Sianna – Diamant Noir

Parait que les filles ne savent pas rapper ? Chronique Musicale se mouille pour vous prouver le contraire… sans traverser la Manche ! Délaissons Lady Leshurr, Mz. Bratt, Amplify Dot and co. et la scène rap féminine UK hyper active pour une rappeuse prometteuse bien de chez nous : Sianna Dwayna.

Du haut de ses 22 printemps, Sianna – qui tire son pseudo du verlan « Anaïs » (son véritable prénom) – n’hésite pas à s’aventurer de plain-pied, la tête sur les épaules et le mic en main, sur le terrain sinueux du rap français. Elle y fait ses premières armes en 2012 au sein du groupe de rap beauvaisien Crack House et propose fin 2013 un premier clip solo Passe-moi la télécommande.

Depuis, la jeune artiste – à la fois danseuse, auteure et MC – qui se caractérise notamment par une plume aiguisée, un flow évident, des intrus modernes et des couplets assassins, est loin de chômer ! Après nous avoir fait tourner la tête sur le net avec son tour du monde en freestyle (Siannarabica, Siannalicante, Djingaling…), assuré les premières parties de la dernière tournée de Soprano et un EP éponyme (2015) plutôt réussi dont un featuring avec Mc Tyer (Appel manqué) ; Sianna a fait ses preuves et s’inscrit désormais comme l’une des étoiles montantes de la scène rap française.

C’est vous dire qu’on attend avec impatience son premier album Diamant Noir prévue ce 24 février – quelques extraits tels que Havre de paix, Bouteille à la mer ou Charbonner en collaboration avec S.Pri Noir sont d’ailleurs déjà disponibles – car Sianna est une jeune pousse à surveiller de près… très près.

On vous aura prévenu !

Le TOP 2014 de Lucie

TOP2014Doses & Mimosas – Cherub
Parce que si je devais embarquer pour la nuit destination « Un de mes rêves les plus fous », mon voyage aurait sans doute pour BO ce morceau

Police & Thieves – Zara McFarlane
Parce que la douce voix de Zara McFarlane, les instruments de jazz, sans oublier l’hommage – puisque le titre est une reprise – au reggaeman Junior Murvin, décédé en décembre dernier.

Down To Earth – Flight Facilities
Parce que l’album électro s’intitule Down To Earth (en français : « les pieds sur terre »), mais que la plupart des morceaux sont très aériens et nous téléportent aisément hors de la galaxie.

I Spy – Mikhael Paskalev
Parce que… Avez-vous déjà vu un moustachu bulgaro-norvégien qui se trémousse en chaussettes blanches et slip Hal (alias Bryan Cranston dans la série Malcom) dans son clip ? [visionnez le morceau pop I Spy de Mikhael Paskalev] Maintenant, oui.

Dans la Tête – Fränk

FrankŒuvre généreuse signée par un certain musicien de métro (gagnant du concours RATP-Solidays en 2014 qui a également participé aux Francofolies de la Rochelle en 2013 et assuré les premières parties de Ziggy Marley ou encore Keziah Jones, entre autres) : Dans la Tête, est le premier EP de Fränk, auteur, compositeur, et interprète « made in Paris » qui s’aventure autant sur les terrains du folk, du blues et de la soul.

Dans cet EP 6 titres, Fränk se nourrit à la fois de ses premières influences (Hendrix, Ben Harper…) et de ses voyages au large de l’Océanie et du Pacifique (Australie, îles Fidji) pour nous servir en plat principal des textes très personnels et des mélodies de qualité, le tout chargés en intensité.

Une mention spéciale pour son titre A tes pieds qui embrassent la Nu Soul de Monsieur Nov, un des rares représentants – si ce n’est le seul – du genre en France.

