernière sortie de Faith No More à ce nouveau single.

18 années qui ont laissé le monde du Rock/Metal Alternatif comme orphelin.

Cela commence par ce son de basse si caractéristique du groupe, bien fort et méchamment slappé. Quelques notes de piano pour aérer cette rythmique implacable et puis le chant d’un Mike Patton plein d’ingéniosité et de grandes idées de composition vocale, comme à son habitude où le chant clair, scandé et crié se côtoie toujours aussi bien.

Superhero, le nom est bien choisi pour ce come-back inespéré et franchement réussi !

Informations complémentaires

  • Titre: Superhero
  • Durée: 4min 58s
  • Artiste(s): Faith No More
  • Album: Sol Invictus
  • Label: Ipecac Recordings
  • Date de sortie: Mai 2015

Hungry Dirty Baby – Mademoiselle K

Mademoiselle KQu’est-ce qui pourrait bien pousser une Major a contraindre une artiste à sortir un disque en Français sous peine de limogeage ?

La langue de Molière swinguerait elle mieux que celle de Shakespeare ?

Par simple fierté nationale ?

Pour que le redressement productif ai meilleure allure ?

Ou encore pour rentrer dans les quotas de nos radios ?

Honnêtement, je ne sais pas. Je pense simplement que c’est par bêtise, ou par mauvais gout, ce n’est pas possible autrement.. Je ne veux pas croire en une autre raison car avec Hungry Dirty Baby, je redécouvre une artiste qui avais déjà surpris pas mal de monde par le passé.

Sur ce nouvel opus Mademoiselle K sonne et frappe très fort, comme complètement décomplexée, entière et sincère comme jamais, digne des plus grand disque de Rock Alternatif des années 90.

Des mélodies Punkisées à l’anglaise, toujours savamment envoyées pour que tout ce qui en découle soit le plus abouti possible. 

On peut penser aux Pixies, à tout ce que la colère a fait de meilleur ( merci à Zebda pour la réfèrence…).

On touche même au sublime sur Someday un titre très aérien et éthéré.

Il y a un Song-Writing de génie sur toute la durée de la galette R U Swiming, que des tubes Glory, des expérimentations d’hymnes Laaa La.

Je n’ai toujours pas trouvé d’autres raisons à cette injustice mais peut être que finalement tout ça n’est pas plus mal… Pas plus mal que Warner n’ait plus ce talent brut entre les mains. 

On ne peux que saluer Mademoiselle K de ne pas avoir lâché l’affaire et on ne peux qu’acclamer cet album courageux, juste parce qu’il est très bon, juste parce qu’il fait un bien fou, juste parce qu’il faut soutenir la scène indépendante et juste pour leur prouver que dans leurs bureaux, chez Warner, ils se sont bien plantés !

Informations complémentaires

  • Artiste(s): Mademoiselle K
  • Album: Hungry Dirty Baby
  • Label: Kravache
  • Date de sortie: Janvier 2015

Couleurs Primaires – Paradis

ParadisParadis, c’est tout d’abord un nom plein de promesses et de culot, pas de doute ce duo nous vient de  l’hexagone !

C’est aussi un équilibre fascinant entre couleurs et sobriété avec les nappes ambiantes de la house, le côté progressif de la techno, des voix pop très accrocheuses marquées d’une candeur sincère et touchante et d’un soupçon de mélancolie à la Française.

Garde le pour toi ouvre l’EP avec son architecture electro qui se met en place tout doucement et laisse place aux deux autres nouveaux titres de cet EP dans une grande justesse, dans un mixage et une production parfaite.

A noter la présence de deux remixes d’un peu moins de 20 minutes chacun, pour prolonger un peu et clore ce voyage dans l’univers de Paradis. Mention spéciale au remix de Superpitcher qui vaut le détour.

L’impatience est maintenant de mise quant à savoir si Paradis arrivera à tenir ses promesse sur long format, mais on peut déjà les acclamer haut et fort pour avoir apporter à l’univers français ce patchwork assez inédit de couleurs chaudes et polaires du paradis.

Informations complémentaires

  • Artiste(s): Paradis
  • Album: Couleurs Primaires – EP
  • Label: Barclay
  • Date de sortie: Janvier 2015

Songs Of Innocence – U2

U2Le temps du marketing roi aura toujours de quoi nous surprendre, qui aurait cru que des millions d’utilisateurs de la marque à la pomme allaient se retrouver, du jour au lendemain, sans rien demander, avec le dernier album de U2 dans la bibliothèque iTunes, comme ça, comme une fleur, gratuitement !

