Notre entretien avec Minou

« Je crois qu’on fait la musique qu’on a envie d’entendre »

Elle, Sabine Stenkors, lui, Pierre Simon, se sont rencontrés au lycée, et, après de nombreuses expériences musicales, décident de faire un projet bien à eux, un projet qui leur ressemble. Minou est né il y a trois ans, leur musique à base d’electro-pop et de textes en français, met en avant des mélodies imparables où leurs mots délicieux plongent dans ce bain de rythmes et nous emmènent dans leur univers pop-poétique.

C’est dans un petit bar de Ménilmontant (The Hood) que nous les avons recontrés et avons évoqué leur début, comment leur « son », leur « plume » se sont affinés et le coup de projecteur que leur a donné la victoire en 2015 du radio-crochet La Relève de France Inter.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Pourriez-vous nous présenter votre parcours musical ?

Pierre Simon (Pierre): En fait ça fait douze ans qu’on fait de la musique ensemble. Mais Minou ça a trois ans aujourd’hui. On a fait pas mal de choses, on a joué ensemble dans des petits groupes, on a accompagné des artistes. Et un jour on a eu envie de faire notre truc à nous. Minou, c’est notre première initiative vraiment à nous. C’est presque un disque solo, même si on est deux.

Sabine Stenkors (Sabine): Il y avait une salle de musique dans notre lycée, c’est là qu’on s’est rencontrés. On s’échangeait des CDs. Ca a tout de suite collé. J’ai pris une basse, il y a pris sa guitare et on a commencé à faire deux trois accords.

Votre précédent groupe était plus rock, vous chantiez en anglais…

Pierre : Et c’était un groupe à quatre. Donc c’était des compos à quatre, on se retrouvait dans une salle de répet, chacun amenait ses idées. C’était une autre manière de fonctionner. C’était notre première expérience de musique, de concert, de tournée. C’était extrêmement formateur. Mais oui, c’était plus énervé, ça correspondait plus à notre état d’esprit quand on avait 19 piges.

Et pourquoi le passage des textes en français, alors que vous chantiez en anglais ?

Pierre : C’était du yaourt anglais. (rires)

Sabine : A la fin du groupe ça s’est un peu essoufflé. On a eu l’envie de continuer quelque chose à deux et de faire un truc différent. Nos influences ont changé au fur et à mesure. On avait envie de trouver notre propre pop à nous, en faisant sonner les mots français comme un nouvel instrument. C’était une prise de risque pour nous qui était intéressante.

Vous évoquez votre changement d’influences, avec surtout de la pop française des années 80 ?

Sabine : Plus l’électro, je dirais.

Pierre : La pop française des années 80 ce n’est pas quelque chose qu’on avait en ligne de mire, c’est quelque chose qui a été digéré de manière assez naturelle. On s’est rendu compte en commençant Minou que c’était quelque chose qui ressortait dans nos compos, dans nos manières de faire. Ca faisait parti de notre inconscient culturel mais ça n’a pas été un objectif. On ne sait pas dit « On va faire de la pop française, avec des synthés… » Ca a été très naturel.

Sabine : C’était un mélange d’influences de rock et d’électro, avec de la langue française, mais sans être influencé par la pop française.

Pierre : On est nés en 88, donc tout ce qui s’est passé dans les années 80s on l’a pris en pleine face quand on a grandi dans les années 90s. On a grandi avec ces chansons, avec ce format très court, pop, avec des mélodies, des refrains. Ca fait parti des choses qu’on écoute et qu’on aime faire. C’est quelque chose qu’on a retranscrit, forcément.

Vous dites que vous n’êtes pas allés consciemment vers ce type de musique, mais que c’était assez naturel. Comment finalement vous avez trouvé votre « son » ?

Pierre : On a mis du temps à trouver notre « son ». Je crois qu’on l’a trouvé avec cet album. On l’a aussi trouvé en travaillant avec Julien Delfaud, le réalisateur de ce disque. Jusque là on avait essayé plein de trucs, ça partait un peu dans tous les sens. Ca allait d’une simple guitare voix à des chansons qui étaient complètement disco-funk. Et au milieu de tout ça on essayait de naviguer. Notre son il s’est aussi façonné avec la scène. Avec Minou on a eu la chance de faire beaucoup de concerts dès le début. Ca nous a vraiment aidé à digérer nos compos et à construire quelque chose. Il y a eu un EP de trois titres, ensuite il y a eu un EP de 6 titres, après il y a eu un premier EP d’album, et là il y a l’album. Il a fallu ces trois années pour qu’on puisse proposer le son qu’on avait envie au départ. Ca s’est sûr.

Et puis tu sais, tu as ce truc où techniquement tu t’équipes avec des synthés, tu apprends à bosser à la maison avec du home-studio, avec des boites à rythmes. C’est aussi une nouvelle manière de travailler que beaucoup de gens utilisent aujourd’hui. Ce sont des supers outils qu’on a. Et tout ça, ça façonne aussi la manière de travailler. Nous, on est complètement là dedans. On est une génération qui travaille à l’ordinateur, qui travaille avec des samples, qui travaille avec des synthés. Ca, plus la formation guitare, basse, batterie, notre fibre rock de départ, tout ça se mélange et façonne un son.