On apprécie également l’entrainant titre éponyme Dans la Tête (ainsi que sa version acoustique), et pour les réfractaires à la langue de Molière, sachez que Fränk a plusieurs cordes à son arc, puisque qu’ils nous emmènent avec merveilles dans des sillages à la fois groovy et soul avec ses titres en anglais encore plus entêtants Get Back et Down.

Pour conclure, Fränk nous offre un premier EP généreux et plus qu’agréable à parcourir, une sorte d’hymne au voyage, et en chemin on constate que la tension chute, comme les feuilles en automne

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Jeunesse influençable – Bigflo & Oli

Bigflo & OliAprès leurs titres Monsieur Tout le Monde et Gangsta, Bigflo & Oli – lauréats de la sélection Fair 2014 et filleuls de Chronique Musicale cette année – nous dévoilent avec Jeunesse Influençable, un troisième extrait de leur premier EP Le Trac, sorti en avril 2014.

Bigflo & Oli ont délaissé leur flow énergique et ultra dopé – qu’ils arborent notamment en freestyle – pour un débit plus posé, néanmoins, anti bling-bling, anticonformisme et authenticité, restent les maîtres-mots de ces deux jeunes rappeurs toulousains à la plume jusqu’ici talentueuse et impertinente.

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Hearbeat – Teacup Monster

Teacup MonsterRock, groove et funky beat – qui rappellent The French Bastards d’Inspector Cluzo –  c’est ce que nous proposent les pop-rockeur Tip, Vinc’ et Kron, membres du groupe francilien Teacup Monster (ex- Stuff Session) avec leur premier single Heartbeat, extrait de leur Maxi Time to change datant de 2013.

Orchestre étroitement rodé, voix légèrement rauque et refrain enivrant « It’s hard hard haaaAARRRDDD to find…», Heartbeat est un morceau sans prétention – moins rock que le reste du maxi aux accords de guitare plus incisifs – frais et pétillant. Délicatement rythmé, Heartbeat est un titre aux bords rétro qui nous plonge dans une vague seventies.

Teacup Monster a assuré les premières parties du groupe de rock alternatif Fishbone et a été sélectionné cette année – bien qu’il n’ait pas gagné par la suite – dans le Top 100 au concours organisé par Ricard S.A Live Music. Avec leurs (faux) airs d’Artic Monkeys, ces afficionados des Red Hot Chili Peppers risquent de se faire de plus en plus présents sur les scènes françaises et étrangères. A suivre, donc !

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Au Delà – Malone

MaloneLorsque l’on s’aventure sur les sites web d’hébergement de vidéos à la recherche d’un morceau précis qu’on aime, il y a de fortes chances pour qu’on clique sur le morceau suivant, puis sur les morceaux « suggérés pour vous », ceux qui ont une illustration qui nous plait bien, et très vite, on tient le rythme suivant : on ferme une fenêtre pour en ouvrir trois, facile ! Mais parfois, il y a du bon à se « perdre » sur YouTube, c’est ainsi que j’ai découvert – après plus d’une heure d’écoute en mode aléatoire, et pour point de départ le titre Comme un lion de Zoxea (du collectif Les Sages Poètes de la Rue) – Malone.

Malone est un rappeur essonnien originaire du quartier des Epinettes à Évry (91), un quartier prolifique au rap français puisqu’il a vu grandir Nubi, Disiz la Peste, Eloquence, Apôtre H, Krim Ô Mic, Préstige, B.O Digital, John Loup, Flag, Dernier Rempart et bien d’autres.

C’est avec un bagage de près de 10 ans d’expérience dans le milieu  –  que ce soit en tant que rappeur, animateur d’atelier d’écriture ou encore en tant que réalisateur artistique – que Malone sort son album Une Touche de Rêve  (2010), un projet pour lequel l’artiste n’hésite pas à s’entourer, et dans lequel est extrait son morceau Au-delà, en featuring avec Aissata Baldé et Ali Boulo Santo.

