The Dark Passenger – Crocodiles

Generalized Suspicion of Experts - Crocodiles Inc.Des strasbourgeois qui chantent en anglais : on se dit ‘ok…’ ! Mais qui font du bon rock, on demande clairement à entendre ces prétentieux ! Si je te dis : « va tout de suite acheter leur premier album Generalized Suspicion of Experts (janvier 2011) et tu comprendras ! » Tu me répondras « Pourquoi ? T’es qui toi ? »
Ce n’est pas faux. Mais je te la fais courte.

T’aimes le rock, la new wave sans pour autant t’interdire un peu de punk façon Television ? Tu kiffes Joy Division ? Ta bibliothèque contient du Devo (pour l’ancien) et du Arcade Fire voire Interpol (pour le nouveau) ? Tu aimes le rythme éclectique qui repousse toute monotonie ? Cool, tu vois où je veux en venir.

Mais tu demandes plus de détails. Normal.

The Dark passenger, premier single de l’album, te surprendra ! Crois-moi. Une batterie saccadée qui s’affirme nerveusement sur la guitare ronde et le clavier plutôt froid qui l’accompagnent. Une tendance cold wave donc, bercée d’une voix et de chœurs inimitables. Un tout qui transcende. Tout simplement.

Encore ?
Une flopée de concerts depuis 2007 qui en rendront jaloux plus d’un. Sans compter les deux EP déjà sortis, gratuitement téléchargeables sur leur site.

Allez, va chercher bonheur après le break, va !

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Notre entretien avec Yelle

YelleLong story short :
Album sorti le 14 mars 2011.
Une tournée au UK, 14 dates en 3 semaines.
Une tournée aux USA/Canada, 28 dates en 1 mois et demi.
Soit un total de 47 dates en 2 gros mois. (3 concerts / 4 jours)
J’ai juste ?

Oui c’est ça ! J’adore !

T’es qui ? On est où ?

Je suis Julie Budet, aussi connue sous le nom de Yelle, en direct de ma cuisine avec un bol de Rice Krispies et un pot de Nutella (je me sers du Nutella comme colle à Rice Krispies tu vois ?)

Il est quelle heure ?

18h30.

T’as fait quoi hier soir ?

J’ai profité de ces quelques jours off à la maison pour ne rien faire, je me ballade sur le net, je regarde des trucs nuls à la télé, rien quoi ! Lire la suite

Odile – Nadéah

The Odile - EP - NadeahOdile, ou plutôt, la pop-folk qui s’inscrit au registre de comédie musicale des temps modernes, voire même du cabaret.
Avec sa voix suave, des clap-claps généreux, un piano/synthé anticonformiste, quelques notes de hautbois ci et là sans oublier le hi-hat de la subtile batterie, Nadéah nous raconte une histoire. Et une belle.

L’australienne et son groupe se permettent même un petit solo guitare électrique façon hobo des déserts (n’oublions pas qu’elle fit les premières parties de Charlie Winston) avec un gentil, des méchants, des cris « yah ! yah ! » et tout et tout. Puis, vers la fin, un plaisir plus posé et prolongé qui monte gentiment crescendo pour clôturer magistralement le suspense jusque-là bien entretenu.

Et pour parfaire le tout, son EP The Odile est tout juste disponible (depuis le 2 mai). Sans oublier, Exterminateur, chantée dans un français made in Australie, est tout à fait craquante. Alors, succombez !

Aujourd’hui c’est fête, retrouver après le break les titres Odile et Exterminateur.

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Heavy Days – Jeff The Brotherhood

Heavy Days - JEFF The BrotherhoodGrunge is not dead !

Hier soir, deux choix s’offraient à moi : chroniquer le nouvel album dont tout le monde parle, celui des new-yorkais à la renommée mondiale aka The Strokes ou essayer de donner un coup de pouce à un petit duo grunge tout droit venu de Nashville (Tennessee).

Même s’ils ne jouent pas dans la même cour, Jeff The Brotherhood envoie du lourd. C’est dit.

