Jesca Hoop – Memories Are Now

Il y a des artistes qu’on découvre par le plus grand des hasards et qui, pourtant, laissent à coup sûr une empreinte dans nos vies. Des artistes qui nous embarquent en deux-trois titres écoutés dans le casque audio, et dont on susurre le nom amoureusement sans s’en rendre compte avec l’air un peu abruti qu’on peut avoir quand le coup de cœur commence à se faire sentir. Je me revois totalement le faire avec elle, en plus… Elle, c’est la sublime Jesca Hoop. J’étais à la recherche de son.  L’habitude des fins de journées de boulot, quand tu veux un peu sortir de ta vie quotidienne, que tu ouvres milles et un onglet à la recherche de la musique qui va définir ta soirée. Le son du jour. Celui qui prendra le pas sur tous les autres. Celui que tu écouteras le lendemain, en buvant ton café et en souriant. Celui qui traînera dans ta boîte crânienne toute la journée et qui te donnera la force qui te manque, parfois, pour supporter les petites choses désagréables du quotidien. Dans mes onglets, j’avais le dernier album de Jesca Hoop fraîchement publié par le magique label qu’est Sub pop. Je dois avouer, presque honteusement, que je ne la connaissais pas avant cet opus, malgré une dizaine d’années de carrière et une demi-douzaine d’album au compteur. Je dois donc remercier ce label de m’avoir permise de la voir débouler dans mon casque audio. Je ne dirai jamais combien ce label est talentueux et combien il compte de perles musicales ! Jesca Hoop en est une. Une vraie et véritable perle musicale à écouter d’urgence si on n’est pas encore en train de le faire…

Memories are now est un album difficile à décrire. Vraiment, difficile.  Il y a que les titres défilent sans jamais se ressembler. Un coup, on la sent pop légèrement déjantée mi- Fiona Apple mi- Kate Bush (Animal kingdom chaotic) et un coup on la sent folk façon Sallie Ford (Cut connection, Simon says). Jesca Hoop marie les genres et le fait à merveille. Entre la candeur de la pop et la mélancolie de la folk, il y a Jesca Hoop ; ce mélange parfait de pop sucré et de folk un peu amère. Rares sont les perles musicales à se faufiler d’un genre musical à un autre avec autant de talent et encore plus rares sont celles avec lesquelles on se laisse aller avec autant d’aisance. Peu importe bien l’étiquette, au fond, tant que le son est bon. Il l’est, ici. Il est profond. Il est majestueux. Il élève… Il rend le quotidien un peu plus beau, un peu plus souriant, aussi. Il a une jolie couleur grâce à elle, en tout cas. Ce qui est à retenir, surtout ici, c’est cette musicalité incroyable, cette voix surprenante et ce nom ; Jesca Hoop. Il est, à présent, pour moi,  gage de qualité dans le casque audio. Elle y est reine, dans le mien, en tout cas. Pour preuve, je laisse à l’écoute, le sublime titre Memories are now.

Feather Tongue – Lyla Foy

Lyla FoyLyla Foy, la dernière découverte du talentueux label Sub Pop Records. Je découvre. Je suis curieuse. Je clique donc sur play, histoire d’écouter la nouvelle perle musicale, parce que… il faut bien le dire, ce label-là, il sort de chouettes trucs. On les nomme ? Ok… The Head and th Heart, Nirvana, The Rapture, Sera Cahoone et tant d’autres. Bref, je branche mon casque audio plutôt confiante, j’augmente le volume un peu impatiente de découvrir ce nouveau son et là, je tombe sur Feather Tongue, quelque chose me dérange, à la première écoute… les sons trop électroniques qui envahissent petit à petit mes oreilles me semblent de trop et je me sens un peu triste d’avoir misé autant… sauf que, vous vous en doutez, si c’était réellement une déception, je ne serais pas là, à vous en faire un article…(quelle logique !) il s’est passé une chose rare, ce qui me dérangeait d’abord a fini par me plaire. Ces notes électro façon « Tetris » qu’on imagine sorti d’un gameboy usé finissent par mettre en relief le rythme, elles viennent ajouter une couche sonore improbable et pourtant hyper crédible à l’ensemble. Après plusieurs écoutes, je me demande encore comment j’ai pu détester ces premières notes. Vraiment ! Puis, dans ce rythme électro-pop un peu sombre vient s’insérer la voix de Lyla Foy, une voix troublante de sensualité, de douceur et de fragilité. Une voix suprenante tant elle est à la fois bouleversante et envahissante, tant elle est fragile et dégage en même temps une force suprenante, à peine croyable quand on sait la demoiselle âgée de 25 ans, seulement. On entendra dire que le talent n’a pas d’âge et je ne peux qu’acquiescer silencieusement en écoutant Lyla Foy.