Au-delà est un morceau qui jongle sans scrupules avec les frontières sœurs du rap, du slam et de la poésie, une symbiose entre la musique et l’écriture, le rythme et les mots, le tout sur un ton particulièrement engagé, une union forcément infaillible qui vous rappellera sans doute les champs d’application des artistes Mc Solaar, Oxmo Puccino, Kery James, Milk Coffee and Sugar ou encore Abd al Malik, pour ne citer qu’eux.

Titre mélodieux, intime et gracieux, qui peu à peu, nous emporte dans une frénésie poético-mélancolique, comme celle qui nous empoigne lors d’une soirée orageuse marquée par la profonde solitude, Au-delà véhicule malgré tout un message positif. Faisant parti de ces rappeurs ayant conscience de l’importance d’une belle plume, au-delà de la musique, c’est avant tout par le biais d’une écriture fine et d’un texte puissant, vacillant entre obscurité et lueur d’espoir dans lequel émane une force hybride, que Malone s’exprime ici. Lire la suite

The French Bastards – The Inspector Cluzo

The Inspector CluzoComment réussir à concilier funk, rock’n’roll, et un chouïa de métal ? La solution à cette énigme se trouve notamment chez The Inspector Cluzo, duo mantois 100% indépendants composé de Laurent « Malcom » Lacrouts (guitare) et de Mathieu « Phil » Jourdain (batterie), tous deux anciens membres des Wolfunkind. Depuis leur formation en 2008, le duo a son cabinet chez Ter a Terre et FuckTheBassPlayer Records, ses propres structures.

C’est à travers une piste démente, entre le premier EP et album du groupe intitulé The Inspector Cluzo sortis en 2008 et leur troisième album The 2 Mousquetaires, se présentant sous forme de bd-album disponible depuis 2012, que se trouve une des solutions à notre équation : The French Bastards, un morceau fusion (funk-rock / funk-core) à l’image du style Fishbone FFF ou encore Rage Against the Machine, extrait de leur deuxième album éponyme.

The French Bastards, conciliant des styles dynamiques aux origines antagoniques, est un véritable concentré d’énergie, brut, instantané et déjanté – plus efficace et plus sains qu’un Redbull, et moins douloureux qu’un mocktail grand-mère épinards-agrumes-asperges, en tout cas – capable de donner des ailes à une semaine un peu mollassonne.

L’effet cartoon et déluré du clip donne à The French Bastards des airs de générique de dessin animé, un morceau à savourer comme un mercredi après-midi d’enfance… agité, parce qu’en plus de répéter de façon effrénée « French bastards ! French bastards ! » – en mode arrivée de super-héros imminente – on s’excite forcement (un peu) sur le canapé…

Habitué des festivals et des scènes Live particulièrement explosives, The Inspector Cluzo est actuellement en tournée mondiale avec sa Gasconha Rocks Tour, qui se termine le 12 avril prochain.

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Notre interview de Pumpkin

Pumpkin« Le rap c’est vraiment le truc où je suis libre de faire ce que je veux »

Artiste Hip-Hop indépendante, aux productions et textes riches, Pumpkin fourmille de beaux projets, un EP Silence Radio en 2012, la création d’un label associatif Mentalow, le projet très original Like An Automatic Weapon, la très belle mixtape Mentalow Mixtape Vol.1. C’est un dimanche de décembre que nous avons le plaisir d’échanger avec elle, pleine de passion, de liberté et bien décidée à continuer à avancer.

Tu n’es ni orange, ni un légume, peux-tu nous dire d’où vient ce pseudo : Pumpkin ?

Pumpkin : Qui te dis que je ne suis pas un légume ? (rires) En fait moi, c’est tout ou rien, c’est-à-dire soit je suis à 100%, soit je reste en pyjama toute la journée, je peux donc être un légume si je veux !