Au delà du son, il y a aussi les paroles. Là aussi, vous avez trouver votre voix, votre manière d’écrire ?

Pierre : Pareil, on ne savait pas si on savait le faire (rires), mais il a fallu le faire pour le savoir. Le premier titre qu’on a écrit pour Minou, c’est Montréal, titre qui se trouve sur l’album. C’est la plus vieille chanson. Au départ elle était en anglais, on ne savait pas si Minou ça allait être en français ou en anglais, on faisait juste de la musique. Et lors du premier essai de Montréal en français, c’était comme une révélation. On a réussi à faire ce qu’on voulait faire en français, on a réussi à chanter tous les deux, c’est un truc qui nous plaisait beaucoup, et on a pris beaucoup de plaisir à écrire et chanter ces paroles là. Du coup on s’est dit « On travaille dans ce sens, ça nous fait kiffer ! »

C’était un nouvel exercice pour nous, on ne savait pas si on savait le faire, et puis au final si, ça le fait.

C’est assez facile d’écrire en français ?

Pierre : Tu sais, on écrit rarement le texte avant. Comme le dit Sabine, on essaie de faire un texte qui va rebondir sur de la rythmique, sur des sonorités. Il y a déjà presque une trame avec des mots, au moment où on va écrire. Il y a la musique qui est là, qui va porter le texte. C’est quand même un exercice compliqué, d’écrire une fois que la musique est finie. On a mis un paquet de textes à la poubelle. C’est quelque chose qu’on a appris à faire.

Vous sentez que vous avez une singularité avec des textes plutôt abstraits ?

Pierre : Exactement. On nous dit souvent qu’il y a un coté dadaïste dans le texte. Je crois que c’est vrai, parce que c’est notre manière de voir la pop. La pop doit sonner comme ça pour nous. En tout cas, la musique qu’on fait doit sonner comme ça. Je pense qu’on ne pourrait pas écrire des choses plus réalistes. Ca ne marcherait pas, ce serait différent. Et puis pareil, on ne va pas être engagés concrètement et explicitement dans un texte. On préfère un peu détourner le truc, un peu noyer le poisson et que chacun trouve son chemin au milieu du texte, que chacun se fasse sa propre idée.

Sabine : C’est la musicalité des mots qui compte. On est plus des compositeurs que des auteurs. On aime bien faire rythmer les mots et que ce soit très imagé, faire aussi en sorte que les gens s’imaginent leur propre histoire.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian
(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Vous aimez aussi les mots ? Rien que le titre de l’album Vespéral, n’est pas un mot qu’on emploie au quotidien…

Pierre : A la maison on a des outils pour s’aider à écrire, un dictionnaire des rimes, des choses comme ça. Quand parfois on cherche des mots pour finir une phrase, c’est le même bidouillage technique qu’on prend à chercher des sons de synthé ou des sons de boite à rythmes. On cherche nos textes de la même manière qu’on cherche notre musique.

Sabine : Et dans la vie de tous les jours, si on entend un mot qui nous plait, ou quand je lis un livre, même le fait de voir le mot, si je le trouve beau, s’il a un rythme, je vais le noter dans un coin. Il va peut-être servir à un futur texte.

Vous avez évoqué Julien Delfaud, comment vous l’avez rencontré ? Et que vous a t-il apporté pour la création de cet album ?

Sabine : On l’a rencontré via notre label qui nous l’a présenté.

Pierre : C’était une idée de notre directeur artistique de travailler avec lui. Et c’était une fabuleuse idée puisque ça a matché tout de suite.

Sabine : Ce qu’il a apporté, c’est un résultat homogène au niveau de tous nos titres. Il a réussi à apporter une cohérence entre tous nos titres.

Pierre : On est arrivé avec des démos en studio qui étaient plus ou moins abouties. Il y en a où il manquait quelques éléments, et d’autres qui avaient déjà une forme qui ressemble à ce qu’il y a sur l’album. Mais quoi qu’il arrive, il a pris toutes les chansons et les a fait grimper d’une étape. Il les a fait grimper dans le sens où nous on voulait les faire grimper. C’est une espèce d’alchimie qui s’est passée tout de suite. Il a compris là où on voulait aller. C’était presque magique. A chaque fois on le voyait travailler, on était là « ouahh » En un quart d’heure de temps il avait transformé une batterie, il avait transformé un truc. On était là « c’est super ! »

Donc il a vraiment fait gagner une étape supplémentaire aux chansons. C’était quelque chose qu’on voulait faire, mais qu’à nous deux, on ne pouvait pas faire. Il nous fallait un réalisateur comme Julien pour emmener les chansons jusqu’ici. On a bossé près de trois mois avec lui sur ce disque, c’était une super expérience. C’était vraiment top. Et puis c’est un grand monsieur.

