Notre entretien avec France de Griessen

Tu es comédienne, auteur-compositeur, chanteuse, metteur en scène et aquarelliste, comment es-tu venue à toutes ces disciplines ?

Je suis une artiste pluridisciplinaire vraiment par essence, c’est viscéral. Je ne suis pas française, et je vois qu’en France c’est quelque chose qui semble poser problème à beaucoup de gens, qui vont croire parfois que quand on est pluridisciplinaire on fait les choses en dilettante, on touche à tout en se disant « oh je fais un peu ci, un peu ça ». Ce n’est pas du tout, du tout, du tout le cas. J’ai dédié toute mon existence à ce que je fais en tant qu’artiste et j’ai besoin des ces différents moyens d’expression.
Mon moyen d’expression principal c’est la musique, mais les choses se répondent. Je dessine des aquarelles pour mes pochettes, je fais parfois un dessin qui va inspirer une chanson, ou une chanson qui va inspirer un dessin. Le théâtre a un lien évident avec l’interprétation. Quand on interprète une chanson, on raconte une histoire, quand on joue un personnage, on raconte une histoire.
Je pense qu’au contraire, ça apporte une profondeur, quelque chose en plus pour moi en tout cas. Je ne dis pas que ça manquerait à quelqu’un d’autre. Mais moi, je vois que cela m’a apporté énormément.
Les différents arts s’enrichissent, se nourrissent. C’est quelque chose auquel je tiens beaucoup.

Tu disais que tu avais besoin de ces différents arts parce que certaines émotions s’expriment mieux dans certaines formes d’art ? Lire la suite

Ballerina – France de Griessen

France de Griessen, auteure, compositeur, chanteuse, aquarelliste, metteur en scène, actrice – que l’on a croisée notamment dans une pièce d’Edouard Baer – sort actuellement son premier album Electric Ballerina très personnel, aux couleurs chatoyantes de liberté, de punk, de rock, de blues, de folk.

S’inspirant du conte d’Andersen Les Chaussures Rouges, Ballerina, hymne « girl power » dépeint les liens flous, poreux, borderlines entre nos aspirations personnelles et la folie. Laissez-vous emmener dans cet univers à la fois tendre et rock, enchanté mais néanmoins cruel où la guitare hurle telle un loup à l’agonie un soir de pleine lune.

On a vraiment la sensation en l’écoutant qu’elle n’hésite pas à se mettre en danger pour repousser les limites, les normes de notre société dans lesquelles elle se sent trop à l’étroit.

En bonus, deux très belles photos prises par Delphine Ghosarossian.

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Le clip, c’est juste après le break Lire la suite