Non, en fait, ça me vient d’un séjour en Australie que j’ai fait quand j’étais ado, je suis partie pendant un an entre 16 et 17 ans. Dans une des familles dans laquelle j’étais, on mangeait beaucoup de potirons, de courges… Le mot « pumpkin », c’est un mot que je ne connaissais pas avant, mais qui faisait partie de ma vie quotidienne là bas. Je trouvais le mot drôle en soi, au-delà de la définition, j’aimais la sonorité et je trouvais que c’était « catchy » comme disent les anglais, il y a un truc. C’est un choix que j’ai fait quand j’étais ado mais que j’assume encore aujourd’hui, je trouve que cela me va bien.

Ce qui est drôle quand tu choisis un pseudo, c’est qu’il y a cette période où c’est un délire, après ça s’installe vraiment, les gens t’identifient avec ce nom là. Ce personnage entre guillemet a une vraie identité. Maintenant, c’est mon alter égo, c’est vraiment moi. Je me suis quand même posé la question, ok c‘est cool Pumpkin, ça sonne bien mais faudrait pas non plus que le sens du mot soit ridicule. Je me suis dit : « est ce que ça me va ? » Citrouille, orange, je trouvais ça drôle, j’ai dit bon bah ok ça me va ! Mais je ne fais pas toute ma communication autour de la citrouille parce que ce serait quand même un peu lourd.

La zik de Pumpkin, concrètement c’est quoi ?

La musique de Pumpkin, c’est du hip hop. Après, j’ai toujours des difficultés à expliquer avec des mots ce qu’est la musique puisque la musique c’est quand même quelque chose qui se ressent, c’est beaucoup de sentiments. Maintenant, j’invite les gens à écouter et à décider eux-mêmes de ce que c’est. C’est difficile de mettre des étiquettes et c’est toujours un peu réducteur. Je préfère que les gens écoutent et se fassent une opinion. Lire la suite

Modonut (Mister Modo & Ugly Mac Beer)

ModonutHip-hop ? Vous avez dit hip-hop ? Personne ne remettrait en cause la légitimité, le talent et l’inventivité du hip-hop ultra créatif de Mister Modo & Ugly Mac Beer, duo de producteurs, D.J, et beatmakers parisiens qui composent le groupe Modonut.

Avec l’ensemble de leurs travaux (Mo Dougly Weird Stories, Modonut, Remi Domost, Modonut 2, Modonut Invasion…) ces as du séquenceur m’ont définitivement conquise, et par conséquent, j’attire votre attention sur plusieurs de leurs titres : When my beat goes (feat Kanzulu Kankick Scratch) et Not afraid (feat Jessica Fitoussi), tous deux extraits d’un maxi 12″ tiré de leur album Modonut (2009). A ces morceaux, j’ajoute l’excellent Diggin in the crates (feat F. Stokes, un rappeur made in Chicago) tiré de leur EP de 5 titres Modonut 2 (2011) annonçant l’album du même nom en 2012, et enfin Côté confiture, en collaboration avec le rappeur lyonnais Liqid (2013).

La plupart des œuvres de Modonut représentent une sorte de collage expérimental, tant haché que structuré, martelé, décousu et en même temps parfaitement agencé. Un patch work musical qui sent bon le bricolage – de haut niveau, cela dit  – et qui s’accompagne de nombreux mouvements rythmés par plusieurs procédés « Oldskool » : sample vocaux et/ou musicaux (extrait de films, jeux vidéo…), gimmicks,  scratch et bruitages en tout genre, sans oublier une ligne de basse offensive, quelques grammes de Jazz, un poil de Soul et 3 miettes de Funk, le tout, assaisonnés dans un univers groovy : une mixture qui enverrai la potion du druide Panoramix à la retraite !

Modonut est pour moi un méga kif, une TUERIE ! – et je vous épargne les 3.141.592.653  points d’exclamations qui traduiraient réellement ma pensée – à travers lequel on sent réellement le travail de « labo » effectué par des abeilles ouvrières, génétiquement modifiées vu le génie, pour aboutir à une émulation totale. Les prod’ de Modonut s’apparentent donc à de perfectissimes expérimentations sonores, résultat d’un travail de création inédit.