Sabine : En plus il est super sympa. On serait bien resté encore plus longtemps en studio.

Vous avez gagné le premier prix du radio-crochet La Relève de France Inter. Ca a été un coup de booster pour vous ?

Sabine : Ca a été une chance énorme pour nous. Ca a été une reconnaissance de gagner ce radio-crochet. On ne s’y attendait pas.

Pierre : C’était notre première exposition médiatique nationale. Avant ça on faisait notre truc dans notre coin, et tout d’un coup on s’est retrouvé à venir jouer une fois par semaine nos chansons à une heure de grande écoute sur France Inter. Sans penser à la victoire, on prenait un plaisir énorme à revenir chaque semaine, à se faire solliciter que ce soit par le public ou par le jury. Et puis tu vois, au final, un mois et demi après notre inscription on se retrouve à gagner ce concours, à signer dans un label, à parler d’un projet d’album. C’était des choses dont on avait envie mais qu’on n’avait jamais évoquées concrètement. Ca a été un vrai coup de boost. J’ai en plus un très bon souvenir de ce concours. C’était super.

Sabine : On avait un petit peu peur quand même…

Pierre : Oui, bien sûr, parce qu’à un moment tu te prends au jeu. C’est ingrat comme exercice.

Il y a des commentaires du jury que vous avez retenus ?

Pierre : Il y a parfois des phrases qui nous reviennent. Il y a toujours eu ce coté bienveillant, de manière générale. Pas seulement envers nous, mais envers tous les groupes. On était là pour faire de la musique. Le concours, tout le monde l’avait en tête, mais au final c’était plus le plaisir de réussir sa prestation et d’être avec d’autres groupes qui était intéressant.

On a eu des critiques très positives, notamment sur la manière dont on faisait nos chansons, dont on arrivait à créer nos mélodies. Tout ça, ça nous a conforté et ça nous a vraiment rassuré, en se disant « c’est chouette, il y a de l’écho à ce qu’on fait ». Après il y a eu des remarques sur les textes, parfois on nous titillait un peu du genre « c’est trop abstrait, on ne comprend pas… » Le jury entre eux n’était pas d’accord.

Tout ça c’était très constructif, parce que toutes les critiques, quelles soient positives ou négatives, il faut les prendre, il faut faire avec. C’est ça qui te fait grandir.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Vous avez gardé des liens avec France Inter ?

Sabine : Oui, nos titres son playlistés

Pierre : Ils nous soutiennent sur la sortie de l’album, ils sont partenaires de la sortie du disque.

Sabine : On fait régulièrement des émissions.

Pierre : C’est un vrai partenaire. Didier Varrod a été un vrai parrain dans notre développement. C’est très très cool.

Vous avez évoqué que les concerts vous ont aidé dans la construction de votre musique ?

Pierre : Bien sûr. Parce qu’en plus la formule du live a vachement évolué à travers le temps. On est passé par plusieurs choses. On a commencé à trois avec juste un batteur, ensuite on a fait à trois, avec ce même batteur mais qui était sur des batteries électroniques, ensuite on est passé à deux pour pouvoir être plus léger et faire des premières parties, puis là on revient à trois, mais ce n’est pas un batteur c’est un guitariste clavier qui est avec nous… C’est le bordel ! (rires) C’est ça qui est intéressant aussi, parce qu’il y a toujours ce truc excitant de remonter un nouveau concert et de pouvoir proposer, quasiment tous les six mois, un nouveau truc. Là, je trouve qu’on a trouvé un bon équilibre, on est assez fier de ce qu’on va présenter au Point Ephémère à la fin du mois (ndlr, le 22 novembre 2016). Les concerts c’est super important, bien sûr.

On a fait pas mal de premières parties. Ce sont des exercices difficiles. Ca peut-être ingrat, puis au final, c’est toujours formateur.

Sabine : Le public est toujours bienveillant. On a souvent peur que ça ne passe pas, mais au final ils sont toujours super gentils…

Vous avez pu tester vos chansons sur scène ?

Sabine : Exactement, en première partie on peut jouer 20 minutes. On mettait alors les titres les plus forts, les plus dynamiques, et parfois ça nous permettait de voir qu’un titre ne passait pas alors qu’on pensait vraiment qu’il allait être plus vivant en live. Du coup on se disait « tient celui là n’a pas marché, on peut revoir telle rythmique, telle façon de chanter… »

Quand on est sur scène, on peut lire la réaction du public ?

Pierre : Bien sûr, surtout quand tu es en première partie, où les gens n’ont pas acheté leur place vous venir te voir. Tu es vraiment en découverte. Si petit à petit, les épaules commencent à bouger, que les gens commencent à danser, c’est gagné. Là où tu as raison, c’est qu’on essayait, on avait le temps de faire six ou sept titres, des titres très dansants, très immédiats. Au final, il s’avère que les coups de cœur des gens ne sont pas forcément les trucs les plus dynamiques, mais ce sont ceux qui font un peu respirer au milieu. On a aussi appris à construire un set avec cet exercice de set très court. C’est très formateur.