Batterie saccadée et guitare saturée en place dans leur album Heavy Days, Jake et Jamin nous replongent dans notre enfance. Mais si ! Vous savez, celle où nos oreilles étaient accoutumées aux Nirvana, Pearl Jam et Stooges en tout genre ! Bah là c’est presque pareil. Alternant rythmes, refrains, solos et chœurs, le titre Heavy Days nous transpose carrément. Ca balance entre grunge et art-punk tout au long du Compact Disk sans pour autant altérer l’intensité qui reste au top et fraîche (pas comme sa coupe de cheveux improbable made in 70’s).

Pour les nouveaux adeptes, leur nouvel album We Are The Champions sera disponible courant premier semestre 2011. Pour les fans, le titre Diamond Way de leur futur album est téléchargeable ici.

De leurs musiques ressort la conclusion suivante : il suffit d’être deux pour former un groupe. Un vrai.

A l’écoute après le break.

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Vila Rada – Nikola Sarcevic

Lock Sport Krock - Nikola SarcevicCoup de cœur

Flash-back. Six ans en arrière. 2004. Commencement de la carrière solo de ce chanteur et bassiste, ex-membre du groupe Millencolin : Nikola Sarcevic. Suédois donc.

Son premier album, chanté en anglais, s’intitule Lock-Sport-Krock (nom qu’ils donnaient, lui et son frère, à leur équipe de football imaginaire). Un véritable hommage car cet album est en fait le recueil où Nikola chante les louanges de son frère, mort un an auparavant.

Il noie alors son chagrin dans une country-folk débordante de sentiments refoulés, de déclarations tardives et d’injustice que l’album transpire. À base de rasades d’harmonica et de libations d’accords en arpège, tel un Bob Dylan suédois, il retranscrit parfaitement cette peine interne si douloureuse à extérioriser.

Les deux morceaux Lock-Sport-Krock et Vila Rada sont les plus représentatifs de ce fardeau que le chanteur essaye de partager. La version live de 2006 à Amsterdam de ce dernier titre est plus libérée, comme s’il avait trouvé la solution à sa souffrance.

Son dernier album sorti en mars 2010, Nikola & Fattiglapparna, chamboule toutes ses habitudes. Nouveau label, style pop-rock, le tout chanté en suédois ! On est fan. Ou pas.

A l’écoute après le break.

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All These Things – Darren Hanlon

I Will Love You at All - Darren HanlonAprès avoir été membre de cinq groupes pendant une dizaine d’années, Darren Hanlon se lança dans une carrière solo : plutôt touche-à-tout, l’Australien s’est dit que jouer de la guitare, du clavier, du ukulélé ou même du banjo, c’était cool mais pas assez. C’est pourquoi depuis 1999, nous pouvons l’entendre chanter ses propres textes.

Comparable à un écrivain de pièces de théâtre, Darren aime nous en faire voir de toutes les couleurs avec déjà cinq albums au compteur. Ses genres musicaux changent aussi vite que ses chansons posent le décor : du folk à la pop en passant par de l’indie rock. Dans son dernier album I Will Love You At All, on passe facilement du conte (Scenes From A Separation) à la pièce chantée (All These Things).
Dans cette dernière, chœurs et cadence sont, bien entendu, au rendez-vous. Et la méticulosité de Darren couplée à la gaieté vocale de Shelley Short apporte cette subtile complicité que l’on retrouve dans les chefs d’œuvre dignes de ce nom.

Issu du même album, son dernier single Butterfly Bones est gorgé de sonorités « Jack Johnson-iales » mais façon Darren. Y a bon !

Bref, des musiques joyeuses qui nous baladent sans retenue !