Adeptes du mixage entre hip-hop old school et futuriste, de Liquid Funk, de breakbeat ou encore de drum’n’bass, je vous conseille de suivre de près le label Beatsqueeze Records. C’est bientôt l’épiphanie donc n’hésitez pas à déguster leurs galettes. Bon appétit !

A l’écoute après le break

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Right Here – Flox

FloxOn connait déjà Ziggy, Julian, Damian, Ky-mani, Sharon, Cedella, Robbie, Karen, Stéphanie, Rohan et Stephen, mais Dieu sait que les héritiers de Bob « Tuff Gong » Marley – décédé en 1981 – sont nombreux et dépassent de loin la notion de génétique, les frontières, les cultures, et les continents. Aujourd’hui, nombre d’artistes s’inspirent, intègrent ou reprennent le style et la culture reggae, portée par des novateurs jamaïcains dès la fin des années 60.

Parmi eux, Flox, de son vrai nom Florian Gratton, est un auteur-compositeur-interprète de reggae britannique installé en France depuis l’âge de onze ans. Il est d’ailleurs signé chez le label français indépendant Underdog Records de Maxime Peron.

Il revient en 2012 avec, en autres, le titre Right Here, extrait de son quatrième album All Must Disappear. Flox et ses musiciens nous régalent avec cette composition innovante qui reprend les bases du reggae, tout en étant très moderne. Right Here mélange allègrement les styles (reggae, trip hop, électro) et les instruments, en ajoutant notamment au triptyque traditionnel – guitare rythmique, batterie, basse – une d’ose d’appareils électroniques. Ainsi, Flox contribue à sa manière à faire évoluer le genre, déjà fruit de nombreuses rencontres et de métissages, en évitant de s’enfermer dans les clichés attractifs du reggae roots.

Eclectique et novateur, Flox est un véritable genre musical à lui tout seul, comme en témoigne l’ensemble de ses travaux depuis 2006. Le reggae man, compatriote de Vanupié – pour qui il réalisera le premier album FreeBirds, sorti en octobre 2013 – est un artiste qui associe sans cesse, musique et créativité. Preuve en est le sobre mais néanmoins créatif clip du morceau, que vous pouvez découvrir juste après le break, dans lequel on se croirait dans un teaser des Sims™ et qui nous invite subtilement, par sa sonorité et ses prestations visuels, à apprécier le moment présent.

A l’écoute après le break

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Magic Mama – Martine On The Beach

Martine On The BeachMartine On the Beach a beau avoir pour référence la célèbre Martine de  Gilbert Delahaye et de Marcel Marlier – celle qui va à la mer en 1956, apprend à nager en 1975, mais n’est encore jamais allé à la plage (d’où le pseudo sans doute) – le groupe d’electro swing tourangeau a seulement deux ans d’existence.

Qu’importe, les trois jeunes hommes de Martine On the Beach, Aurélien « Martine » Mourocq (clarinette, saxophone, chant), Clément « Waïkiki » (guitare, chant) et Krumlek « Krum Fresh » (Dj, beat maker, chant) ont déjà un album à leur actif Just Buy It (2012), une sortie en mai 2013 de leur 1er EP Magic Mama dans lequel est extrait leur premier single éponyme, et un second à prévoir pour janvier 2014.

Beats électro accompagnés d’influences et de touches variées : Jazz, Klezmer, Blues, Swing, Funk, Rock, Disco…voilà ce qui caractérise l’univers du trio ! Les chansons de Martine On the Beach transmettent une ambiance festive et une chaleur venue d’ailleurs, classées genre « Naïve Sexy Music » pour reprendre une expression de Krum, lui-même.