Vous avez dans vos chansons, des mélodies très accrocheuses, comment vous les construisez ?

Sabine : Je crois que ça vient du fait qu’on a écouté beaucoup de groupes, qu’on adore la mélodie. On aime autant des groupes très mainstream que des groupes indés donc, il y a ce mélange qui se retrouve.

Pierre : Je crois qu’on fait la musique qu’on a envie d’entendre. C’était ça le défi de départ de Minou. Ce dire qu’en France, aujourd’hui, qu’est-ce qu’on aime écouter. Soit on regarde dans le retro et on s’écoute des vieux trucs, soit on écoute des trucs d’aujourd’hui, mais on se dit « ça c’est sympa pas, mais… ». On s’est dit « on va essayer, nous, de faire un truc qui nous satisfait, la musique qu’on aimerait entendre ». On s’est dit qu’on allait faire des pop songs avec des refrains parce qu’on adore ça, et on va l’orchestrer de manière un peu plus indé parce qu’on aime aussi l’orchestration et le travail qu’il y a sur des arrangements indés, et on va chanter en français.

(c) portrait par Delphine Ghosarossian(c) portrait par Delphine Ghosarossian

Dernière question sur votre label Cinq7. C’est un beau label ?

Sabine : Carrément. Dans ce label, on a la liberté de faire plein de choses. On est vachement soutenu. On a eu le choix de faire la pochette de notre album, de a à z. On a eu le droit de mettre les titres qu’on voulait sur l’album. On était souvent d’accord sur la façon dont on orchestrait les chansons. On a eu une grande liberté.

Vous avez croisé d’autres artistes du label ?

Sabine : Oui, des beaux artistes en plus… Lilly Wood & the Prick, Dominque A

Pierre : Petit à petit on devient copain avec les artistes du label. Ca se passe de manière très naturelle. C’est une grande famille. Avant tout ça on a fait pas mal de rendez-vous en maison de disque, quand on avait sorti nos EP en autoprod, et on n’a jamais été satisfaits, on n’est jamais sortis contents de tous ces rendez-vous. Et dans nos têtes on se disait qu’il nous fallait un label comme ça. On est très contents.

merci

Découvrez Fiona Walden

Fiona WaldenA quelques mois de la sortie de son premier EP prévu pour début 2015, découvrons l’artiste Fiona Walden, que nous suivrons régulièrement. Dans cette première interview, elle nous dévoile son parcours, son univers, ses derniers coups de coeurs.

Pourrais-tu nous présenter ton parcours jusqu’à aujourd’hui?

Fiona Walden : J’ai toujours fait de la musique. Piano dès 3 ans mais les cours m’ont fatigué du coup j’ai continué à jouer seule et j’ai appris également guitare à l’adolescence, avant d’enchainer sur la basse en autodidacte.

Mais mon instrument principal reste la guitare.

J’ai commencé à chanter dans mon ancien groupe puis la scène s’est enchainé ou j’ai vraiment eu une révélation, que je ne pouvais rien faire d’autre.

Au final mes groupes se sont séparés, j’ai fini mes études, j’allais rentrer dans les rangs avec un job normal mais j’ai rencontré mon compositeur Saad Tabainet avec qui nous avons crée le projet Fiona Walden.

Nous avons tous les 2 abandonné tout ce que nous faisions auparavant pour se consacrer à 100% à ce projet. Ca fait maintenant un an et demi que nous sommes enfermés en studio à composer, nous avons fait quelques concerts mais maintenant on sort du studio pour présenter tout ça!

[singlepic id=260 w=320 h=240 float=]Portrait par Delphine Ghosarossian

Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans la musique, et de chanter?

Mon père est musicien, amateur certes mais il sait jouer de tout. Il y a toujours des guitares qui trainaient chez moi, des instruments un peu partout, un piano dans le salon. C’était une évidence.

Ma grand-mère était une superbe pianiste, à la fin de sa vie, atteinte d’alzheimer, elle ne nous reconnaissait plus par contre elle n’avait aucun problème à jouer les concertos pour piano de Mozart et cela de tête.

Comment décrirais-tu ta musique?

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1 jour – 5 concerts exceptionnels – Rock en Seine samedi 23/08/14

Rock en SeineSamedi 23 août 2014 – la température est fraiche pour la saison, mais le ciel quelque peu nuageux laisse place à de belles éclaircies sur le magnifique parc arboré de St Cloud, où se tient la seconde journée du 12ème Rock en Seine (hastags officiels #RockEnSeine ou #RES2014), cette grande kermesse musicale annuelle où se côtoient dans une atmosphère très bonne enfant des scènes gigantesques, des expos, un village de disquaires / labels, une bibliothèque musicale, une variété exceptionnelle de débits de boissons et de stands culinaires, des espaces plus réservés (VIP), avec notamment le plateau de France Inter, ainsi que 120 000 festivaliers.