Du coup, captivée et fascinée, je cherche des infos sur cette artiste jusqu’ici inconnue dans mon monde musical… Et, je découvre qu’en fait, Lyla Foy n’en est pas à son premier coup d’essai. Sous le pseudonyme Wall, la jeune chanteuse londonnienne sort un premier EP en 2012 via la toute récente maison de disque BCS Recordings, créée, peut-on lire, spécialement pour la sortie de son EP… c’est vous dire !  Entourée par Oli Deakin à la basse et aux claviers, Andy Goodall à la batterie et Dan de Bell à la guitare et aux claviers, Lyla Foy oublie son pseudonyme et se lance en avril 2013 dans un EP intitulé Shoestring, à écouter d’urgence tant il est magiquement bien construit. La prochaine actualité de Lyla Foy ? Un album ! La sortie de Mirrors the Sky est prévue pour mars 2014, de quoi se rassurer sur la qualité musicale de cette nouvelle année.

Je propose à l’écoute le sublime titre Feather Tongue qui sortira sur son premier album pour le beat entraînant, cette électro-pop magnifique et cette voix incroyable . Je propose en bonus le tout aussi excellent Left To Wonder pour cette ambiance particulière et le talent incontestable de Lyla Foy !

Les titres Feather Tongue et Left to wonder sont donc à l’écoute, juste après le break

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Shake – The Head and the Heart

The Head and the HeartThe Head and the Heart, c’est mon dernier coup de cœur musical. Le groupe se compose de Josiah Johnson et Jon Russell au chant et à la guitare de Charity Thielen au chant et au violon, de Kenny Hensley au piano, de Chris Zasche à la basse et de Tyler Williams aux percussions. Ils nous proviennent de Seattle où leur toute première collaboration musicale s’est faite dans un pub ouvert aux musiciens qui souhaitent se produire sur scène. Leur rencontre naît de cette scène ouverte et ça ressent ça, à l’écoute, ce lien musical, cet univers commun qui les unit. Cette musicalité incroyable se découvre sur un merveilleux premier album éponyme sorti en 2009. Il faudra attendre quatre ans, pour savourer le deuxième. En effet, The Head and the Heart ont sorti le 15 octobre 2013, leur album Let’s be still sous le célèbre label Sub pop records à qui on doit, notamment, la première signature de Nirvana

Cet album folk au possible vaut le détour tant la musique, les sonorités, les chœurs sont travaillés et envoûtants, tant la folk prend des allures de blues et de rock indie qu’on sent totalement maîtrisé. The Head and the Heart, c’est une jolie façon de faire de la musique, une magnifique façon de faire de la musique, même. L’album au complet est à écouter, casque vissé sur les oreilles et volume à fond… Il y a là, un son magique qui nous transporte complètement et dans lequel il nous semble impossible de ne pas nous y sentir profondément bien. Un son qui rappelle les paysages désertiques de l’Amérique profonde. Un son qui nous rappelle combien la musique a du sens quand elle est faite aussi bien.  The Head and the Heart, c’est clairement mon dernier coup de cœur musical même, s’il faut l’avouer, il s’est déroulé en plusieurs temps. J’avais, à l’époque de leur magnifique passage sur KEXP, écouté en boucle leur live, sur des journées entières. Puis prise dans d’autres découvertes musicales, je les avais légèrement oublié… je me demande, encore comment ! Ça m’a repris dernièrement. Il le fallait.

Je mets donc à l’écoute la sublime version acoustique de Shake pour ces magnifiques voix et la musicalité incroyable qui se dégage de l’ensemble. J’opte en bonus pour le sublime clip de Another story pour la magie qui opère et pour toutes les raisons qui me poussent à vous parler de cet album.