A l’écoute après le break
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Floating Vibes – Surfer Blood

Astro Coast - Surfer BloodL’ouragan venu de Floride

Tout droit venu de Floride (West Palm Beach) et formé il y a tout juste un an, le groupe Surfer Blood balaye tout sur son passage tel une vraie tempête. Un an seulement leur ont suffi pour passer du statut de « petite averse » à celui d’« ouragan de force cinq ». Partis de quelques concerts, l’année dernière donc, les cinq membres de la bande dont John Paul Pitts est le chanteur principal, nous ont sorti leur premier album Astro Coast début 2010.

Les inspirations de cet opus sont nombreuses et variées baignant les dix morceaux du CD dans un indie rock de toute beauté. Tout d’abord, une bonne rasade de Pavement et Weezer pour poser les bases. Quant aux arrangements gorgés de soleil, de sable et palmiers made in Floride, on est plutôt dans les cordes de Vampire Weekend. Autant dire qu’ils ne tapent pas à côté avec de telles références.

Le tube Floating Vibes nous euphorise complètement avec une facilité déconcertante. Les morceaux comme Swim ou même Harmonix non rien à envier non plus.

Un beau bordel bien rangé que toute ouïe appréciera.

A l’écoute après le break.

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Sea – The Bewitched Hands

Birds & Drums - The Bewitched HandsEt BIM ! « Wo-Ohhh ! »

Du son qui nous en met plein la tête, et comme on l’aime en plus ! Ça fait un bien fou de savoir que la scène française nous réserve de petites perles comme les Bewitched Hands ! Certes, ils chantent en anglais, mais ils sont bels et bien de Reims ! (vous savez, la ville qui nous a révélé les Brodinski, Yuksek, The Shoes…)

Le groupe a sorti son premier album autoproduit Birds & Drums, d’inspiration indie rock, début novembre 2010. Une joie qui n’allèchera les papilles que des fins palets ; trop peu connus du grand public à ce jour (mais ça ne serait tarder).

La recette est simple et pourtant si savoureuse !
Pas mal de refrains explosifs pour l’effet pétillant et rafraîchissant, accompagnés d’une bonne dose de chœur pour la rondeur, le tout surmonté d’une mélodie rythmée en plusieurs étapes pour apprécier toutes les saveurs que peut offrir l’unicité de ce plat.

Résultat : du bon pop-rock épicé à souhait qui rendra accroc tout amateur de bonne bouffe !

A l’écoute après le break

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Burial – Miike Snow

Miike Snow - Miike SnowLégèreté enivrante

Formé initialement des Suédois Pontus Winnberg et Chrisitan Karlsson, c’est en 2007 que le groupe Miike Snow voit le jour. Après avoir côtoyé quelques stars répondant aux noms de Madona ou même Kylie Minogue et remporté un Grammy Award pour le titre Toxic de Britney Spears, l’auteur-compositeur Américain Andrew Wyatt rejoint l’aventure.

Miike Snow sort son premier album studio du même nom deux ans après. Inspiré de sonorités electro-pops, le résultat est imminent et logique : un disque au potentiel tel, que les pointures comme Mark Ronson, Peter Bjorn and John et Tiga se précipiteront de faire des remix des morceaux Animal et Black & Blue.

Légèreté enivrante. Tels sont les deux mots qui pourraient caractériser Burial.
Et pourtant. Les paroles sont loin d’être si joyeuses, si légères que la mélodie le laisse paraître. Mais c’est là que le trio fait fort. Il nous accroche grâce à ce contraste très marqué.
Un beat simple rythmé par un piano lounge entraînant, le tout, accompagné d’une voix soft qui nous met facilement en orbite : effet de pesanteur assuré.

A écouter (juste après le break) de préférence sous les rayons d’un soleil hivernal.

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Be My Man – Asa

Beautiful Imperfection - AsaUn grain de soul

Connue pour cette voix soul bercée de folk, la renommée de la chanteuse Asa n’est plus à refaire : un titre incontestable, Jailer, un album, Asha, des duos de qualité (Lenny Kravitz, Keziah Jones, Yael Naïm…) et un Prix, le Prix Constantin de 2008.