Leur single Magic Mama est un titre renversant et groovement bon pour un monde carré qui tourne en rond, une pilule anti-stress génératrice de sourire à elle toute seule composée d’une substance hyperactive, habituellement réservée aux enfants, qui risque de vous empêcher de rester en place, plus, un remède énergisant imparable pour avoir la bougeotte et se demander  « Why do my feet itch so badly ? ». C’est l’effet Martine On The Beach ! Quand on y pense, Martine, celle des livres, a aussi ce côté hyperactif puisqu’on la retrouve partout, n’importe quand, faisant n’importe quoi… On espère donc que ces trois-là – et leurs instruments, et leurs petits pas de break charlestonien à caser en soirée – nous réservent également toute une bibliothèque (de pilules) qu’on pourra savourer entre chaque coup de blues ! Parce que oui, la musique de Martine On The Beach, c’est fort en chocs [musicaux qui tombent] à pic.

En attendant, Magic Mama est une drogue à consommer sans modération, et pour une fois, toutes les excuses sont bonnes pour en saupoudrer notre muse…musée (la bibliothèque, souvenez-vous) !

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All That She Wants – Ace of Base

Ace of BaseQuand on pense à la Suède, on pense forcément à la marque Ikéa, aux zlataneries du footballeur Ibrahimovic, peut-être à Krisprolls – vous savez, ces biscottes « From Sweden with Love » qui n’empêche pas de vous détruire les gencives quand on se précipite un peu trop – et côté musique, ABBA est sans doute la référence incontestable !

Mais, parce que question groupes scandinaves, il y a justement autre chose qu’ABBA (ou Aqua pour les plus jeunes),  je vous propose de découvrir ou  redécouvrir Ace of Base, un groupe de Pop porté Eurodance originaire de Göteborg en Suède, et composé à l’époque des frères et sœurs Linn, Jenny (pour le chant), et Jonas Berggren (à la guitare et au clavier) accompagné de leur ami Ulf Ekberg (au clavier).

C’est par ce vieux média qu’est la radio que j’ai eu le coup de foudre pour All that she wants, un titre sorti en 1993 – cette année-là, notre Johnny Hallyday national fêtait ses 50 ans au parc des Princes – et je me suis littéralement précipitée sur mon Smartphone pour connaitre, via une application (très) utile, l’auteur et le nom du morceau : mission réussie !

Léger, dansant, et ultra « catchy » (comprenez extrêmement prenant en français), All that she wants a tout pour plaire. Production signé Dj Denniz Pop, performances vocales portées par le bord féminin du groupe sur fond musical servi, cette fois ci, par la touche masculine, le tout s’entremêlant de façon harmonieuse. Le quatuor à la vibe 90’s nous signe un titre auquel se dégage une certaine puissance… féminine ! Dans les paroles, on retrouve les images de la chasseuse (Madame), du renard (Monsieur), du coup d’un soir ou encore du lapin matinal « sauce  œstrogène ». Avec près de dix-huit ans d’avance, All That she wants fait parfaitement écho au « Who run the world ? Girls ! » de Beyoncé (2011).

Ace of Base n’hésite donc pas à dresser le portrait, un poil décalé, d’une certaine émancipation de la femme. Ici, Madame désire « juste » un autre enfant avant de pouvoir mettre les voiles le lendemain, coté liberté de la femme et indifférence envers le sexe opposé, on peut difficilement faire plus explicite ! Mais, ce n’est pas pour autant que vous, messieurs, n’apprécieraient pas le morceau, qu’on n’a d’ailleurs sans doute pas finis de fredonner :

♩♫ ♪   Allll that she wantse, i iiis a  anotha’ babey cheese gone toumorrow boy oooh all that she wantse isss eun nanotheur babeii eheheeh ♪ ♫ ♪

Les filles ayant quitté le groupe depuis, c’est avec une nouvelle composition que le groupe est de retour en 2010. Clara Hagman et Julia Williamson rejoignent Jonas & Ulf pour nous présenter All for you, premier titre extrait de leur album The Golden Ratio.

A l’écoute après le break

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