Notre entretien avec Para One (2/2)

Para OneLa deuxième partie de notre interview avec Para One.

Tu as fondé Marble avec Surkin et Bobmo mais tu étais dans un autre label avant. Comment en es-tu arrivé à changer ?

Para One : J’étais sur Institubes comme artiste fondateur mais je n’étais pas vraiment dans le staff. Je n’ai jamais été impliqué dans le financier et je savais que ce n’était pas mon truc. Je n’avais pas envie de m’impliquer là-dedans mais je faisais partie du crew Institubes et on était une vraie famille.

Avec Marble, tu as changé de rôle ?

Je suis plus impliqué dans la gestion du label et on a été rejoint par Canblaster et Myd. Maintenant, c’est une hydre à cinq têtes. Je considère que ce n’est pas vraiment mon métier de développer d’autres artistes mais j’apprends à m’impliquer. C’est très intéressant de comprendre comment élaborer une stratégie et j’avais négligé ce genre de choses. J’apprends ces choses-là seulement maintenant. Lire la suite

Notre entretien avec Para One (1/2)

Para OneA l’occasion de la sortie de Club, Para One a répondu à mes nombreuses questions. Dans ce second entretien, il revient sur son parcours artistique.

Tu as commencé avec Svinkels ou TTC et tu as travaillé avec d’autres rappeurs comme Flynt. Comment en es-tu arrivé à débuter dans le hip hop ?

Para One : Pour moi, c’est plutôt l’inverse : comment j’en suis arrivé à faire de la musique électronique ? Si tu m’avais rencontré en 1997, je n’avais écouté que du rap dans ma vie depuis mon enfance. Mes grandes sœurs n’écoutaient que du rap toute la journée. C’était la grande invasion du rap dans la fin des années 80, en France. J’ai adopté ce truc tout de suite et je n’ai écouté que ça. Je n’écoutais aucune autre musique et je les rejetais toutes. Pour moi, la musique que je voulais faire était le rap. J’étais monomaniaque, je n’ai pensé qu’à ça pendant très longtemps et en fait, paradoxalement, en travaillant avec des rappeurs comme TTC, j’ai découvert la musique électronique.

Comme une passerelle vers la musique électronique ?

Tout à fait, on s’est rendu compte que l’on n’avait pas l’envie de faire du rap qui existait déjà. Nous étions très excités par ce qu’il se passait dans les clubs et les festivals en terme de musique électronique. Alors, on s’est dit qu’on voulait mélanger les deux mais pour moi, le rap est ma première nature.  Lire la suite

3 questions (et plus) à Para One

Para OneAvec la sortie de son nouvel album Club, Para One confirme qu’il est une figure incontournable de la scène électronique française. Partagé entre différentes interviews, il a accepté de répondre à quelques-unes de mes questions.

Club est une version remodelée de ton album précédent, Passion. Comment as-tu fait pour décomposer puis recomposer des morceaux qui avaient déjà une identité assez forte comme Lean On Me ou When The Night ?

J’ai d’abord tout cassé avant de reconstruire. A chaque fois je me suis attaché à conserver ce qui faisait l’identité, l’intérêt le plus direct des morceaux, en les réduisant à leur essence. J’avais des briques de son que je pouvais replacer dans un autre ordre. C’est un exercice assez jouissif, d’une certaine manière, d’avoir une deuxième approche sur la même idée. Lire la suite