Mais Rock en Seine c’est surtout des artistes, des concerts, et peut-être parce qu’il arrive en fin d’été, que les groupes ont rodé leur show de festival en festival pendant plusieurs longs mois, la qualité des concerts de cette journée a été particulièrement élevée. Ci-dessous mes 6 sensations de la journée !

1- La claque – Cheveu

Peu préparé à la déferlante qui allait s’abattre sur moi, je l’ai prise de plein fouet. Un gigantissime mur de sons électro-punk-rock qui te tombe dessus en bloc, t’enterre jusqu’au cou avant de te rouler dessus.

Le trio venu de Bordeaux (plus précisément du Cap Ferret comme l’arbore fièrement le t-shirt du chanteur David Lemoine) donne tout sans retenu, sans limite, une attitude rock jusque boutiste brulant leur jeunesse par les deux bouts. Qu’on s’entende bien, il ne s’agit pas de jouer à faire semblant, mais de le vivre jusque dans la moelle, jusqu’à l’incandescence. Les actions débordantes telles que crowd surfing, montrer ses fesses, se mettre debout en équilibre précaire sur ses machines, casser le matos n’en sont que le prolongement presque naturel. Résultat un concert exceptionnel d’une rareté évidente tellement peu d’artistes se dévoilent aussi profondément sur scène, un public échauffé, en fusion avec le groupe, du pogo au devant la scène jusqu’aux rangs les plus éloignés, conscient de la valeur d’un tel show.

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2- L’émotion – Portishead

La tête d’affiche de la journée, Portishead est sur les routes cet été après leur dernière tournée en 2010, la rareté de leurs albums (trois en 20 ans) et de leurs concerts rende celui-ci très très attendu. Lire la suite

Les 8 concerts qu’on retiendra de notre Primavera Sound de Barcelone 2014

Primavera SoundCréé en 2001 par Alberto Guijarro, Gabi Ruiz et Pablo Sole souhaitant un festival à taille plus humaine que Benicasim pour lequel ils travaillaient, Primavera Sound s’est imposé aujourd’hui comme l’un des principaux festival pop / rock  européen voire mondial. Regroupant sur le site du Parc del Forum, emplacement gigantesque au bord de mer à quelques stations de métro du centre ville de Barcelone, pendant quatre soirées plus de 200 groupes répartis sur près de 10 scènes, un programme pléthorique qui s’étend de 17h à 5h du matin, où la qualité des artistes ne pâtit pas de la quantité, Primavera marque un moment important de ce printemps musical. Voici ce qui nous a marqué.

Une particularité intéressante cette année réside dans la soirée d’ouverture (le mercredi 28 mai) où les 6 concerts programmés dont celui de Stromae attendu par l’ensemble de la communauté belge et française, sont en accès libre. Une jolie initiative qui s’apparente un peu à une invitation de voisins lors d’une pendaison de crémaillère, afin de leur présenter les lieux et d’offrir quelques bons moments en compensation des désagréments engendrés, et inscrit le festival au coeur de la vie barcelonaise.

Malgré des averses très soutenues juste avant sa montée en scène, décalant le début du concert d’une demi-heure, Stromae n’en a pas été refroidi et a déroulé un show au millimètre démontrant toutes ses qualités de chanteur, danseur et d’acteur. Un spectacle très abouti qui a aussi marqué le public espagnol.

Parmi les autres très belles sensations du week-end, nous citerons Arcade Fire avec un concert de 2 heures où les tableaux merveilleux se succèdent les uns aux autres, où la mise en scène ne fait que mettre en valeur une musique jouée, vécue et partagée par l’ensemble des musiciens sur scène (on en a dénombré 13) avec le public. Comme chacun de leur passage, ils confirment leur amour et leurs talents pour la scène.

Nous retiendrons aussi Metronomy, qui malgré un horaire peu confortable (3h15 du matin) ont su l’occuper avec brio. Se libérant totalement, en comparaison des précédents concerts auxquels on a assistés, discutant même entre les chansons, ils semblaient enfin prendre du plaisir, un plaisir communicatif. Il a eu aussi le retour des Pixies, avec un Franck Black qui ne semble pas avoir pris une ride et dont la voix reste aussi captivante, Godspeed You! Black Emperor et leur musique qui s’insinue en vous comme une potion jusqu’à la moelle, Darkside qui ont très bien su mettre en live leur magnifique électro et emmener les milliers de spectateurs, malgré un Nicolas Jaar qui visiblement sous le trac n’a pas pu regarder le public qui lui été tout conquis, Majical Cloudz qui avec une mise en scène minimaliste (pour ne pas dire inexistante) ont réussi à tenir le public très sollicité. Enfin le show sur lequel nous avons souhaité rester était celui de Seun Kuti (fils de Fela Kuti) en pleine forme. Une heure de afro-beat à la danse, au chant et au saxo effrénés. Du grand, du beau concert comme un tornade de musique qui en met également plein les yeux. La conclusion parfaite à ces 4 nuits !