Les titres Shake et Another story, tirés de leur deuxième album Let’s be still, sont donc à l’écoute, juste après le break Lire la suite

Native Dreams – Rose Windows

Rose WindowsSur un registre résolument rock, aucun doute possible, Rose Windows (fraichement formé en 2010 à Seattle autour Chris Cheveyo) dévoile un premier album chargé en énergie et en guitares électriques. Ca éclate de partout et c’est ça qu’on aime.

Loin du cliché du morceau se résumant à un bruit sourd et continu, Rose Windows, très inspiré, nous livre à l’image de Native Dreams, des titres possédant une vraie construction avec de belles respirations, de merveilleux solos à décrocher la pulpe qui dort en bas et surtout une intensité dans le chant et l’interprétation à hérisser tes poils, cher internaute, se cachant sous ton beau blouson clouté.

Intemporel ça se déguste à toute heure, une seule contrainte, foutre le bordel qui va avec. Donc immanquable sur scène ! (même si pour le moment aucune date n’est annoncée en Europe…)

A l’écoute (avec le volume sonore qu’il convient) après le break

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You’re Too Weird – Fruit Bats

Avec des arrangements hyper sucrés s’inspirant des années 70s et 80s, des solos de guitares ultra kitchs et usés comme de vieux Dire Straits, des voix aiguës qu’on croirait piquées directement aux Bee Gees, You’re Too Weird avait 99% de chance d’être une chanson indigeste.

Mais l’expérience, le talent, que sais-je encore, de Fruit Bats c’est mis en branle et on ne sait par quel tour d’equilibriste ils maintiennent cette chanson sur le fil d’une pop-folk très agréable (qu’on a plaisir à écouter, oui, je l’avoue!), finalement assez hippie et possédant plusieurs niveaux d’écoutes.

On oscille entre le romantisme rose-bonbon et l’humour moqueur. Pas besoin de choisir, nous prenons les deux !

Le clip (qui a clairement pris le parti d’en rire) est à découvrir juste après le break

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Peace On The Rise – Chad VanGaalen

Diaper Island (Bonus Track Version) - Chad VanGaalenDans son quatrième album studio, le discret canadien Chad Vangaalen y développe une musique pop/folk roots, très influencée par le meilleur des années 60-70.

A travers son atmosphère vaporeuse, diffuse, avec un flou extrêmement bien dosé Peace On The Rise nous emmène entre rêve et réalité. La musique est douce, rassurante, le chant à deux voix légèrement lointain nous invitent à les suivre dans ce songe éveillé.

Artiste graphiste, Chad Vangaalen illustre ses albums et réalise l’animation des clips dont celui de Peace On The Rise à découvrir juste après le break.

A l’écoute après le break

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Take Care of My Baby – Dum Dum Girls

He Gets Me High - EP - Dum Dum GirlsEmmenées par Dee Dee chanteuse / compositrice et à l’origine du projet, les Dum Dum Girls est un groupe de rock garage basé à Los Angeles aux guitares lourdes et mélodies ensoleillées.

Elles sortent ce printemps un EP He Gets Me High annonçant leur prochain album prévu en septembre 2011.

Issu de ce 4 titres, Take Care of My Baby est un titre calme, une chanson qui réussit l’exploit d’être tendre sans perdre un once de son caractère rock, de sa personnalité au cuir clouté.

L’énorme reverb dans l’instrumentation (très fin de soirée) renforce avec brio cette émouvante impression d’isolement et de détresse.

A l’écoute après le break

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Several Shades Of Why – J. Mascis

J. MascisLeader / chanteur de Dinosaur Jr, J. Mascis sort actuellement un projet solo, un très bel album folk à l’acoustique épurée, dans lequel on peut retrouver le morceau plein de sagesse à savoir Several Shades Of Why.

Comme une éloge à la contemplation Several Shades Of Why est un titre qui prend son temps, offrant de longues plages instrumentales du touchant duo guitare / violon (brillamment mené par Sophie Trudeau).

Comme une éloge à une vie rangée, la voix rauque, abimée par la vie, les excès, de J. Mascis semble s’épanouir de cette nouvelle simplicité et déborde de tendresse bienveillante.

Une chanson zen, délicate mieux qu’une séance de yoga.

A l’écoute après le break

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