Trois ans après son premier album, la belle nigériane nous revient cette année pour un second opus – ou devrais-je dire obus vu la puissance qui s’en dégage – .
Beautiful Imperfection, qui sortira dans les bacs le 25 octobre prochain, est imprégné d’une variété de styles très éclectiques. Allant de la ballade au gospel en passant par des approches swinguées, les inspirations de cet album en offrent pour tous les goûts.

Sorte de rock des années 60 à l’air funky, Be My Man, c’est une voix charmeuse accompagnée de son orchestre et de « clap-clap » qui donne le rythme, le bon, puisque ça nous donne clairement envie de bouger.

À l’écoute, on pourrait croire aisément que son label se prénomme Motown ou même Stax (révélateurs des Diana Ross, Marvin Gaye, Otis Redding, Michael Jackson) tellement le grain soul de cette piste s’en rapproche. Mais l’on ne s’en plaindra pas !

Le clip qui se la joue Grease des temps modernes est là une belle manière de corréler cette soul-pop 60’s et notre époque.

A découvrir après le break

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Time For Nothing More – The Parisians

Shaking The Ashes Of Our Enemies - The ParisiansFévrier 2004, ou plutôt, la révélation.

Se faire un séjour à l’hôtel Albion de Paris, c’est bien. Y rester une quinzaine de jours en compagnie des Libertines qui rédigeaient leur second album, c’est bien mieux !
Ce n’est que juste après cette motivante rencontre que The Parisians vit le jour.

Composé de Stevan, Xavier, Nico et Clément – tous Parisian – le groupe de rock français a déjà quelques concerts à son actif ainsi qu’un EP, Alesia (2008).

Sorti en avril 2010, leur tout premier album Shaking The Ashes of Our Enemies concentre des morceaux qui transcendent la réalité. Des sons que tout fan des Stooges, Strokes, Libertines, Queens of the Stone Age et j’en passe, aimera à coup sûr.

Time For Nothing More ne se détache pas forcément des autres pistes (on pensera notamment à Why Choose One Side), il est juste le plus représentatif de l’esprit de l’album : punch, speed & rythm. Mais son clip en stop motion signé T. Delebecque et N. Davenel apporte tout de même un plus distinctif.

On l’a compris, le talent est là. Maintenant, The Parisians ont juste besoin de temps, rien de plus.

A l’écoute après le break

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Click, Click, Click, Click – Bishop Allen

The Broken String - Bishop AllenUn rayon de soleil

Justin Rice et Christian Rudder, auteurs et compositeurs du groupe Bishop Allen -lancé maintenant il y a un peu plus de 7 ans- aiment l’Indie Rock et nous le font clairement entendre.

De leur premier album studio Broken String sorti en 2007, les deux compères, accompagnés de leurs amis, nous dévoilent une vraie pépite.

Click, Click, Click, Click, le morceau phare de cet album, est fraîchement explosif. Des sonorités claires, légères mais marquées qui nous rappellent aisément l’été.

Écouter ce son, c’est un peu comme écouter son meilleur pote qui nous raconte une anecdote avec des yeux pétillants : ça donne envie de connaître la musique dans ses moindres détails !

Le morceau Dimmer de leur dernier album Grrr… est tout aussi prometteur.

A l’écoute après le break

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Silent Veil – Theodore Paul & Gabriel

Theodore Paul & Gabriel

Coup de cœur

Avec sa voix éraillée mais à la fois précise, Clémence Gabriel, la chanteuse principale de ce groupe folk, nous envoûte jusqu’au bout des ongles.

Formé il y a un peu plus d’un an, ce quatuor de guitares en tout genre – acoustique, lead, électrique et basse – nous délivre une juste mélodie en symbiose avec les voix féminines qu’il accompagne. Une merveille qui se voit couronnée d’un solo guitare d’Alexandre Delilez beaucoup trop éphémère à notre goût !

Sans oublier le clip réalisé par Alexandre Silberstein, qui vient peaufiner cette ambiance sobre et imposante.

A écouter après le break.

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