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Quelques déceptions sont tout de même à noter, avec SBTRKT dont les problèmes techniques ont plombé le set et !!! où la voix de Nic Offer apportait aux morceaux ce que tout un chacun apporte lors d’une séance de karaoké, c’est à dire un bruit heurtant. On espère les revoir prochainement d’en d’autres conditions.

Tous ces artistes seront bientôt sur les scènes des différents festivals d’été partout en France et dans le monde, n’hésitez pas à aller les voir. Sinon, pour les autres, Arte Live Concert nous offre quelques captations très intéressantes ici.

Chloé Mons par Delphine Ghosarossian

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 Chloé Mons sera en concert le 09 avril 2014 à partir de 20h à l’Espace Jemmapes (Paris).

« Chloé Mons est partie en Inde, pays qu’elle connait bien. Durant tout le mois de Novembre 2012, elle a travaillé à Mysore (Karnataka), avec  son équipe, celle de son précédant album Walking et a enregistré ce disque dont elle avait rêvé. Et puis comme dans un film de cinéma, le dernier jour, le méchant s’est révélé et a volé le master. Retour à Paris sans un son.

Après un temps de réflexion, après avoir vérifié que la justice n’y pourrait rien, après avoir rassemblé ses forces, elle a ré-enregistré ce disque à Paris, avec son complice de toujours Yann Pechin et un percussionniste indien Prabhu Edouard.
Ce sont les mêmes chansons, mais c’est un nouveau disque. Les influences indiennes, la transe, les couleurs denses sont bien là, intactes, ré-inventées dans le studio parisien de Chloé. »(Fnacspectacles)

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Notre entretien avec Ndidi O

Ndidi O« [Cet album est] assurément plus sombre que mes précédents, parce que je vivais des moments douloureux »

Avec une voix tout à fait incroyable pleine de caractère, de force et d’émotion, qui en fait l’une des plus belle voix folk / blues du moment, Ndidi O est une habituée de nos colonnes tellement elle nous ravie à chacune de ses sorties.

C’est dans un bel appartement du 11ème arrondissement que nous avons eu le privilège de lui poser nos questions sur son nouvel album Dark Swing enregistré entre Paris et Los Angeles, et écrit à quatre mains avec Joel Shearer. 11 chansons qui naviguent entre ombre et lumière, où la soif de vie prend au final le pas sur les épreuves traversées. On aime.

Quand vous avez débuté l’écriture de votre nouvel album Black Swing aviez vous une idée précise de ce que vous vouliez ?

Ndidi O : Non, quand j’ai fait Dark Swing, j’ai juste senti qu’il était l’heure de faire un nouvel album.  Durant la réalisation de cet album, j’ai fait face à de nombreuses difficultés, j’ai du surmonter des choses très dures. Donc je ne réfléchissais pas du tout à ce que devait être cet album, j’écrivais sur la douleur que je traversais… J’ai juste écrit.

L’avez-vous écrit seule ?

Non, pour celui-ci j’ai travaillé avec l’auteur et producteur Joel Shearer qui vit à Los Angeles. Je n’avais jamais travaillé en collaboration sur un album entier. Je voulais essayer car je me suis dit que ce serait nouveau et différent. C’est ce qui s’est passé.

[nggallery id=68]par © Christian Geisselmann

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Notre entretien avec Robi

« Dans mon esprit, je ne faisais pas de la New Wave »

Après un premier EP salué par la critique, Robi (Chloé Robineau) nous dévoile son premier album L’Hiver et la Joie, un voyage habité au coeur d’une poésie sombre et puissante.

Elle est actuellement en tournée, et pour l’avoir vu sur scène, on ne saurait trop vous conseiller de guetter les dates près de chez vous, tant elle donne vie avec une force et une grâce exceptionnelle aux morceaux.

Comment est né le projet Robi ?

Robi : J’ai plus ou moins toujours chanté sous ce nom là, mais la formation a changé, la démarche a changé à partir du moment où j’ai composé moi-même. Ce qui n’était pas le cas au départ, je n’étais qu’auteur. J’ai mis beaucoup de temps pour me sentir légitime et m’autoriser à composer. Une petite dizaine d’années quasiment. Ce projet, sous cette forme là a trois, quatre ans. Ca coïncide avec ma rencontre avec Jeff Hallam qui m’a aidé à concrétiser ce passage à l’acte, à l’auto-proclamation de mon statut de compositeur.

La direction musicale assez sombre, New Wave comment ça s’est mis en place ?

