Notre entretien avec Chapelier Fou

Est-ce que vous pourriez nous présenter vore parcours musical et comment vous êtes passé du violon, à l’électro ?

Chapelier Fou : J’ai commencé sagement tout petit à faire du violon, je suis rentré assez vite au conservatoire. J’ai fait mes classes en violon, un peu en clavecin aussi, j’étais fort en solfège… J’aimais beaucoup le violon, mais les examens m’ont un peu pris la tête vers 15-16 ans, ce qui fait que j’ai arrêté pendant une période. J’ai repris ensuite le conservatoire, mais uniquement en formation musicale, en analyse, en écriture. J’ai passé ensuite mon perfectionnement en analyse musicale.

Quand est-ce que je suis venu à la musique électronique dans tout ça…
C’était au lycée pendant ma pause de conservatoire, j’avais un groupe à l’époque, j’ai commencé à bidouiller sur ordinateur. On touchait un peu à l’électronique, un des potes jouait des claviers, avait un sampleur. Je me suis un peu intéressé à ça, je me suis acheté un violon électrique. A coté de ça, avec un pote à moi, d’ailleurs le mec qui fait mes pochettes, qui est le bassiste de Marie Madeleine, on faisait de la musique sur ordinateur, à base de samples. On écoutait plein de trucs de Ninja Tunes, Warp. On s’est mis comme ça, à bosser tous les deux parallèlement (on n’a pas fait un projet commun). Quand j’ai commencé à faire de la musique électronique c’était de la musique complètement figé, puis quand j’ai voulu monter sur scène j’ai ré-élaboré tout le set-up avec l’idée de ressortir les instruments, de faire des boucles, et d’avoir ça comme principe de fonctionnement.

Aujourd’hui vous travaillez seul dans la composition ?

Seul pour composer, seul pour enregistrer, seul pour mixer, seul pour jouer sur scène.

[nggallery id=45]Photos par Delphine Ghosarossian

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Vessel Arches – Chapelier Fou

Coup de Coeur

« Plus intime et plus sombre » que 613, Invisible le nouvel album de Chapelier Fou n’en est pas moins poétique, aérien et d’une grande sensibilité.

Vessel Arches n’est pas le morceau le plus abordable de l’album mais sûrement le plus atypique et fascinant. Fascinant parce qu’il nous emmène sur des territoires nouveaux, à peine défrichés, nous fait découvrir de nouvelles possibilités, de nouvelles voies. Mélangeant des éléments à quatre temps avec d’autres à six temps, introduisant de-ci, de-là des dissonances, tout est fait pour que cette chanson accroche nos oreilles habituées aux structures trop bien codées.

Mais tel un pantin désarticulé, ce morceau avance devant nous avec sa grande fragilité comme s’il pouvait s’écrouler, s’effondrer à chaque seconde par manque de colone vertébrale. Il nous présente avec pudeur et élégance sa vulnérabilité. On est touché.

A l’écoute après le break

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Les Métamorphoses du Vide – Chapelier Fou

Acheter l'album 613 sur AmazonOn l’avait découvert pour son EP, Chapelier Fou confirme tout le bien que l’on pense de lui avec son album 613 incroyablement poétique.

Les Métamorphoses du Vide est un film à lui tout seul. La musique aux touches fines et légères  comme les entrechats d’une danseuse étoile, y est très évocatrice. Un mélange d’électronique et de cordes aux ondes très positives qui vous fait entrer en toute simplicité, dans un monde imaginaire coloré, magnifique, gorgé de bonheur.

Un bon remède contre la grisaille

A l’écoute après le break

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Darling, Darling, Darling… – Chapelier Fou

Lien vers AmazonAu pays des merveilles

Chapelier Fou, violoniste classique de formation, emmène cet instrument sur la route jusque là peu (pour ne pas dire jamais) empruntée de l’électro, et du trip-hop.

Le résultat : une vraie innovation et un beau succès. Nous découvrons une musique minimaliste, moderne, d’une grande douceur.

Encore un coup de chapeau à Louis  Warynski, car cet EP a été auto-produit.

A l’écouter après le break
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