Il fût un temps où l’on aurait pu parler de propagande, d’écoute forcée, Apple et Bono dans le rôle de la Gestapo… (il est beau le point Godwin). Mais avec un album qui passe tout seul, qui n’égratigne rien, du Rock qui rassure comme savent si bien le faire nos Irlandais depuis maintenant 37 ans, on parlera plutôt d’une jolie carte postale que nous envoient des amis/connaissances de longue date que l’on a tous côtoyés de gré ou de force.

Bien sûr, Bono et sa bande n’inventent plus vraiment rien et ne révolutionnent plus grand chose, mais la sincérité semble toujours de mise après tout ce temps. Sans eux, pas de Coldplay ou d’autres centaines de groupes de Rock actuel, et à l’écoute de ce Songs Of Innocence, force est de constater qu’ils étaient arrivés les premiers sur les terres d’un Rock populaire (dans le sens noble du terme), mélodique, aérien et fédérateur.

Car après tout, cet album a tout de l’acte fédérateur, on en a tous entendu parler, la plupart d’entre nous l’a dans son ordinateur, Mac ou iPhone, il est même devenu avant sa sortie physique un des albums les plus distribués au monde avec son demi-milliard de concernés !

Fédérateur aussi par sa musique qui n’a jamais déplu grand monde, qui pour la plupart nous décroche un sourire ou des frissons pour les plus fans…

Un disque donc avant tout agréable, bien construit et mélodique avec des petites perles qui valent le coup d’oreille, Raised By Wolves, Sleep Like A Baby Tonight, rien de dispensable, tout est sincère et chaleureux à l’image du groupe.

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Perez – Perez

PerezSi la gastronomie musicale Française de nos grands compositeurs nationaux n’a souvent infanté des copies plus ou moins bonnes, elle a aussi été précurseur de bons artistes savamment influencés. Perez fait partie de cette trempe, et notre Bordelais a dû souper du Bashung  « 1ère école », du Taxi Girl ou encore du Capdevielle, et nous digère ça sans aucune aigreur dans un Electro Rock/New Wave de Grand Cru.

Et malgré tous ces noms posthumes (mes excuses à Mr Capdevielle…) qu’il porte autour du cou en collier anthologique, Perez ce n’est pas seulement faire du neuf avec du vieux, il y a beaucoup plus dans sa musique, c’est générationnel, Ultra-Moderne.

Ses textes écrits à mi-chemin entre la nouvelle et la chanson, parfois follement fantaisiste (Une Autre Fois ou ce dernier se met dans la peau d’une chaise… Oui,oui), ou parfois inquiétant (Le Rôdeur et son escapade urbaine fascinante) qui en seulement 3 titres nous affame et nous pousse à la Boulimie Perezienne Compulsive (encore plus fort et plus épidémique qu’Ebola !).

Et si nous pleurerons toujours le génie d’un Daniel Darc disparu, Perez dans une veine plus accessible et plus Tubesque nous fait un bien fou !

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Aphrodesis – Mr Crock

Mr CrockOui, dans la vie on peut louper plein de choses, par exemple, quand on passe à côté d’un disquaire qui détient la perle sacrée recherchée par tous les collectionneurs, ça énerve… mais ce n’est pas si grave…

Non, quand on passe à côté de la Dacia Duster qui est « juste à 11 900 euros », c’est juste pas très grave…

Mais oui, quand on passe à côté de bons groupes, à cause de foutus préjugés, là ça devient grave !

Alors non, le succès montant de Solène Rigot (coucou les cinéphiles !) qui officie dans le groupe n’a rien apporté à ce jeune combo !

Oh que oui, on peut, en 2014, avoir la vingtaine, faire du pop-rock, utiliser des éléments électro et être grandement original.

Parce que non, un peu de réelle fraîcheur dans ce rock français ne fera pas de mal à nos tympans endormis.

Parce que oui, le groupe parisien du moment, un peu « hype » sur les bords mais franchement talentueux, a tout pour réussir et pourtant tente des expérimentations, se recherche constamment et fait même claquer l’accordéon avec brio !

Et enfin non, il ne s’agit pas de musette de bals populaires, mais bien de « la fine fleur de la scène francilienne » (dixit les Inrocks… ça en jette n’est-ce pas ?)

Alors au final, ça donne quoi ?

Des mélodies à la pelle, toutes plus imparables les unes que les autres, des refrains entêtants, une production cristalline… Mine de rien, c’est une petite usine à tubes un peu étrange qui en 4 titres nous révèle son savoir-faire.

Des petites guitares acides Contrôle, en passant par des airs un peu « surf rock » sur le monstrueux New Romance, jusqu’aux claviers électro ambiants de l’ambitieux Love Machine, le quintette se permet ce qu’il veut.

Le petit soucis c’est que le temps passe très vite à l’écoute de cet EP délicieux qui fait mine de mise en bouche. Mais c’est notamment grâce à cela que l’on ne peut que confirmer l’engouement naissant pour Mr. Crock.

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