A la base c’est un projet qui s’appuie sur des tournures rythmiques et une basse. On a d’ailleurs tourné pendant très longtemps en formation basse, voix et boite à rythmes. C’est un projet qui s’appuie profondément sur ce socle là. Petit à petit en travaillant sur les arrangements, les claviers ont pris de plus en plus d’espace, de plus en plus de place, jusqu’à donner paraît-il cette couleur New Wave à cet album. Mais il n’a pas du tout était pensé comme un album New Wave. C’est plutôt une démarche blues ou une démarche quasi de musique première comme on trouve dans beaucoup de musique traditionnelle, c’est à dire une voix qui s’appuie sur une base rythmique. Les arrangements sont venus adoucir un peu le propos qui était très rugueux au départ et qui donne cette connotation par le choix de ces claviers là. Claviers qui font effectivement référence aux années 80. De part cette aridité et ce dépouillement ça peut faire penser à de la New Wave. Après dans mon esprit je ne faisais pas de la new wave.

[singlepic id=209 w=320 h=240 float=]Portrait par Delphine Ghosarossian

Comment fait-on pour sortir un premier album à 30 ans ? Pourquoi pas avant ?

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Notre entretien avec Baden Baden

Quelques mois après la sortie de leur premier album Coline, deux des trois membres du groupe Baden Baden ont gentiment répondu à nos questions dans les locaux de leur prestigieux label Naïve.

On vous avez découvert en 2010 avec votre EP 78 et notamment le titre The Book, vous avez sorti votre album en octobre 2012, que s’est-il passé entre les deux ?

Eric Javelle : Déjà, l’EP était une date importante pour nous, c’était notre premier disque, c’était la première concrétisation de tout ce qu’on avait fait. On était déjà bien content de le sortir.

C’était autoproduit ?

Gabriel Vigne : C’est sorti sur un tout petit label.

EJ : On l’a enregistré nous-même, et c’était le label de notre manager. C’était donc plus ou moins en interne. Tout de suite en faisant l’EP, on était dans l’optique de faire l’album, une étape préparatrice. Et on a mis deux ans. Dans l’absolu on aurait aimé mettre moins car on était impatient de le sortir.

GV : On pensait mettre moins de temps.

EJ : Mais on a mis deux ans, car au bout de deux ans on avait le sentiment que l’album était fini, qu’on avait douze morceaux dont on était content. On n’avait pas envi de donner moins.

GV : On n’avait pas envi de sortir un album bâclé, avec des chansons qui nous auraient plus qu’à moitié.

EJ : C’est notre rythme à nous, et comme nous n’avons pas d’impératif particulier à sortir vite les choses, c’était le bon timming.

[nggallery id=59]Photo par Delphine Ghosarossian

Comment s’est faite la rencontre avec Naïve votre label ?

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Notre entretien avec Boris Bergman

Boris Bergman« quand on est bon, on ne le fait pas exprès, quand on est mauvais, on ne le fait pas exprès non plus »

Il est sans conteste l’un des plus grands paroliers de la chanson française, il a notamment écrit pour Dalida, France Gall, Christophe… C’est au début des années 80s, avec Alain Bashung que Boris Bergman trouvera sa consécration avec entre autres les monuments que sont Gaby Oh ! Gaby et Vertige de l’Amour.

Toujours aussi sollicité et occupé à écrire pour les artistes de toutes les générations (Louis Bertignac, Christophe Maé, Amandine Bourgeois, etc), Boris Bergman nous a très gentiment accueilli pour répondre à nos questions.

Comment devient-on parolier ? Est-ce que le fait d’avoir vécu à Londres jusqu’à 13-14 ans vous a aidé par la traduction de morceaux ?

Boris Bergman : Je crois que si j’écris des chansons c’est à cause du cinéma au départ. C’est une manière pour moi de faire des petits films de trois minutes avec très peu de moyens : un stylo à plume ou un feutre à l’époque et une feuille de papier. J’ai écrit très tôt dans plusieurs langues, donc le son des mots avait une importance.

Je savais que j’écrirais, mes parents le savaient aussi. Mais je ne savais pas vraiment ce que j’allais écrire. Pour vous dire la vérité, j’ai écrit ma première chanson sur un pari. J’avais un cousin, par alliance d’alliance d’alliance, bref un cousin très éloigné, qui était un pianiste prodige formidable. Il s’appelait Michel Bernholc et s’est fait connaître par la suite parce que c’est lui qui a fait les premières orchestrations pour Véronique Sanson, pour France Gall période Berger, etc. Il accompagnait un chanteur à l’époque, et je trouvais carrément pas bien. Il m’a dit : « fais-en autant ! »

J’écrivais déjà pour gagner ma vie, je traduisais des extraits de romans pour Reader’s Digest, je faisais un peu de doublage, comme j’avais un accent britannique, on avait besoin d’un fossoyeur dans un film fantastique où quand on avait besoin d’un espion russe, parce que c’était l’époque de la guerre froide. Il y avait donc toujours un méchant russe dans un film franco-germano-italien qui s’appelait Boris. J’ai continué mes études comme ça en faisant pas mal de doublage. A l’époque tout était doublé à Paris. Les français avaient inventé le système de la bande rythmo. Presque tous les films étrangers étaient doublés, en anglais à Paris, avec des acteurs américains qui étaient là en général parce qu’ils avaient été chassés par le maccarthysme. Mais ils n’avaient pas trop de voix anglaises, pas trop de voix russes. Aujourd’hui c’est très facile de trouver des acteurs russes qui peuvent doubler. J’ai commencé là dessus puis avec Eva et la chanson Nocturne.

[singlepic id=211 w=320 h=240 float=center]Portrait par Delphine Ghosarossian

Vous êtes amoureux des mots, et de leur sonorité. C’est ce qui vous a amené vers la musique plutôt que vers le roman ?

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De l’Aveu de ses Yeux – Ysé – Nouveau titre en exclu !

[singlepic id=210 w=320 h=240 float=center]Portrait par Delphine Ghosarossian

C’était jeudi 23 mai au Cavern Club, Paris.

Ysé y dévoilait de nombreux titres inédits dont Où l’amour se pose écrit par Boris Bergman ainsi que De l’aveu de ses yeux, morceau à l’écoute en exlcu pour Chronique Musicale. Cette chanson a été écrite par Arnaud Garnier et composée par Yan Péchin. Les guitares sont de Vassia Zagar et les claviers de Sébastien Lion.

Notre entretien avec Arman Méliès

« Explorer de nouveaux territoires était l’une des grandes leçons de Bashung »

Avant de se produire ce soir à La Maroquinerie, Arman Méliès revient avec nous sur sa collaboration avec Bashung, son très bel album IV (déjà disponible) et ses disquaires parisiens.

Vous êtes auteur, compositeur, multi-instrumentaliste, vous écrivez aussi pour d’autres artistes, notamment Bashung, on vous en parle toujours ?

Arman Méliès : On m’en parle sans abuser. Quelque part c’est légitime. C’est quand même un honneur pour moi d’avoir travaillé avec cette personne. Ce n’est vraiment pas un sujet qui me dérange. Loin de là.

Vous avez écrit Venus, chanson qui me donne des frissons juste à son évocation, comment est née cette chanson ?

Comment est née cette chanson ?… Sincèrement je ne me rappelle pas trop… On s’était rencontré (ndlr avec Alain Bashung) pas mal de temps auparavant, il m’avait invité à un concert, je savais qu’il aimait bien ce que je faisais, qu’il aimait bien mon disque. Je savais qu’il y avait un terrain favorable pour une collaboration.

Il m’a recontacté à l’époque où il avait enregistré une partie de ce qui devait être Bleu Pétrole mais finalement il avait tout jeté. Il se retrouvait sans aucune matière pour son prochain disque. On s’est rencontré, il m’a dit ce qu’il voulait. Sa volonté première sur ce disque c’était de chanter à nouveau. Il m’a dit que L’Imprudence (qui est pour moi un chef d’œuvre absolu) était quelque part un peu trop abstrait. Cela a été ressenti comme une œuvre un peu hermétique par le public. Il voulait revenir vers quelque chose de plus immédiat, de plus sensuel. Sa volonté était de chanter à nouveau vraiment.

[singlepic id=208 w=320 h=240 float=]Portrait par Delphine Ghosarossian

Suite à cette conversation, je suis retourné dans mon petit studio. J’ai pris ma guitare, mon sampler, mon ordinateur et j’ai commencé à travailler sur plein d’idées. Ce titre là était dans les premiers. J’ai écrit pas mal d’ébauches, même si après, tous les titres n’ont pas aboutis. Il y avait, la seconde fois que je suis allé voir Alain, six ou sept titres en chantier. Il y avait ce titre là. Pour celui-ci par rapport aux autres qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’en ai aucune idée, si ce n’est que je savais que ce titre là me plaisait beaucoup. Je savais que s’il ne le prenait pas, ce titre là se retrouverait sur mon disque. Car c’était l’époque où je travaillais aussi sur l’écriture du mien, sur Casino. Je m’étais dis : « ce titre là, soit il le prend, soit c’est pour mon disque. » Il y avait Diva aussi, qui pour le coup s’est retrouvé sur mon disque. C’était les deux titres des premières sessions pour lesquels je me suis dit : « il se passe vraiment quelque chose. » Lire la suite

Manu au Divan du Monde vu par Delphine Ghosarossian

En ce 18 avril 2013, Manu (ex Dolly) présente au Divan du Monde, son nouvel album La Dernière Etoile fraichement sorti. Le public est nombreux, l’ambiance est chaleureuse.

France de Griessen assure la première partie avec de nouvelles chansons (du punk romantique au punk rock).

De cette soirée, Delphine Ghosarossian a posé un regard bienveillant et nous offre quelques clichés majestueux.

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France de Griessen et Shanka[singlepic id=206 w=500 h=240 float=]

Le clip du titre Que Fais-Tu ? est à découvrir juste après le break

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